José Hierro, né et mort à Madrid (1922-2002) est l'un des grands poètes ibériques du XXe siècle. Presque inédite en France, sinon quelques poèmes traduits dans les années cinquante et soixante, son œuvre, débutée en 1947, a été lue et aimée par plusieurs générations d'Espagnols. Ceux-ci se sont reconnus dans la vision de l'homme inquiète, mais généreuse (" entre cendre et flamme ") que propose le poète et qui dépassait souvent ce que l'on a pu appeler à tort, dans son pays, une écriture engagée, pour atteindre, tout au contraire, à la moelle de l'humain, à savoir l'être et ses circonstances, qui passent d'abord par une interrogation sur soi dans l'Histoire des hommes. Une grande partie des recueils de poésies de José Hierro a été composée et publiée sous le franquisme, circonstance singulière qui dicta, chez l'écrivain comme chez d'autres poètes espagnols des décennies d'après-guerre, jusqu'à la mort du Général Franco, la recherche d'une écriture spécifique. Cette poétique, dans le cas de Hierro, voulut à la fois ruser avec la censure et conserver un haut idéal esthétique, puisé bien souvent chez les grands poètes d'avant la guerre civile espagnole et dans le creuset poétique universel, que cet essai ne laisse pas de côté. Le succès public d'un ultime recueil de poèmes, publié en 1998, soit plus d'un demi-siècle après le premier, ainsi que la mort du poète provoquèrent une vague d'émotion et de sympathie dans toute l'Espagne, dont cette étude - la première en français sur Hierro - tente d'expliquer les racines : celles d'une oeuvre populaire, qui savait parler aux " frères humains " tout en étant d'une grande exigence de modernité et qui annonça, dès la fin des années cinquante, la rénovation poétique des années soixante-dix.
Nombre de pages
365
Date de parution
16/03/2007
Poids
320g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296028098
Titre
José Hierro, entre cendre et flamme
Auteur
Le Vagueresse Emmanuel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
320
Date de parution
20070316
Nombre de pages
365,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Juan Goytisolo est un auteur espagnol complexe, polémique, dont le parcours, tant dans le domaine littéraire que dans sa biographie mouvementée, prête à un certain nombre d'idées reçues, celles-là même que l'écrivain combat sans relâche depuis son premier livre, publié dès 1954 sous la censure du Caudillo. Premier livre en français qui tente de faire une synthèse sur ce parcours d'homme libre, " d'insoumis de la littérature ".
Réputée pour sa richesse culturelle, l'Espagne détient bien des trésors très peu connus du reste du monde. Dans cette lignée, le cinéma de la fin de XXe siècle, donnant la parole à la marginalité, transgressant les tabous dans une véritable optique sociale : le cinéma " quinqui " et une de ses figures majeures, le réalisateur Eloy de la Iglesia. À travers son oeuvre, on découvre cet incroyable courant cinématographique, son évolution et ses enjeux dont la politique fait pleinement partie. Un ouvrage passionnant qui rend un bel hommage au réalisateur, disparu en 2006. À travers cet ouvrage, le lecteur découvre ou redécouvre un cinéma marginal, à contre-courant, qui a su marquer son temps et son pays. Grâce à des explications et à des exemples très concrets, l'auteur parvient à nous plonger au coeur du cinéma " quinqui " et de l'extraordinaire richesse de l'univers propre à Eloy de la Iglesia, où chaque message détient une puissance toute particulière. Une véritable ouverture culturelle.
Gonzàlez Iglesias Juan Antonio ; Le Vagueresse Emm
Juan Antonio Gonzalez Iglesias (Salamanque, 1964) est l'undes poètes espagnols les plus doués et attachants de sagénération. Alliant la grande tradition gréco-latine (professeurde Lettres Classiques à l'Université de Salamanque, il a traduitOvide et Horace) à la modernité la plus actuelle (les référencesà la musique pop ou dance, à la télévision et la bande dessinéeabondent dans son oeuvre), Gonzalez Iglesias chante les corps,des corps parfaits comme réceptacles de beaux esprits. Croisésau gymnase ou en discothèque, avec en arrière-plan, souvent,Paris, ils n'emportent jamais le lecteur vers le côté obscur,mais vers la solarité d'une étreinte intemporelle, un instantpartagée. Son oeuvre poétique, constituée de cinq recueils à cejour, est régulièrement récompensée par de nombreux prixdans son pays. Ceci est mon corps, qui date de 1997, est lerecueil le plus "français" de tous ceux que Gonzalez Iglesias aécrits, en raison d'un séjour à Paris. Resté inédit dans notrelangue, comme ses autres recueils, ce livre est, aussi, un jalonessentiel et de son art poétique et de l'art poétique en langueespagnole de ces dernières années. Il est enfin traduit enfrançais.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...