Savoir/Agir N° 18, Décembre 2011 : L'Europe à vau-l'eau ?
Lebaron Frédéric ; Weber Louis
CROQUANT
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EAN :9782365120043
Le Parlement européen vient d'adopter à la majorité le paquet législatif dit de " gouvernance économique ". Ces six directives - le Six pack comme certains le disent plaisamment - sont présentées par les instances européennes comme la réponse de l'UE à la crise économique. En réalité, elles donnent un caractère systématique aux politiques d'austérité en Europe et au contrôle des budgets publics nationaux par la Commission européenne. Ce transfert de compétences s'est fait en l'absence de tout débat démocratique dans les pays membres, et même de toute information véritable. Le risque est donc grand de voir appliquées à d'autres pays, voire à la majorité des pays de l'UE, les recettes du " plan d'aide " à la Grèce, qui est en fait un plan d'aide aux banques et aux entreprises, dont les marchands d'armes, qui détiennent des créances sur ce pays. On en voit déjà les conséquences catastrophiques pour les populations. Sont ainsi reprises des politiques semblables à celles des années 1930, qui auront pour conséquence d'aggraver la situation économique et sociale en Europe, à travers la baisse des investissements publics, la réduction des dépenses sociales, la stagnation voire la diminution des salaires et le démantèlement du droit du travail, préludes à une récession de longue durée.
Nombre de pages
123
Date de parution
12/01/2012
Poids
193g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782365120043
Titre
Savoir/Agir N° 18, Décembre 2011 : L'Europe à vau-l'eau ?
Auteur
Lebaron Frédéric ; Weber Louis
Editeur
CROQUANT
Largeur
170
Poids
193
Date de parution
20120112
Nombre de pages
123,00 €
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Marx et ses héritiers avaient fixé les traits distinctifs d'une approche « classiste » de la société : effort pour appréhender la société de manière globale, rôle primordial accordé aux critères économiques, conception hiérarchique, relationnelle et antagonique des classes. Assimilée et retravaillée, cette approche a nourri la sociologie, en dehors même de la tradition marxiste, et fortement imprégné les discours sur le monde social jusque dans les années 1970. Si, pour de multiples raisons, le concept de classe sociale a ensuite perdu sa centralité, les approches en termes de classes semblent aujourd'hui retrouver droit de cité. C'est à ce « retour des classes sociales » dans le discours sociologique que ce numéro aimerait contribuer en proposant un ensemble de contributions mobilisant ou discutant l'outil « classe » et l'approche « classiste ».
Comme stupéfiants, les drogues représentent un chiffre d'affaire mondial de 243 milliards d'euros, S'il s'agissait du PIB d'un pays, il le placerait au 21ème rang économique mondial, juste derrière la Suède. L'objet est d'interroger la manière dont les drogues travaillent l'ordre social et comment celui-ci façonne en retour leurs productions, leurs circulations et leurs usages. Au-delà de considérations pathologisantes, il cherche à analyser la construction des catégories d'entendement du phénomène stupéfiant, dans ses représentations sociales et ses croyances. Il s'agit d'interroger la façon dont les drogues produisent des ordonnancements du monde, dans ses versants économiques bien sûr, mais aussi dans ses versants sociaux. Les approches tant historiques, sociologiques, juridiques qu'économiques et sanitaires seront mises à contribution, en embrassant un champ géographique vaste allant de l'Asie aux Amériques en passant par l'Europe.
La "start-up" n'a rien de neuf. Pourtant, en France comme dans tous les pays où les pouvoirs publics espèrent stimuler la croissance par l'innovation technologique et "l'économie de la connaissance" , elle est érigée en modèle d'organisation désirable et pas seulement pour les entreprises. Les rhétoriques de la "disruption" et de l'innovation "de rupture" justifient ainsi les dépenses injectées dans ces jeunes entreprises promises à un bel avenir. Les idéologues, "évangélistes" de la high-tech et les responsables politiques y voient à l'unisson un horizon vertueux, sinon indépassable. Au même moment, les "start-up nations" apparaissent dans le monde, et l'expression d'inoculer dans les consciences une certaine vision néolibérale du travail, de l'économie et de l'action publique (-privée). Le tableau n'est pas complet mais il permet de reconstituer le processus par lequel s'est imposé ce mot d'ordre et d'outiller une critique sociale de ces réalités.
L'intérêt porté ici conjointement à l'automobile et au supermarché a pour ambition de réfléchir à l'évolution de nos modes de consommation depuis cinquante ans. La particularité de l'objet automobile est d'entretenir tous les fantasmes, le premier d'entre eux étant de pouvoir circuler librement. Si l'automobile recouvre un certain nombre de fonctionnalités, il n'en demeure pas moins qu'elle implique aussi certaines contraintes. Associer l'automobile à la consommation est devenu un acte d'une évidence déconcertante, le consommateur moderne ne pense plus son rapport à l'achat de produits courants, dont l'alimentation, qu'au travers d'un déplacement en véhicule à quatre roues (automobile ou chariot libre-service en grande surface d'ailleurs)
Le présent ouvrage est l´??histoire de la fédération dudans les différentes étapes de son existence, traitant essentiellement de la part prise par ce parti dans les combats ayant jalonné sa vie intense contre la colonisation capitaliste, le sous-développement, la spéculation et la pression immobilière sur le littoral notamment par le tourisme, la stigmatisation de la culture et la langue basque, la répression des deux côtés de la frontière, la violence institutionnelle en politique, etc. Ce sont quelques dizaines de militants acharnés qui ont persévéré pour l´??autodétermination de ce territoire dans une voie étroite consistant à mettre en tension autonomie et autogestion, nationalisme et socialisme, sans concession démagogique ou électoraliste refusant à la fois un nationalisme apolitique et une lutte de classes sans racine nationale. L´??ouvrage est bâti à partir d´??entretiens et de documents personnels, d´??archives nationales et locales, ainsi que de celles des héritiers du PSU,
Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise ponant sur la "conciliation" de l'activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la "discrimination syndicale"? Assiste-t-on à une rupture historique dans les relations professionnelles à la française ? Fondée sur six monographies de grandes entreprises aux pratiques sociales contrastées, cet ouvrage montre comment la négociation d'accords de droit syndical et de " gestion des parcours syndicaux " est aussi une réponse a la croissance des contentieux. menés notamment par la CGT depuis les années 1990, qui ont contribué à une prise de conscience de leurs droits par les syndicalistes. Si ces accords d'entreprise protègent désormais mieux les mandatés les plus investis dans le jeu du dialogue social, qui signent des accords, ils ne modifient pas radicalement les pratiques managériales de terrain qui continuent à stigmatiser les syndicalistes de proximité. surtout quand ils s'opposent aux restructurations ou dénoncent la dégradation des conditions de travail par des pratiques protestataires.