LE SECRET DANS LA LITTERATURE NARRATIVE ARTHURIENNE (1150-1250). DU LEXIQUE AU MOTIF.
LE NAN FREDERIQUE
CHAMPION
89,00 €
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EAN :9782745306111
Le secret arthurien est du Graal, du diable ou de Dieu, il est merveille ou se déclare miracle. Il réalise textuellement l'avancée de la pensée symbolique qui tente d'élaborer la question et de ressaisir l'aventure pour en montrer le sens. Elle recueille les réponses que la spéculation religieuse réactive au XIIIe siècle dans l'oeuvre de fiction. Le secret est aussi le fait des hommes même si le vocable "secroi" n'apparaît guère. Certains comportements se démarquent des élans collectifs et donnent aux héros arthuriens toute leur dimension : Lancelot, Tristan, Merlin... se "cèlent". S'ils n'accèdent aux "secroiz" ils évoluent "en tapinage", "se desguisent", "deçoivent". Ils échangent des propos "a conseil", "a part" ou demeurent "oscurs" ou "muciés". On dissimule quelquefois à ces héros une naissance problématique, un parent faé. Il arrive que les mêmes taisent une particularité physique ou l'aventure indicible d'un amour dissident. Le roman se donne comme un espace favorable à l'expansion des secrets. Il semble prendre à sa charge d'exhiber ce qui se refuse quand le silence porte le sens et se fraie irrésistiblement une voie vers l'autre, son seul destinataire. C'est au roman qu'il revient d'explorer les raisons du secret, sa vitalité et son usure.
Date de parution
01/01/2002
Poids
710g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782745306111
Titre
LE SECRET DANS LA LITTERATURE NARRATIVE ARTHURIENNE (1150-1250). DU LEXIQUE AU MOTIF.
ISBN
2745306111
Auteur
LE NAN FREDERIQUE
Editeur
CHAMPION
Largeur
150
Poids
710
Date de parution
20020101
Disponibilité
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Dix-sept poétesses ont composé en Occitanie médiévale entre 1170 et 1240 des pièces lyriques, des lettres et des débats. Pour autant nous ne détenons de cet âge d'or, antérieur à la Croisade des Albigeois, que des fragments épars, des pièces isolées, des capitales ornées et de rares notations musicales. Ces poétesses composèrent en langue d'oc, une langue de culture relativement homogène. Leur appartenance à la noblesse, leur éducation et la liberté probable dont elles jouissaient les y disposaient.
Bien des contes, récits animaliers, romans, poèmes, encyclopédies ou histoires naturelles accordent une place de choix aux animaux. Les bestiaires, plus que tout autre genre, leur donnent un statut privilégié. Les bestiaires médiévaux, par leurs pratiques diversifiées, posent la question suivante : comment faire entrer l'animal dans l'organisation et le pouvoir de signification du livre ? Premier élément de réponse, la structure : le genre du bestiaire reflète l'instabilité des classifications du vivant et les incertitudes du savoir sur le monde qu'il soit philosophique, scientifique ou artistique. Deuxième élément : la valeur originelle de l'animal, à travers les codes du récit mythique et de la poésie, permet de dire l'origine de la littérature et de creuser la profondeur des sentiments les plus intimes. Le bestiaire individuel des écrivains renoue avec la dimension interprétative des premiers bestiaires et ouvre la voie à trois discours, sur l'homme, sur le monde qui l'entoure, comme sur la possibilité d'un autre monde. La complexité des liens entre animal et homme est autant affaire de relations, entre l'animal domestique et son maître, que de reflet, voire de caricature. Les bestiaires d'écrivains déploient idées et croyances, dans une perspective politique, sociale ou spirituelle qui va du grave à l'excentrique. Ils peuvent, à l'inverse, surtout à l'époque contemporaine, réactiver l'énergie de la description et traduire la fascination d'une rupture avec le réel, inscrite dans l'altérité de l'animal. Les contributions de ce recueil réuni en hommage à Ariette Bouloumié tentent de saisir comment le bestiaire a forgé un imaginaire inscrit tant dans son personnel animalier que dans ses codes génériques. Les écrivains, privilégiant tantôt la description des formes ou des comportements, tantôt la quête des significations, n'ont cessé de diversifier ce dosage.
Comment penser le genre dans la production des oeuvres de femmes quand l'histoire ne permet pas toujours de leur apporter un semblant de contextualisation et quand cette production ne nous est parvenue qu'à l'état de traces ?? La restitution de plusieurs journées d'étude organisées dans le cadre du programme de recherche Genre et discriminations sexistes et homophobes (2014-2017) à l'université d'Angers devait permettre de donner une place nouvelle à des femmes d'hier et d'aujourd'hui qui, faute d'avoir pu se déclarer librement auteures, cherchèrent différentes postures et stratégies pour s'approprier le droit d'écrire. Sont explorés dans le présent ouvrage travestissements et masquages divers, écriture de l'intime, anonymats voulus ou non, neutralisations et autres contournements du genre, dans leurs dimensions textuelles et sociales, voix et écriture de la dissidence, ainsi qu'un état de la réception critique, universitaire et scolaire. On y trouvera également, à la croisée de techniques artistiques variées (ornements de manuscrits médiévaux, cinéma, peinture, roman graphique, bande dessinée, etc.), différentes approches du texte littéraire et des modes d'appréhension variés de la figure de l'autrice. L'ouvrage propose encore une entrée thématique sur la notion d'engagement, puisque les femmes ont toujours été concernées par la société dans laquelle elles tentaient de se faire entendre. Contemporaines des événements, à l'origine parfois de mouvements sociaux et politiques, elles ont oeuvré pour que leur implication se manifeste à travers les failles et fissures des rapports sociaux de genre. Ainsi, à n'en pas douter, des voix de femmes se sont fait entendre. Prenant fait et cause pour rechercher la vérité, elles ont sondé leurs propres convictions, les ont portées sur la place publique, parce qu'elles pensaient pouvoir agir sur le monde avec les mots.
Bard Christine ; Le Nan Frédérique ; Viennot Elian
Avec les mots, avec le corps, le genre s'impose. En ouvrant la bouche ou en nous habillant le matin, nous portons les marques du genre. Nos moyens d'expression sont genrés. Avec les mots, avec le corps, le genre s'impose. En ouvrant la bouche ou en nous habillant le matin, nous portons les marques du genre. Nos moyens d'expression sont genrés. Nous en jouons et, ce faisant, nous élaborons un imaginaire de la différence sexuelle. Le plus souvent, nous nous contentons d'activer des stéréotypes. Etudier ces marques du genre est donc un vaste chantier, auquel cet ouvrage collectif entend contribuer. Les mots d'abord. La langue continue à véhiculer de redoutables préjugés sexistes. En témoigne la règle apprise à l'école : " Le masculin l'emporte sur le féminin ". Mais l'écriture inclusive aujourd'hui proposée s'insurge contre la prééminence du masculin sur le féminin dans la langue française. Et l'histoire des langues et des oeuvres littéraires donne bien des exemples de résistance à ce masculin qui s'impose comme neutre et universel. Le corps ensuite. Des espaces de liberté se sont ouverts, mais les normes traditionnelles n'ont pas disparu. Le corps vêtu continue de dire le genre. A moins de perturber le regard avec un travestissement, des pilosités inattendues ou une gestuelle inhabituelle, " s'attaquer " au genre, à son binarisme obligatoire et hiérarchisé, n'est pas chose facile. Peut-on dépasser le genre ? L'annuler ? Créer du neutre ...