Le Swami et la Carmélite . Tome 2, La beauté du Gange, Correspondance 1968-1973
Le Saux Henri
ARFUYEN
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EAN :9782845903555
Au travers des quelque 700 pages, admirablement écrites et pensées, de la correspondance entre Henri Le Saux (1910-1973) et Thérèse de Jésus (1925-1976) se révèle le dialogue spirituel exceptionnel qui a eu lieu entre cette carmélite assoiffée d'absolu et pleine de courage et le charismatique moine bénédictin devenu en Inde Swami Abhishiktananda. Publié en septembre 2022, le premier volume de cette correspondance, intitulé « L'appel de l'Inde », nous a montré le long cheminement de Thérèse, guidée par Henri Le Saux, avant qu'elle ne puisse son rêve de vivre en Inde une vie purement contemplative. Intitulé « La beauté du Gange », ce second volume nous fait assister à son parfait accomplissement. En juin 1975, Thérèse réalise le rêve qui l'habite depuis tant d'années : « une petite maison très primitive de deux pièces, avec toit de tôle ondulée sans électricité, au milieu des manguiers et autres arbres [...] En faisant de la gymnastique dans les rochers, je peux aller prendre mon bain dans le Gange qui coule en contre-bas. Je n'ai jamais rencontré nulle part une telle qualité de silence. » Son maître Henri Le Saux est mort depuis deux ans déjà. Sa solitude est totale. Elle est initiée au mantra le plus ancien de l'Inde alors que « même les femmes de caste brahmanique n'ont pas le droit d'y être initiées. » Un an après cependant, sa maisonnette est retrouvée déserte. Six mois plus tard, en avril 1977, l'autre disciple d'Henri Le Saux, Marc Chaduc, disparaîtra lui aussi de son ermitage de Kaudiyala, à 30 km de là. Jamais leurs corps ne seront retrouvés.
Nombre de pages
255
Date de parution
14/09/2023
Poids
404g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845903555
Titre
Le Swami et la Carmélite . Tome 2, La beauté du Gange, Correspondance 1968-1973
Auteur
Le Saux Henri
Editeur
ARFUYEN
Largeur
160
Poids
404
Date de parution
20230914
Nombre de pages
255,00 €
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Entre le 19 et 22 septembre 1976, elle disparut sans laisser de traces. On peut tout supposer : accident, mauvais coup... On ne sait rien et on ne peut rien déduire de ses lettres. " De l'étonnante destinée de Thérèse de Jésus (1925-1976), partie du carmel de Lisieux pour rejoindre en Inde Henri Le Saux (1910-1973) et disparue sur les bords du Gange, il semblait ne rester aucune trace. En l'espace de trois ans, de Lisieux à Pondichéry, en passant par Delhi, plus de 700 pages de lettres ont été retrouvées par Yann Vagneux, prêtre des missions étrangères et grand connaisseur de l'Inde. De cet ensemble se dégage le dialogue spirituel exceptionnel qui a eu lieu entre cette femme assoiffée d'absolu et pleine de courage et le charismatique moine bénédictin devenu en Inde swami Abhishiktananda. " Nulle âme qui sentit l'appel réel au-dedans ne peut demeurer insensible au souffle qui passe en la tension de l'Inde vers l'absolu ", lui écrit le Swami. " Si la paix demeure au fond, écrit la Carmélite, ce n'est quand même pas sans quelque effroi que j'aborde l'aventure. Je crois que tout cela fera un bon creuset de purification. " Henri Le Saux a laissé de nombreux ouvrages (souvent hélas épuisés) étincelants d'intelligence et de liberté intérieure. Citons Sagesse hindoue, mystique chrétienne (1965) ou Souvenirs d'Arunâ-chala (1978). Fondée sur la solide formation monastique des bénédictins et sur la méditation incessante des écritures chrétiennes et hindoues, son aventure spirituelle est l'une des plus fascinantes du XX° siècle.
Après les nombreux ouvrages du père Le Saux et ceux publiés à son sujet, l'édition de cette bonne centaine de lettres introduit le lecteur dans l'intimité de sa vie quotidienne. La régularité avec laquelle le bénédictin a écrit à son ancien confrère restitue dans la durée, depuis son arrivée en Inde en 1948 jusqu'à sa mort en 1973, son expérience unique de sannyasi chrétien. Du Saccidananda Ashram, fondé avec l'abbé Monchanin en 1950, à l'ermitage aux sources du Gange, le père Le Saux relate, avec toute la fraîcheur de son tempérament, les étapes de sa recherche éperdue de synthèse entre l'hindouisme et le christianisme. Ce faisant, il exprime son vif désir de voir la richesse des traditions d'Intériorité et d'Eveil féconder l'Eglise universelle, d'où son impatience à lui transmettre ce message de l'Inde. Cette extraordinaire entreprise spirituelle, vécue dans la profondeur de l'être, était déjà perceptible dans les publications antérieures. Ici, elle s'incarne avec son poids de sentiments, de contradictions, sans taire les incroyables difficultés matérielles inhérentes à un tel choix. Espoirs, déceptions, réflexions scandent ce courrier poursuivi avec une confiance et une fidélité sans réserve. L'évocation des personnes rencontrées, les échos de la vie des Eglises de l'Inde au moment du concile Vatican II, forment, sur le ton de la confidence, un faisceau de renseignements très précieux. Ces lettres constituent donc une inestimable documentation tant sur l'itinéraire personnel de cet homme voué, avec une radicalité extrême, au dialogue interreligieux, que sur l'histoire de l'évangélisation au lendemain de l'indépendance de l'Inde.
Ce huitième ouvrage de Maître Eckhart aux Éditions Arfuyen aborde l'oeuvre latine avec un court traité, le Commentaire du Notre Père, traduit ici pour la première fois. Son intérêt est double : d'une part, c'est une réflexion sur un texte fondamental et connu de tous, le Notre Père, et qui s'adresse donc à un public plus large ; d'autre part, le Commentaire mobilise l'ensemble de la culture d'Eckhart et permet de mieux comprendre ses sources, de Cassien et Augustin à Jean Chrysostome et Maxime le Confesseur. Quant à la magnifique Prière de Maître Eckhart, elle est ici publiée pour la première fois en édition bilingue (trad. Gérard Pfister) et en traduction intégrale. Le Commentaire du Notre Père apparaît dans deux manuscrits, dont le célèbre manuscrit de Cues de 1444. L'attribution du Commentaire à Eckhart est néanmoins certaine, du fait de nombreuses similitudes avec d'autres oeuvres eckhartiennes. Eckhart y fait lui-même expressément allusion dans son Commentaire sur l'évangile de Jean. Le Commentaire du Notre Père propose une méditation sur la prière chrétienne. Prier, c'est s'adresser à Dieu et lui parler. Eckhart insiste également ici sur le caractère communautaire et ecclésial de la prière. Enfin, la prière du Notre Père n'est pas seulement un modèle pour les hommes, elle est aussi et surtout la prière du Christ lui-même. Prier, c'est donc entrer dans la prière du Christ, se conformer à lui, et devenir Fils du Père. Le rapprochement entre l'oeuvre latine et l'oeuvre allemande permet ainsi de montrer que les expressions les plus audacieuses d'Eckhart trouvent en réalité leur fondement dans la tradition la plus classique. Éric Mangin, prêtre diocésain, est chargé de cours à la faculté de philosophie de l'université catholique de Lyon et membre de l'équipe de recherche sur les mystiques rhénans. Marie-Anne Vannier, professeur à la faculté de théologie de l'université de Metz, a déjà préfacé trois ouvrages d'Eckhart parus dans la même collection.
Après Maître Eckhart et Thérèse d'Avila, ce livre est le 3e de la collection "Ainsi parlait". Pourquoi Sénèque ? "Sénèque fascine ; Sénèque irrite, écrit Louis Gehres. Déjà Néron supportait mal ce trop sage précepteur ; et la postérité n'a pas fini de s'en agacer. La gloire, la richesse, le pouvoir, tout lui a été donné. Mais il se pique de ne se soucier que de sagesse." Le destin de Sénèque ne fut pourtant pas dépourvu d'épreuves : le bannissement en Corse, la mort de son fils, mais surtout le suicide en 65, sur ordre de Néron. Tacite a donné des derniers instants de Sénèque un récit dont la grandeur évoque, bien sûr, la mort de Socrate. Son oeuvre acquiert là une signature de vérité qui en change la lecture.