Vous pensez que les diplômés des grandes écoles vivent dans une sorte de paradis professionnel, où le chômage n'existe pas et où le pouvoir d'achat progresse de 5 % par an? Eh bien... vous avez raison. Pourtant, le système des grandes écoles françaises ne vacille plus, il tangue. Jamais ses grands fondements n'ont été à ce point remis en cause. Jamais ses acteurs n'ont été à ce point ébranlés par le doute. Position médiocre dans les classements internationaux, faiblesse de la recherche, inadaptation d'un recrutement hyper élitiste: ces établissements savent qu'il y a urgence à se réformer. Etudiants, parents et psychologues dénoncent les effets pervers de la compétition à tout prix. Directeurs d'école, professeurs et employeurs prennent enfin conscience qu'il est temps de contrer l'ahurissante reproduction sociale. A force de recruter les mêmes profils, le capitalisme hexagonal perd en effet en diversité sociale comme en efficacité économique. Le constat est paradoxal: l'excellence à la française nuit finalement à la santé économique du pays. Un exemple? Parmi les jeunes créateurs d'entreprise, les diplômés des grandes écoles sont très minoritaires alors qu'ils sont pourtant les mieux armés pour réussir. Faut-il en déduire que la formation frileuse de nos élites a définitivement vécu? Dans un pays où la quasi-totalité des dirigeants des grandes entreprises, des hauts fonctionnaires et des hommes politiques sortent d'une grande école, ces questions sont étrangement absentes du débat public. Une enquête riche et stimulante sur les lieux d'apprentissage des hommes et des femmes de pouvoir, dans un monde jusque-là fermé et hautain. Bienvenue dans la petite France des grandes écoles. Biographie de l'auteur Thomas Lebègue est journaliste indépendant; il a longtemps travaillé à Libération, dans les pages Economie et au service politique. Il est l'auteur de Génération précaire (Le Cherche Midi, 2005). Emmanuelle Walter, également journaliste indépendante, a travaillé à Libération, à Arrêt sur images (France 5) et au Nouvel Observateur - Paris Obs, notamment dans le domaine de l'éducation.
Nombre de pages
219
Date de parution
10/09/2008
Poids
317g
Largeur
150mm
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EAN
9782702139455
Titre
Grandes écoles. La fin d'une exception française
Auteur
Lebègue Thomas ; Walter Emmanuelle
Editeur
CALMANN-LEVY
Largeur
150
Poids
317
Date de parution
20080910
Nombre de pages
219,00 €
Disponibilité
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Statuts précaires, management agressif et bas salaires : ça se passe comme ça chez McDonald's... et chez Pizza Hut. Des conditions de travail inadmissibles qui ont provoqué la première grande grève de la restauration rapide au McDo Saint-Germain en décembre 2000, le premier conflit d'une longue série. À la tête de ces " hamburgrèves "? Abdel Mabrouki, 31 ans, employé à Pizza Hut depuis 1993. Un exploit dans un secteur où les salariés ne font guère de vieux os. Abdel a décidé de tenir bon - malgré plusieurs tentatives de licenciement - parce qu'il a envie de faire bouger les choses. Et quand la direction décide de punir Abdel, jusque-là livreur, en l'affectant à la plonge, il est ravi! Le coin vaisselle constitue un poste d'observation idéal pour recueillir les doléances des uns et des autres. Absolument parfait pour la formation accélérée d'un jeune délégué syndical révolté par le non-respect de la législation du travail : uniformes inadaptés, horaires flexibles et accidents de la route non déclarés, etc. Mais la vie quotidienne d'un syndicaliste n'est pas non plus de tout repos face à la direction d'un syndicat historique parfois déconnecté de la réalité professionnelle de ces nouveaux précaires. Avec ironie et insolence, Abdel Mabrouki décrit l'envers du décor d'une multinationale de la restauration rapide pour dénoncer un type de management qui, à l'heure de la mondialisation, menace tous les secteurs du marché de l'emploi. Son récit, ponctué de mille et une anecdotes édifiantes et souvent drôles, est le premier témoignage de la génération précaire.
Ils sont sains, gourmands et beaux : adoptez les poke bowls sans hésiter ! Découvrez dans ce coffret : - 4 jolis bols en céramique - 4 paires de baguettes colorées - 1 livret avec des notes et des idées pour décliner vos bowls à l'infini !
Depuis longtemps spécialiste du vin, de son histoire et de sa géographie, Antoine Lebègue collabore depuis les origines à la « Bibliothèque du Vin Hachette », et notamment, au Guide Hachette des vins. Parmi les ouvrages auxquels il a contribué, il faut encore citer l'Atlas Hachette des vins de France, le Guide Pratique du vins, les fascicules Connaître et choisir le vin, Guide Bleu Aquitaine...). Dans l'Esprit du Bordeaux, ce Bordelais a su trouver le langage pour divulguer tous les secrets des crus de sa région.
Peut-on encore être européen ? Trop de scandales, comme l’embauche de José Manuel Durão Barroso, l’ancien président de la Commission, par la banque d’affaires Goldman Sachs. Trop de compromissions, comme l’élection de Jean-Claude Juncker à la tête de l’exécutif européen, lui qui a transformé son pays, le Luxembourg, en paradis fiscal. Trop d’échecs, de l’économie au contrôle des frontières extérieures en passant par le social ou la défense. Trop de libéralisme débridé. Et trop peu de démocratie.Il est facile de dresser un acte d’accusation implacable contre l’Union en dissimulant la responsabilité des gouvernements nationaux dans ces dérives. Les salauds de l’Europe, ce sont à la fois les États, les maîtres de l’Union, qui ont trahi le rêve des pères fondateurs, et les démagogues qui essayent de faire croire qu’un retour vers le passé résoudrait tous les problèmes. Il est temps de redire ce que l’Union nous a apporté à l’heure où elle n’a jamais paru aussi fragile, menacée de l’extérieur par la Russie de Poutine et les États-Unis de Trump, et de l’intérieur par le Brexit et la montée des partis extrémistes.Dans ce livre percutant, l’un des meilleurs spécialistes de l’Europe reprend un à un les arguments de ses opposants en démêlant le vrai du faux et rappelle que la construction communautaire, aussi perfectible soit-elle, reste la dernière utopie pacifiste d’une planète au bord de l’abîme.
Arendt Hannah ; Fradier Georges ; Ricoeur Paul ; A
Comment l'humanité, qui était au sommet du progrès technique, a-t-elle pu se laisser happer par la barbarie totalitaire et finir par y sombrer ? Telle est la question de Condition de l'homme moderne. Cette faillite est la conséquence de l'oubli par l'homme moderne d'un monde de valeurs partagées et discutées en commun avec autrui, dès lors qu'il n'a plus envisagé les choses qu'au travers du prisme de leur utilité pour son bonheur privé. Indifférent aux autres, l'homme moderne ne forme plus avec eux qu'une foule d'individus sans lien véritable et sans défense contre la voracité des dictateurs et des leaders providentiels. Seule une " revalorisation de l'action ", nous dit Arendt, cette intervention consciente avec et en direction d'autrui, permettra à l'homme moderne d'échapper aux dangers qui pèsent toujours sur sa condition.
Quand le crime conspire contre l'innocence à Rouen au temps de Corneille. Rouen, 1632. Simon del Prado, jeune maître confiseur, est choisi par les édiles de la ville pour composer la création sucrée qui sera offerte au roi Louis XIII à l'occasion de sa visite prochaine en Normandie. Cette consécration ne manque pas d'exciter la jalousie d'Adrien de Mèchefeux, négociant influent, qui voit d'un mauvais oeil l'amitié que porte à Simon le premier échevin, dont il convoite la fille, Adeline. Simon n'a pas le temps de fêter son succès qu'il découvre que la cargaison de sucre en provenance du Nouveau Monde sur laquelle il comptait a été mystérieusement saccagée à son arrivée au port. Pour pouvoir exécuter sa commande, il lui faut s'approvisionner chez son ancien maître d'apprentissage, Salvador, un juif converti ayant fui les persécutions en Espagne, et qu'une cabale a relégué loin de Rouen. Démarche funeste, car elle va précipiter Simon, lui-même un converso, dans les griffes de l'Inquisition...
Normandie, terre de guerrières Vers 1115. Guillaume Capra, baron anglo-normand inconsolable de n'avoir pas eu un héritier mâle, a élevé sa fille Sibylle comme un chevalier. Celle-ci épouse Robert Burdet, petit seigneur de Normandie, et s'engage à ses côtés lorsqu'il part en Espagne pour participer à la croisade de Reconquête contre les Maures. Intrépide, avec la foi pour étendard, Sibylle est aux avant-postes. Elle entreprend même de former au combat les femmes des colons qui se sont joints à l'expédition. Mais Robert, bientôt élevé au rang de prince de Tarragone en récompense de ses exploits, cède au vertige de la gloire et de la richesse. N'ayant pour seul soutien que son fidèle Galtier, un orphelin, compagnon de son enfance, Sibylle va devoir lutter contre l'orgueil démesuré de son époux et les intrigues d'Agnès, sa concubine. Laquelle des deux femmes l'emportera ? La jeune guerrière ou la courtisane ? Car il ne peut y avoir deux princesses de Tarragone !