C'était l'été à Bruxelles, un été pluvieux, chaud - commel'Afrique peut en offrir, une vraie Saison des pluies (Graham Greene). Jepénétrai dans l'hôpital monumental et "intelligent" Saint-Glinglin où Séléné(ma mère, 96 ans) avait été hospitalisée d'urgence à la suite d'une "â¯mauvaisechuteâ¯" (comme s'il pouvait y en avoir de bonnesA ! ). En prime, on lui avaitdiagnostiqué des marqueurs tumoraux assortis d'un cancer primitif des os, elleétait condamnée. Un chien roux en avait profité pour se glisser à masuite par les portes pneumatiques de Saint-Glinglin⯠: un jeune épagneul bretonqui se collait à mes prothèses des deux genoux. Je décidai qu'il pouvait mesuivre, après avoir lu sur son collier en cuir rouge : Baroud / Communiste(assorti d'une date et/ou d'un matricule). J'aboutis finalement devant la portede la chambre 1AQZ453 où se trouvait ma mère Séléné (secteur des soinsintensifs). Nous avons très vite convenu, avec Séléné, de réaliser(en plein soins palliatifs et en présence de Baroud le chien), une dernièrecréation (avant la date fixée pour son euthanasie)A : il s'agissait d'effectuerà quatre mains une libre traduction et adaptation théâtrale du Voyageur (Berlin, 1938A : la nuit de cristal) de l'auteur U. A. Boschwitz. Il rédige probablementson roman au Luxembourg et/ou à Bruxelles, durant sa fuite. Le livre sera publiéen 1939 pour la première fois en anglais au Royaume-Uni. Le roman de Boschwitz ainspiré au Vieil homme et la mère sa libre traduction et adaptation théâtrale. La pièce est reproduite intégralement. Séléné fut euthanasiée un 21février. Les deux récits (celui du Vieil homme et la mère et celuide Boschwitz, Le Voyageur), se répondent dans l'urgence imposée par les faits. A80 ans d'intervalle entre la traque nazie et l'euthanasie de Séléné. Face à cesdeux " urgencesA ", subsistent les questions existentielles : l'écrit, le livre, la créationA ; ces derniers restent seuls à offrir une catharsis vitale : lavaleur de l'amitié, la faiblesse des riches, la pertinence ou non de l'Histoireet de l'Ego, le rôle existentiel des livres, de l'animal, de l'absurde, de sonacceptation, le triomphe de la bêtise, et un récit de l'ultime création à quatremainsA ! Que faire ? Aristophane a accepté d'en écrire lapréface. Lisez Le vieil homme et la mère !
Nombre de pages
260
Date de parution
12/06/2025
Poids
480g
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782875935441
Auteur
Lutz Christian
Editeur
SAMSA
Largeur
0
Date de parution
20250612
Nombre de pages
260,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Le texte que vous allez lire s'adresse non seulement à tous les acteurs politiques, culturels, sociaux mais aussi à tous les ennemis de la bêtise. Lorsque l'état se met à conclure des pactes, surtout d'excellence, on confine au paroxysme de la régression. Déjà que le mot pacte évoque le diable, deux parties qui pourraient ne pas être d'accord (et qui semblent ne pas l'être dans les faits), et puis d'"excellence", sorte de prétention qui pourrait laisser entendre qu'il existe, quelque part, une médiocrité à combattre, voire une bêtise à relever (lire à ce propos L'homme est bête et l'a toujours été, de Roger Avermaete), ce qui pointe vers une prise de conscience d'une déréliction lente - qui ne date pas d'hier. Ce texte est une mise en garde, parmi tant d'autres sans doute, hélas niées par la société au profit d'une course au finish comme disent bêtement certains, vers la croissance mondialisée - des mots auxquels on n'a jamais vraiment donné de sens ni de valeur, ou trop, sinon ceux du profit, de l'argent, à tel point qu'on en a perdu les valeurs humaines, les racines de nos émotions, de notre pensée, la base d'une dialectique permettant l'organisation sociale du bonheur et pas seulement du bien-être (à ne pas confondre). Celui qui s'est arrêté de penser pour gagner du temps et de l'argent, finit par ne plus exister. Je pense, donc je suis, a écrit quelqu'un. N'y a-t-il pas un choix à faire. Etre ou ne pas être, a écrit un autre...
La Sarthe, circuit des 24 heures du Mans. Une Ford GT40 flanquée du numéro 6 s'attarde sur la ligne de départ de la course la plus célèbre au monde. Rayonnant sous la lumière d'un soleil voilé, l'engin est le seul à ne pas avoir démarré. Tous les autres participants, sont déjà partis. Depuis toujours, les pilotes, au Mans, s'élancent en courant depuis la voie des stands vers leurs voitures, bien souvent au péril de leur vie. Cette année, Jacky Ickx, lui, a décidé de marcher. Pour dire stop, pour marquer son désaccord. Reste que son engagement lui coûte son départ, et qu'il s'élance bon dernier alors que son objectif final est la victoire. Comment pourrait-il alors remporter le plus beau des trophées du sport auto dans ces conditions ? Cela semble impossible... Et pourtant. Le reste de ce récit, sans aucun doute, appartient à la légende. Nous sommes le 14 juin 1969, sur la Sarthe le vent se lève. Il est accompagné d'un silence lourd et pesant. Il est 13h50, et c'est l'Heure H de mon histoire.
On reproche en général à la justice d'être lente, chère et complexe. Si ces reproches sont en grande partie fondés, il ne s'agit là toutefois que de ses moindres défauts ! Car, beaucoup plus essentiellement, notre justice pénale est inégalitaire, discriminatoire, et sacrifie tous ceux qu'elle juge à des principes abstraits qui passent au-dessus des têtes. En optant pour la prison pour des raisons toutes théoriques, elle se contente purement symbolique et se rend indifférente aux conséquences réelles qu'elle engendre. Est-il possible de se sortir de ce qui a pris au fil du temps figure d'impasse ? Après s'être appesanti dans ses précédents opus sur le rôle de chacun des acteurs de justice, puis décortiqué "les quatre vérités" du procès pénal, l'auteur s'intéresse, cette fois, à la justice pénale en tant que système. Façon de boucler la boucle en examinant les traits fondamentaux de tout l'édifice, ses lignes vectrices, et ce dans un double but : d'une part, montrer que, derrière leur apparente évidence, aucun des sacro-saints principes de droit ne va de soi et qu'ils comportent tous une face cachée préjudiciable aux personnes. D'autre part, esquisser ce qui pourrait leur représenter une véritable alternative.
L'État belge n'existe que depuis 1830, mais un État ne surgit pas du néant grâce à une révolution aisément victorieuse. À travers les siècles, la Belgique a connu des avatars multiples, des phases de rayonnement et des heures d'effacement, c'est-à-dire une évolution qui explique la réalité d'aujourd'hui. Qu'il analyse les convergences culturelles autour de l'Escaut et de la Meuse, qu'il évoque le rôle de Charlemagne, de Louis de Male, de Philippe le Bon, celui de Charles Quint, de Joseph II ou de Napoléon, Georges-Henri Dumont réussit à dégager l'essentiel de l'accessoire et à faire revivre avec intensité le jeu des forces en présence. Son don exceptionnel de synthèse a été célébré par une critique unanime. Par ailleurs, conséquence d'un enseignement de l'Histoire qui, en l'absence générale de manuels, ne s'articule plus autour de dates précises mais découpe le passé en grands thèmes, effet indirect d'une culture en mosaïque diffusée par l'audio-visuel, on situe de plus en plus mal ce que l'on étudie, lit dans la presse ou voit sur le petit cran. Nombreux sont ceux qui s'en plaignent et souhaitent disposer de points de repère. Le présent ouvrage tente de leur en offrir.