Politiser le care ? Perspectives sociologiques et philosophiques
Le Goff Alice ; Garrau Marie
BORD DE L EAU
17,00 €
Epuisé
EAN :9782356871534
Le concept de " care ", qui désigne tout à la fois une attitude morale - l'attention à l'autre, la sollicitude à son égard - et un ensemble de pratiques destinées à prendre soin des autres, a fait une entrée remarquée dans le débat public au printemps 2010. Tandis que certains y ont vu le pivot d'un projet de société alternatif, d'autres ont immédiatement répliqué que le care ne présentait aucun intérêt politique, voire constituait un concept écran masquant sous une rhétorique en vogue un ensemble de problèmes politiques sérieux, tels que l'accroissement des inégalités ou la permanence des rapports de domination. Face à la polarisation du débat, comme aux malentendus concernant le care auxquels il a donné lieu, cet ouvrage collectif voudrait poser une double question : les théories du care sont-elles dotées d'une portée politique ? Et si tel est le cas, en quoi consiste cette dernière ? En réunissant les contributions de sociologues et de philosophes qui pensent les pratiques sociales par le biais du concept de care et des théories du care, cet ouvrage souhaite ainsi interroger ce que le care fait au politique et à nos manières de le concevoir, ou autrement dit, comment la prise en compte des activités de care et de l'éthique sociale qui leur est immanente peut faire surgir de nouvelles questions comme de nouvelles perspectives dans notre manière de définir ce que serait une société juste ou décente.
Nombre de pages
172
Date de parution
23/05/2012
Poids
195g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782356871534
Titre
Politiser le care ? Perspectives sociologiques et philosophiques
Auteur
Le Goff Alice ; Garrau Marie
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
130
Poids
195
Date de parution
20120523
Nombre de pages
172,00 €
Disponibilité
Epuisé
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C'est au prisme de la trajectoire de Jane Addams que ce texte met en lumière les points de rencontre entre pragmatisme et éthique du care. Figure importante du mouvement progressiste, Jane Addams a été une pionnière de l'aide sociale. Proche de John Dewey et de George Herbert Mead, elle a élaboré une éthique sociale dont les approches du care peuvent se réclamer. Ce texte explore la façon dont cette éthique sociale met en évidence la solidarité entre défense des valeurs de care et promotion de la participation, conçues comme des facettes indissociables du projet démocratique d'Addams. Il s'agit par là de mettre en lumière les raisons pour lesquelles la radicalité de ce projet ainsi que son apport à la réflexion contemporaine sur le care ont été récemment réévalués. Mais il s'agit aussi de signaler les ambivalences de ce projet démocratique et d'en proposer un bilan critique.
Les partisans de la démocratie radicale ont développé une critique de la démocratie représentative, mettant en avant une priorité du politique sur le social ainsi que la centralité du conflit. Ils n'ont cependant pas produit une réflexion suffisante sur les conditions de la participation politique. C'est ce à quoi s'attelle ce livre, en s'inspirant du pragmatisme de Dewey et de sa définition de la politique démocratique en termes d'expérimentation. Après avoir dégagé l'ossature de la pensée de Dewey, ce livre en interroge certains des points aveugles en puisant à la source des travaux de Charles Wright Mills. Puis il en examine une des actualisations récentes. Tout en montrant les richesses du pragmatisme deweyen qui déconstruit certains clivages stériles en philosophie politique et permet de penser la dynamique de formation des liens civils, ce livre met en relief certaines limites de l'expérimentalisme démocratique.
Aussi bien sociologue, historien ou philosophe qu'économiste, Thorstein Veblen (1857-1929) est une figure majeure de l'histoire des sciences humaines et sociales. Cet ouvrage vise à faciliter l'accès du public francophone à sa pensée en proposant une lecture systématique de son oeuvre. Aussi bien sociologue, historien ou philosophe qu'économiste, Thorstein Veblen (1857-1929) est une figure majeure de l'histoire des sciences humaines et sociales. Ce livre vise à faciliter l'accès du public francophone à sa pensée en en proposant une lecture systématique. Après avoir restitué le parcours de Veblen, il présente les différents volets de son travail : il revient sur son projet d'une science économique évolutionnaire, sur sa contribution au développement d'une approche institutionnaliste des dynamiques économiques avant d'interroger le type de critique sociale dont relève sa théorie de la classe de loisir. Il analyse enfin ses idées politiques et les enjeux pratiques de sa réflexion. Cet ouvrage veut ainsi rendre compte de la façon dont le travail de Veblen se situe au carrefour de plusieurs disciplines des sciences sociales. Mais il a aussi pour ambition d'éclairer la manière qu'a Veblen d'articuler réflexion scientifique et critique sociale. Cela implique, notamment, de montrer en quoi son oeuvre peut être relue dans les termes d'une théorie et d'une critique du pouvoir économique. La notion de théorie du pouvoir permet d'articuler entre elles les différentes facettes du travail de Veblen et d'apporter un éclairage sur son actualité.
Ce livre retrace le parcours théorique de la notion de dépendance dans la philosophie féministe contemporaine, de la critique du fonctionnement du concept dans la rhétorique de lÉtat libéral aux modalités de son inclusion dans une théorie de la justice. Deux axes se dégagent, qui convergent dans une tentative de redéfinition de la notion dautonomie: les relations de dépendance constituent le point de départ de léthique du « care » ou de la sollicitude, quil sagira de présenter ici; elles ont en outre suscité des reformulations importantes des théories de la justice sur la base dune anthropologie politique qui cherche à prendre acte de la constitution relationnelle des agents moraux. Lenjeu de ces réflexions nest donc pas simplement de réévaluer la notion de dépendance, mais aussi de fournir un fondement normatif à linclusion des personnes dépendantes dans la communauté morale et politique, voire délaborer une conception renouvelée de la citoyenneté.
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...