
Histoire de mots et luttes de langues. Lire les textes en marxiste
À travers deux interventions inédites, complétées par un entretien avec le philosophe, l'ouvrage donne à voir l'apport crucial du marxisme à l'analyse des textes, déclinée en deux gestes complémentaires : exhumer, à même les mots, les luttes de classe qui y sont sédimentées, au moyen d'une socio-linguistique historique qui pense le langage dans et comme histoire, retracer les vies d'une oeuvre (Frankenstein et Dracula) au-delà de la conjoncture qui l'a produite - le devenir-mythe qui l'arrache à l'histoire, et la dégradation en archétype qui permet sa mobilisation idéologique dans un nouveau contexte. La lecture marxiste des textes devient, du même coup, une arme pour l'analyse marxiste des situations, tant toute lutte politique est une lutte linguistique.
| Nombre de pages | 120 |
|---|---|
| Date de parution | 06/10/2023 |
| Poids | 100g |
| Largeur | 120mm |
| EAN | 9782353670581 |
|---|---|
| Titre | Histoire de mots et luttes de langues. Lire les textes en marxiste |
| Auteur | Lecercle Jean-Jacques |
| Editeur | SOCIALES |
| Largeur | 120 |
| Poids | 100 |
| Date de parution | 20231006 |
| Nombre de pages | 120,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

De l'interpellation. Sujet, langage, idéologie
Lecercle Jean-JacquesComment devient-on un sujet ? D'abord en étant nommé, défini, singularisé, assigné à une place. On est, en quelque sorte, "recruté" comme sujet par une autorité. C'est ainsi que Louis Althusser définit l'interpellation dans un célèbre texte sur les "appareils idéologiques d'Etat" , où il prend l'exemple de l'agent de police hélant un individu ("Hé, vous là-bas ! ") qui se reconnaît immédiatement comme étant le sujet de l'interpellation. Etre sujet, c'est donc d'abord être l'objet d'un assujettissement idéologique qui nous fait exister dans un monde commun. Reprenant cet axe de réflexion, Jean-Jacques Lecercle en propose des prolongements originaux : là où Althusser privilégiait le discours, il insiste sur le caractère à la fois linguistique et sensoriel de l'interpellation, donc sur sa dimension fondamentalement corporelle. Il étudie en outre ses différentes formes que sont l'injure, le mot d'ordre ou encore la rumeur. Surtout, il élabore une théorie de la contre-interpellation, par où s'affirme l'autonomie du sujet, qui s'approprie la langue et détraque l'idéologie. A travers un parcours aussi rigoureux que ludique, étayé par une multitude d'exemples allant de Frankenstein à Alice au Pays des merveilles, Lecercle propose une stimulante théorie de la constitution du sujet.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER18,00 € -

FRANKENSTEIN. Mythe et philosophie
Lecercle Jean-JacquesComment penser la Révolution française lorsque l'on est anglaise et fille de william Godwin, le philosophe anarchiste, et de Mary Wollestonecraft, une des premières féministes ? La réponse est qu'on exprime à la fois son admiration et sa répulsion en créant un monstre, très bon et très méchant, qui participe du sans-culotte et de napoléon. Ce monstre, c'est la créature de Frankenstein, tel que l'imagina Mary Shelley en 1816. Le conte est un point de passage obligé pour qui se demande comment naît un mythe, quelle est sa fonction, comment il survit. La réponse proposée est qu'un mythe est une solution imaginaire à une contradiction réelle. Contradiction historique : soutenir et rejeter la Révolution ; contradiction discursive : le conte tient à la fois le discours philosophique des lumières et le discours religieux du diable ; contradiction subjective : l'objet de Frankenstein est aussi de répondre à cette question enfantine : comment fait-on les enfants ... Le glissement de l'une à l'autre de ces contradictions explique que le mythe ait si bien survécu, en passant au cinéma. Le livre analyse cette différence entre conte et films, qui est aussi une filiation.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER12,17 € -

Une philosophie marxiste du langage
Lecercle Jean-JacquesOn se rappelle l'insulte lancée par The Sun à l'adresse de Jacques Chirac au temps du fameux débat onusien sur l'Irak. Pourquoi rate-t-elle sa cible ? Parce que, quoique formulée en français (" Chirac est un ver "), elle est pensée en anglais, dans la langue de l'impérialisme. Pour comprendre ce qu'est la langue de l'impérialisme, l'auteur soutient qu'il faut construire une philosophie marxiste du langage, qui a fait jusqu'ici cruellement défaut. Cette construction passe par une critique des philosophies du langage de Chomsky et de Habermas, et par un examen des bribes de la tradition marxiste en matière de langage. L'auteur formule quelques propositions sur ce qu'est le langage pour un marxiste : un phénomène social, matériel, historique et politique.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER22,50 € -

Lénine et l'arme du langage. Edition
Lecercle Jean-JacquesÀ un moment où le capitalisme pourrissant mène à une vitesse sans cesse accélérée l'humanité vers la catastrophe écologique et anthropologique, il faut continuer à lire Lénine, car « Lénine » est le nom de la première interruption durable de la reproduction du capital et de la mise en dépérissement de l'appareil de l'État bourgeois. Mais on ne lira pas Lénine seulement pour un rappel de ces principes stratégiques, mais aussi, ce qui a été le thème central de ce livre, pour ce qu'il a à nous dire sur la conduite de la lutte idéolo- gique. Nous avons encore beaucoup à apprendre de Lénine et de sa pratique discursive, de cette lutte constante qu'il a menée avec les mots, pour les mots, mais aussi contre les mots. Cette pratique exemplaire repose sur une philosophie du langage qui reste implicite, que l'on décrira dans la dialec- tique du juste et du vrai : le langage est une arme, et il faut que les énoncés (par exemple les mots d'ordre) soient justes, c'est-à-dire ajustés à la conjoncture historique, pour y intervenir e cace- ment, mais le langage est aussi expression de la vérité, car il faut toujours dire la vérité aux masses. À travers la lecture des 45 volumes de son ?uvre, Jean-Jacques Lecercle célèbre un style d'intervention, en faisant l'éloge des cinq vertus de Lénine : la solidité (on ne cède jamais sur les principes, on n'oublie jamais le programme maximum, la révolution socialiste), la fermeté (on « tient le point », on ne cède pas aux consensus organisés par l'idéologie dominante, par exemple l'hystérie patriotique du début de la guerre impérialiste en 1914), la dureté (Lénine est un redoutable polémiste et n'hésite pas à vilipender ceux qu'il qualifie de « conciliateurs »), la lucidité (Lénine a toujours su, dans une conjoncture donnée, voir l'essentiel ? qui lui est donné par l'analyse de classe, essentiel que l'idéologie dominante a pour fonction de masquer) et enfin la subtilité, (Lénine est le penseur de la conjoncture, celui qui perçoit le moment où il faut changer de ligne, par exemple en avril 1917, où le mot d'ordre devient caduc et doit être remplacé). Un style qui reste une inspiration un siècle après la mort du leader bolchevique.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER15,00 €
Du même éditeur
-

La vie d'un radical anglais au temps de Peterloo
Bamford Samuel ; Bury Laurent ; Bensimon FabriceManchester, 16 août 1819. Quelque 60 000 personnes, hommes, femmes et enfants, surtout des ouvrières et ouvriers du textile, sont rassemblées pacifiquement pour des réformes démocratiques. À peine le meeting a-t-il commencé que la troupe charge et sabre la foule, tuant 15 personnes et en blessant plus de 600 : c'est le massacre de Peterloo. Le tisserand Samuel Bamford (1788-1872) avait conduit les habitants de sa ville jusqu'au rassemblement. Dans ses mémoires, il a laissé le récit le plus saisissant de l'événement qui nous soit parvenu. Il raconte d'une plume alerte son engagement dans l'agitation radicale entre 1816 et 1821, une époque de récession économique et de crise politique. Bamford emmène ses lecteurs dans les tavernes pour des réunions radicales, dans les prisons et sur les routes du pays qu'il traverse à pied. Il nous fait rencontrer les radicaux célèbres de l'époque, mais aussi une foule d'anonymes des classes populaires.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,99 € -

Deux lectures du jeune Marx
Butler Judith ; Carbonell Juan Sebastian ; HaseldeJudith Butler, pionnière des études de genre, se saisit de la question écologique dans une perspective marxiste. Les réflexions du jeune Marx sont-elles, comme on l'a souvent dit, foncièrement anthropocentriques ? En discutant la conception de la nature comme "corps inorganique de l'homme" développée par Marx dans les Manuscrits de 1844, Judith Butler répond par une tout autre lecture. Ce texte prononcé au séminaire étudiant Lectures de Marx de l'ENS de la rue d'Ulm est complété par une discussion avec le public offrant une traversée des principales oeuvres de Judith Butler. Dans la seconde partie de l'ouvrage, la philosophe se penche sur la célèbre lettre du jeune Karl Marx à Arnold Ruge en 1843. Elle y trouve l'occasion de repenser la tâche de la philosophie comme "critique impitoyable" et sans cesse recommencée de l'ordre établi.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER10,00 € -

Principes du communisme. Précédé du Projet de profession de foi communiste, suivi de la Contribution
Engels Friedrich ; Quétier Jean ; Schapper Karl ;Les Principes du communisme sont l'ultime brouillon du Manifeste du parti communiste de Friedrich Engels et Karl Marx. Il s'agissait en cette année 1847 de dépasser le communisme égalitaire et d'inspiration chrétienne qui avait éveillé les consciences des artisans et des premiers ouvriers allemands émigrés. L'objectif poursuivi par les deux amis est d'amarrer le combat ouvrier à leurs propres découvertes théoriques. Elles s'ancrent dans la modernité capitaliste anglaise que connait particulièrement bien Engels. On y voit donc le mouvement s'extraire de la croyance et entrer dans l'ère de la théorie critique. Le texte marque par sa grande clairvoyance les enjeux qui allaient façonner le combat pour la révolution sociale. Le Projet de profession de foi communiste écrit en juin 1847 souligne l'évolution rapide des esprits parmi les militants huit mois avant les révolutions qui vont soulever l'Europe en 1848. La "Contribution à l'histoire de la Ligue des communistes" écrite en 1885, reconstitue le contexte dans lequel les deux textes ont été écrits. Elle est traduite nouvellement par Jean Quétier qui a réalisé l'édition de ce petit volume.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER5,00 € -

Découvrir Marx
Gulli Florian ; Quétier Jean ; Sève LucienEst-il encore besoin de découvrir Marx ? Comme souvent, ce qui semble su comme une sorte dévidence est en réalité mal connu. Ce qui sapplique particulièrement à Marx tant le rapport à son oeuvre fut loccasion de grandes passions, de belles actions et de méfaits terribles. Marx nen finit pas dinterpeller ceux qui sessaient à penser nos sociétés et leurs mouvements, les actions humaines et leurs effets. Découvrir Marx, cest laisser de côté les formules et les simplifications pour se confronter directement aux écrits de lauteur. Cet ouvrage, accessible à tous, présente, explique et commente douze textes de Karl Marx, douze textes utiles à la compréhension du monde moderne dont il fut lun des grands annonciateurs et des plus subtils critiques.En stockCOMMANDER12,00 €
