Dans la première moitié du XIXe siècle, le paysage sublime est le lieu commun du paysage romantique. Dans sa redéfinition du sublime comme expérience, le romantisme va davantage développer une esthétique du paysage qu'une topique de la puissance naturelle (le volcan, la cataracte, l'orage ou la tempête) ou de la représentation de l'infini (Dieu, la mer, la montagne). Cette poétique du paysage peut s'interpréter dans le sens d'une révélation du Chaos : magnifique confusion et profusion de l'existant, mais aussi radicale négativité de l'être. C'est ainsi que le paysage sublime ouvre sur une philosophie de la nature qui en révèle la fondamentale indétermination ontologique.. La composition du paysage trouve ainsi son écho dans la construction du personnage. et notamment dans la figure du héros romantique, taraudé par une indétermination native, hanté par une liberté inconditionnelle et radicale. Pour le romantisme, le paysage naturel n'est donc pas étranger à l'investissement éthique ou à la contemplation métaphysique, c'est même au sein de cette grande nature correspondant à sa démesure que l'homme romantique va définir son projet : élan génial et enthousiaste, révolte ou renoncement ?
Nombre de pages
269
Date de parution
30/08/2007
Poids
379g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782876734654
Titre
Le paysage romantique et l'expérience du sublime
Auteur
Le Scanff Yvon
Editeur
CHAMP VALLON
Largeur
140
Poids
379
Date de parution
20070830
Nombre de pages
269,00 €
Disponibilité
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Mon Moi se décompose en Olympio: la Iyre, Herman: l'amour, Maglia: le rire, Hierro: le combat", a dit de lui-même Victor Hugo, suggérant ainsi que le moi n'est pas exactement ni seulement conscience, mais aussi dramaturgie des instances. Son théâtre lui ressemble en cela. D'Hernani à Ruy Blas, Hugo a proposé un drame total, qui ne soit pas la réduction des contra-dictions au profit d'une conscience unifiée. Drames de la synthèse et de la dialectique, donc, mais non du compromis, Hernani et Ruy Blas présentent ainsi des problématiques que, dans une première partie, le présent ouvrage décline selon différents points de vue analytiques rendant justice au génie créateur du drame romantique: conditions de création, dramaturgie, poétique, esthétique. Dans une seconde partie, des exercices littéraires permettent une approche plus concrète et méthodologique de ces deux drames parmi les plus emblématiques du théâtre romantique. Biographie de l'auteur Yvon Le Scanff docteur ès lettres, professeur agrégé, enseigne à l'Université Paris III-Sorbonne Nouvelle.
Biographie de l'auteur Né à Paris en 1821 et mort dans la même ville le 31 août 1867 dans les bras de sa mère, Charles Baudelaire est décrit par ses contemporains comme le dandy par excellence. Poète de génie pour certains, scandaleux et odieux pour d'autres, la vie de ce grand auteur est caractérisée par le désespoir.
Musset Alfred de ; Le Scanff Yvon ; Bremond Bortol
Deux jeunes gens intelligents, cultivés, sensibles se retrouvent après dix ans de séparation dans le giron familial où ils ont vécu ensemble leurs années d'enfance. Tout est préparé pour fêter ces retrouvailles... Pourtant, une lutte cruelle et impitoyable va s'engager. Chacun va chercher à éprouver la vérité de l'autre, au lieu de s'abandonner aux élans de son coeur et à l'intuition de ses sens. A l'épreuve de cette vérité, les masques tombent : les notables sombrent dans le ridicule, tandis que les jeunes héros vont faire, dans le malheur, l'expérience de l'ouverture inconditionnée à l'amour. Décidément, l'amour n'est pas un sujet de comédie...
Objectifs de l'ouvrage: acquérir des connaissances de base en psychologie du sport. Se préparer efficacement aux épreuves de psychologie du sport. Public: étudiants en licence STAPS (L1-L2-L3), étudiants en formation d'éducateur sportif Biographie de l'auteur Christine le Scanff, professeur des Universités, Université Paris XI-Orsay. Fabien Legrand, maître de conférences, UFR STAPS, université de Reims.
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ...