La figure du zombie, comme corps en pleine transe, membre macabre d'une foule mortelle ou souvenir tragique d'un défunt, marque l'imaginaire depuis la Renaissance, et pose un défi cinématographique exaltant.D'où viennent les zombies ? Ou plutôt d'où reviennent-ils ? À cette question répond une investigation en forme de traversée de l'imaginaire scientifique et artistique du corps humain, de la Renaissance à nos jours. En contrechamp des films qui ont illustré le genre, d'insolites et fascinantes figures se succèdent : les écorchés du De Humani Corporis Fabrica de Vésale (1543), les « corps sans organes » de Deleuze et Guattari, les variations techniques sur l'homme mécanique, des automates de Vaucanson aux pensionnaires sous hypnose de Charcot. Un tel montage fait apparaître, entre les cabinets de curiosités d'hier et les macabres fantaisies zombie d'aujourd'hui, entre les spéculations de la culture savante et les fictions filmiques, de troublants et vivants échos. Et si la mélancolie des motifs funèbres et des Vanités a bien sa place dans cette fable anthropologique et esthétique, la tonalité qui s'en dégage est à l'opposé : rarement ouvrage érudit aura été comme celui-ci soulevé par une écriture aussi limpide et jubilatoire pour dire l'avènement moderne des morts-vivants.
Nombre de pages
194
Date de parution
28/01/2015
Poids
308g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782840161998
Titre
Zombie, une fable anthropologique
Auteur
Le Maître Barbara ; Schifano Laurence
Editeur
PARIS OUEST
Largeur
150
Poids
308
Date de parution
20150128
Nombre de pages
194,00 €
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Approche psychanalytique du croisement cinéma/photographie : revenir sur l’empreinte lumineuse à partir de l’empreinte psychique, en explorant le lien établi par Freud entre le manque, le désir et l’empreinte.À l'origine de ce livre, il y a d'abord le trouble éprouvé chaque fois qu'une photographie apparaît au sein d'un film : qu'ont à faire ensemble ces images dans l'élaboration figurative ? Et surtout quel rapport entretiennent-elles avec l'empreinte sur le fond primordial de laquelle elles s'enlèvent l'une et l'autre ? Au moment où il élabore sa mécanique du désir, Freud pose un lien singulier entre le manque, l'empreinte et l'image : pas de désir sans manque, dit-il en substance, et surtout pas de désir sans empreinte et sans transformation de l'empreinte en image. L'enjeu consiste alors à revenir sur l'empreinte lumineuse à partir de l'empreinte psychique : faisant l'hypothèse que le manque est une force constitutive du travail des images-empreintes, on montrera comment l'irruption du photographique au sein du filmique nous renvoie face au premier laboratoire du désir. Principaux films de référence : Les Vacances du cinéaste (Johan Van der Keuken), Calendar (Atom Egoyan), Les Photos d'Alix (Jean Eustache)
Le film de G.A Romero a majoritairement été inscrit dans une perspective socio-politique. En démultipliant les angles d'approche, le présent ouvrage contribuera à renouveler le regard sur un film assez peu étudié. Par ailleurs, l'ouvrage confronte des lectures du film issues d'horizons géographiques et de traditions de pensée variés. Ouvrage de référence des études cinéma à l'université.
Les oeuvres de Brian De Palma, Ryan Gander, Jean-Luc Godard, Dominique Gonzalez-Foerster, Fabrice Lauterjung, Mark Lewis, Chris Marker et Tony Smith invitent à méditer le caractère imaginaire du patrimoine cinématographique, et du musée aussi bien. Il s'agit de se demander ce que le cinéma fait au musée, c'est-à-dire ce qu'il y fait et ce qu'il lui fait - et, réciproquement, ce que le musée fait au cinéma.
Cet ouvrage constitue à la fois la première monographie en langue française dédiée aux films de Mark Lewis, et un essai théorique qui se déploie au-delà de ceux-ci. Réalisés au tournant des XXe et XXIe siècles, les films de l'artiste invitent à réfléchir aux bouleversements induits dans notre culture visuelle par l’apparition du cinéma.Apparus dans les salles claires du musée un siècle après la naissance du cinéma, les films « délocalisés » de Mark Lewis s'avèrent cruciaux pour qui s'intéresse aux inventions esthétiques et aux transformations historiques du médium. Parmi les questions émanant de ces ?uvres saisissantes : comment le cinéma modifie-t-il le principe pictural de la composition établi à l'époque de la Renaissance ? qu'advient-il du sujet de la camera obscura dès lors qu'il se mue en spectateur de film ? Mais aussi : selon quelles modalités un film peut-il manifester l'imaginaire de ses images ? Ou encore, véritable clé de voûte de la cinématographie explorée : par quels biais spécifiques le cinéma a-t-il partie liée avec les fondements de la modernité ? En s'appuyant sur l'analyse d??uvres diverses ? où Mark Lewis croise les frères Lumière, Gus Van Sant, Otto Preminger, Jeff Wall, Akira Kurosawa, d'autres encore ?, et en revenant sur certains éléments décisifs pour la pensée des images en Occident (l?istoria d'Alberti, l'appareil psychique de Freud, le support transparent du tableau de Panofsky, le musée imaginaire de Malraux), l'ouvrage élabore peu à peu une théorie singulière du médium, dont la principale caractéristique est d'invoquer le registre de la fable pour montrer comment les images figurent l'histoire dans laquelle elles s'inscrivent.
L'organisation contemporaine du savoir est telle que la notion d'humanité y joue une position relativement ambigüe. D'un côté, le développement des sciences de l'homme depuis le milieu du XIXe siècle, fait de l'humanité un domaine épistémologique de premier ordre. D'un autre côté, les notions de "nature humaine", d'"humanité" voire d'"humanisme" font régulièrement l'objet d'attaques frontales : en témoignent les différentes formes de morale ou de politique "antihumaniste", le constat philosophique de la "mort de l'homme" ou l'annonce d'une ère historique "post- ou trans- humaniste". Or, ces différentes acceptions de la notion d'humanité ne se superposent pas. Le groupe de recherche "L'humain impensé" cherche à clarifier la nature des débats contemporains autour de cette notion. Les différentes contributions présentées dans cet ouvrage participent à cet effort, en interrogeant l'humain aux prismes des questions de la philosophie, du langage, de l'art, et de la technologie.
Il rentra dans sa patrie après vingt ans d'absence, seul, après avoir perdu tousses compagnons. Il ne fut reconnu de personne. Quand il s'approcha de sa demeure, il vit les prétendants qui demandaient la main de Pénélope en train de faire le siège du palais. Il se fit passer pour un étranger. (Fable 125) Ulysse, dans les Fables d'Hygin, côtoie Achille et Hector, mais aussi Orphée, Actéon ou le Minotaure. Rares sont les grands récits mythologiques grecs qui n'apparaissent pas sous le stylet d'Hygin. Cet esclave affranchi, qu'on suppose être l'auteur des Fables, écrit en latin, au début de l'ère chrétienne, plusieurs centaines de notices sur des épisodes mythologiques grecs. Ces histoires, rédigées dans une langue simple et accessible, sont autant de pitches invitant à l'écriture de scénarios plus élaborés. A travers ce florilège de Fables d'Hygin, le lecteur cheminera au milieu des figures mythologiques les plus connues, tout en découvrant le regard singulier de l'illustrateur Fredde Rotbart sur ces histoires de familles, d'amour, de pouvoir et d'animaux.