Vélocipède fut le nom français donné par Karl Drais à sa draisienne, pour son importation en France en 1818, avant de devenir un nom générique. Il est à l'origine du terme vélo, utilisé en langage courant pour désigner une bicyclette. extrait : « Le pavé sempiternel que nous suivions depuis Paris cessait désormais de nous être imposé. Bien que la partie centrale de la chaussée fut ornée d'un énorme cailloutage, les bas-côtés de la route, macadamisés, offraient à nos Véloces une route agréable. L'effet de transition fut tel qu'il nous semblait courir sur un tapis. Nous laissâmes à droite Pantin et le fort d'Aubervillers. Le chemin s'élevait, mais par une pente peu sensible. On avait adopté, par un tacite accord, une allure de promenade, ce qu'on pourrait appeler un « galop de chasse, » comme pour prolonger le temps de la conduite. Aussi la causerie était-elle devenue générale. Nos Vélocemen, du moins ceux qui devaient nous quitter, se relayaient auprès de Victorine, désireux d'échanger quelques mois avec elle. Shopp, l'oeil brillant, la mine résolue, dévorait du regard l'espace et l'horizon. Il tenait enfin son rêve, et d'une telle étreinte, qu'il se sentait maître de l'avenir... De temps en temps, on rencontrait des côtes plus ou moins roides, et la marche se ralentissait. Deux ou trois fois on mit pied à terre, pour conduire les Véloces par le gouvernail. Shopp eût pu s'en passer, ainsi que quelques-uns de nous, mais on se prêtait à ces retards par esprit de politesse. Vaudherland, Louvres, La Chapelle-en-Serval nous conduisirent à la lisière de la forêt de Chantilly, dans laquelle nous nous engageâmes résolument. Notre guide fit un assez grand détour pour éviter certaines côtes, et sans entrer dans la ville, nous pénétrâmes dans la forêt de Halatte, qui nous conduisit, par des routes charmantes, jusqu'aux portes de Creil. Quelques-uns de nos compagnons étaient fatigués ; le début avait été rude pour des Vélocemen qui n'avaient couru que dans le bois de Boulogne. On n'avait cependant franchi que cinquante kilomètres sur les quarante mille que Shopp se proposait de parcourir. »
Nombre de pages
164
Date de parution
18/09/2022
Poids
220g
Largeur
148mm
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EAN
9782382747476
Titre
Le Tour du monde en vélocipède
Auteur
Le Grand jacques ; Lesclide Richard
Editeur
CULTUREA
Largeur
148
Poids
220
Date de parution
20220918
Nombre de pages
164,00 €
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Publié en 1870, voici une oeuvre singulière qui mêle réalité et fiction, aventure et promotion du vélocipède. Bien qu'il s'agisse d'un récit imaginaire, ce livre a joué un rôle important dans l'histoire du cyclisme et de la littérature d'aventure. Le roman raconte l'épopée d'un groupe de cyclistes qui partent à la conquête du monde à bord de leurs vélocipèdes, des machines encore relativement nouvelles à l'époque. Le récit est ponctué d'aventures rocambolesques, de rencontres exotiques et de descriptions grandiloquentes des paysages traversés. Publié à une époque où le vélocipède était en plein essor, ce roman est un témoignage de l'engouement que suscitait ce nouveau mode de locomotion. Plus qu'un simple roman d'aventure, "Le Tour du monde en vélocipède" constitue un document historique précieux qui permet de mieux comprendre les débuts du cyclisme et les rêves d'évasion qui l'ont porté.
Résumé : Le cinéma ? La plus belle histoire des temps modernes, avec ses splendeurs et ses triomphes, mais aussi ses drames et ses larmes. Le cinéma, c'est l'ascension aux étoiles de Greta Garbo ou de Marlène Dietrich, dont les silhouettes continuent d'enchanter nos rêves, mais c'est aussi la fin tragique de Rudolph Valentino ou de James Dean, fauchés en pleine jeunesse et en pleine gloire. Le cinéma, c'est une formidable machine à émotions, capable de toucher le c?ur de centaines de millions d'hommes et de femmes, et de projeter sur un écran toutes les joies et toutes les peines du monde. Le cinéma, c'est l'art même d'une humanité qui a enfin pris conscience de sa dimension planétaire, c'est l'art qui a franchi toutes les frontières. Charlie Chaplin, avec son chapeau melon et sa canne, a plus fait pour la paix universelle que tous les traités internationaux ! Voilà l'histoire qui vous est racontée dans Chronique du cinéma, année par année, au jour le jour. Elle vous fera assister à la première séance de cinéma des frères Lumière, en 1895, et vous entraînera dans une passionnante aventure qui vous conduira au fil des ans jusqu'à l'apothéose du Fabuleux Destin d'Amélie Poulain. Vous apprendrez ainsi comment se sont constitués les grands studios d'Hollywood, de Paris ou de Berlin, vous pénétrerez dans l'intimité des grands festivals, vous saurez tout des centaines de films qui ont marqué plusieurs générations de spectateurs, vous découvrirez les secrets de leur réalisation. Cet art visuel par excellence qu'est le cinéma, Chronique du cinéma a tenu à le célébrer par l'image autant que par le texte. Aucun ouvrage n'avait jusqu'à présent offert une illustration aussi riche à votre émerveillement. Pour réunir les 3 000 photographies qui accompagnent cette " chronique ", l'éditeur a eu accès aux archives les plus rares pour en publier les plus fascinantes et les plus significatives. Mais Chronique du cinéma est aussi un ouvrage pratique, conçu pour être facile à consulter. Chaque année est analysée de la façon suivante : un résumé des événements avec un tableau récapitulatif des principaux prix décernés en France et à l'étranger, des articles illustrés consacrés aux événements qui ont fait l'actualité de l'année, et une double page composée d'illustrations qui en raniment les meilleurs souvenirs. L'ensemble est complété, en fin de volume, par un index détaillé qui vous permettra, à tout moment, de trouver immédiatement le renseignement que vous recherchez.
Les auteurs de ce dictionnaire ont eu pour objectif de proposer aux utilisateurs français et mongols un outil commode et fiable de compréhension et d'expression, présentant la langue mongole d'aujourd'hui dans tout ce qu'elle comporte de renouvellement et d'innovation. Y figurent environ 20 000 entrées principales, et près du double si l'on prend en compte les multiples polysémies des mots. Né dans le prolongement du Dictionnaire mongol français de Ts. Sükhbaatar et J. Legrand (publié à l'Asiathèque et entièrement renouvelé en zon), le présent dictionnaire est d'une toute autre ampleur et vise à répondre aux besoins des acteurs des multiples domaines de la coopération franco-mongole, notamment en ce qui concerne la médecine et les sciences. Les mots mongols sont donnés dans les deux écritures, cyrillique et uigur, sans transcription. Leur identification sémantique est facilitée soit par l'indication des domaines auxquels ils sont associés, soit par des équivalents qui en clarifient l'usage (caractères maigres), soit par des synonymes (caractères gras).
Les Mongols sont mieux connus pour leur histoire et l'épopée de Gengis Khan que pour leur langue et leur culture. "Parlons Mongol" tente de réparer cette injustice en proposant au lecteur une visite de la langue mongole qui en souligne les richesses et l'originalité. L'ouvrage est plus une entrée en matière, une découverte des grands mécanismes et des grands équilibres de la langue qu'une "méthode", une "grammaire" ou un "guide de conversation". "Parlons Mongol" n'en fournit pas moins quelques éléments de pratique courante, permettant l'accès aux deux écritures actuellement en usage (mongoluigur et cyrilliques). Une place importante est accordé au vocabulaire de la culture - de la vie quotidienne à la littérature. On y trouvera en outre un lexique Français-Mongol de plus de 2000 entrées.
Présenter en aperçu l'histoire de ce grand mouvement de l'esprit humain qui nous éleva graduellement de la magie et de l'astrologie à la science moderne, tel est le but de ce petit ouvrage. On a écrit déjà plusieurs fois l'histoire de la magie. Les uns ont cherché dans l'ensemble de ces croyances chimériques des preuves à l'appui de leur solidité ; les autres n'ont voulu que nous inspirer un profond dédain pour tant de folies et d'absurdités ; nul n'a songé à tirer de la comparaison des faits un enseignement réellement philosophique, et à marquer les différentes phases par lesquelles a passé une science qui, toute chimérique qu'elle est, a été cependant le début nécessaire des grandes découvertes qui devaient en ruiner les fondements. Je tenterai de le faire. J'aurais pu accumuler bien des témoignages et grossir ce volume d'une foule de détails intéressants ; mais j'ai voulu me borner à indiquer la voie qu'a suivi l'esprit humain, et je n'ai demandé à mes lectures que les citations indispensables à la démonstration de la vérité. (A. Maury)
Pendant la guerre de 1870 une diligence est pleine de gens qui fuient l'armée prussienne ; au milieu des gens "honnêtes" et bien-pensants, se trouve "Boule de suif" , une prostituée que ses compagnons de voyage méprisent. La diligence est arrêtée dans une auberge par des soldats prussiens dont l'officier exige, pour la laisser repartir, les faveurs de "Boule de suif" . "Boule de suif" qui refuse d'abord par patriotisme, va-t-elle finir par accepter ? Ses compagnons de voyage lui sauront-il gré de sa rigueur patriotique ou de sa complaisance ? Ce court récit est le premier que Maupassant a publié (en 1880). Son maître, G. Flaubert, n'en avait pas jugé dignes ses écrits précédents.
La religion des Celtes constitue un système de pratiques et de croyances basé sur un panthéon mythologique, civique et philosophique des Celtes. Comme les autres peuples de la protohistoire/Antiquité d'Europe, les Celtes ont développé un système religieux polythéiste, dans le cadre duquel officiait la classe sacerdotale des druides. Cette religion s'est progressivement dissoute dans la culture de l'Empire romain à partir du ier siècle av. J. -C. , à l'exception de l'Irlande où la civilisation celtique a continué d'exister jusqu'à l'évangélisation de l'île au ve siècle. Le celtisme fait donc partie intégrante de la tradition occidentale. Les Celtes ont su résister aux invasions romaines, puis aux évangélisations chrétiennes en gardant leur identité principale, une forme originale de paganisme qu'incarnent les druides. Ces prêtres anciens, dont le temple était la nature, maîtrisaient les sciences de la vie, de la mort et de la magie. Ils honoraient les Dieux qui n'étaient pas encore humanisés. Leurs présences invisibles apparaissaient aux Celtes sous la forme d'animaux que les druides et les héros pouvaient reconnaître. Les récits et les épopées celtiques irlandais témoignent de ce panthéon vivant qui influence encore notre imaginaire. Le plus connu des dieux celtes à forme d'animal est le Minotaure, moitié homme et moitié taureau. Ce dieu primitif apparaît sur les enseignes romaines où il occupe le troisième rang après l'aigle et le loup, avant le cheval et le sanglier. Ces conceptions mythologiques constituent-elles une phase intermédiaire entre la notion plus ancienne des dieux à forme animale et la notion des dieux à forme humaine ? C'est la question que, dans son inventaire des figures mythologiques de la Gaule et de l'Irlande, se pose Henri d'Arbois de Jubainville. Il en conclut que, contrairement à l'opinion répandue chez les géographes et les historiens grecs, les druides n'enseignaient pas "la métempsychose pythagoricienne" mais d'autres rites racontés dans cet ouvrage richement documenté.