La problématique de l'État en Europe s'inscrit dans une double dimension, celle de l'État en général et celle, particulière, des États de l'Union européenne, les plus anciens des États mais aussi les plus engagés dans un processus d'intégration qui transforme leur souveraineté même. Par ce processus, notamment, l'État se démet de certaines fonctions tout en en créant d'autres, ainsi des mécanismes de régulation dont l'Union européenne est l'exemple ou l'exception même. L'histoire des États européens n'est-elle pas précisément celle d'États inventant en permanence de nouvelles fonctions à mesure qu'ils en abandonnaient d'autres ? À cet égard, Pierre Hassner parle du " dépérissement de l'État en tant qu'autorité souveraine capable de maintenir l'ordre et la paix à l'intérieur et d'engager la nation dans des actions extérieures et, éventuellement, dans la guerre ", même si les États sont les acteurs privilégiés du jeu sécuritaire, comme le montrent, à leur façon, Ole Waever et Didier Bigo. Ce processus de transformation de l'État européen par une intégration plus poussée est-il toutefois inscrit dans l'histoire des Communautés et de l'Union ? Alors que Didier Bigo dénonce toute lecture téléologique à l'exemple de la coopération policière, Jacques Le Cacheux énonce, à la lumière de l'UEM, la logique des choix résultant de la constitution d'une Europe de type quasi fédéraliste, si elle n'est pas subsidiaire. Pour s'inscrire dans une dialectique de choix et de nécessité, ces décisions n'en sont pas moins politiques, selon Jacques Le Cacheux et Wayne Sandholtz. Le rôle des politiques n'est-il pas alors de servir d'interface entre la sphère nationale et l'internationale, comme le soutient Patrick McCarthy ?
Nombre de pages
295
Date de parution
12/02/1998
Poids
388g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782724607406
Titre
Entre union et nations. L'Etat en Europe
Auteur
Le Gloannec Anne-Marie
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
136
Poids
388
Date de parution
19980212
Nombre de pages
295,00 €
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L'Allemagne tient une place à part en Europe et dans le monde. L'héritage de la Seconde Guerre mondiale n'y est pas pour rien, tant ce legs a inhibé les ambitions d'un pays divisé pendant quarante ans. Réunifiée en 1989, l'Allemagne est devenue le plus grand pays de l'Union européenne et a retrouvé sa capitale, Berlin. Elle a pu, surtout, recommencer à penser le monde et à s'envisager elle-même comme nation. Aujourd'hui, elle se découvre une liberté d'action, une responsabilité, une ambition, que ses errements passés empêchent cependant d'assumer pleinement. Car la volonté de rompre avec la responsabilité des "pères', caractéristique de la génération soixante-huit, perdure et n'est pas exempte de culpabilité. L'Allemagne combine vraie appréciation de sa valeur et doutes redoublés sur sa légitimité à l'exposer, à la faire valoir au reste du monde. Du coup, entre allégeance européenne, méfiance inédite envers l'allié américain, incertitudes sur les missions à confier à l'armée - la Bundeswehr - et conflit entre valeurs et pragmatisme à l'égard du géant russe, l'Allemagne réapprend la complexité d'un monde dont la guerre froide l'avait paradoxalement protégée. Biographie de l'auteur Anne-Marie Le Gloannec est directrice de recherche au CERI. Elle recense pour nous les écoles de pensée, les acteurs et les lignes stratégiques de la politique étrangère allemande."
En hommage à Pierre Hassner, penseur de la violence et de la paix, ce livre rassemble quelques uns de ceux qui l'accompagnent ou le suivent dans sa réflexion sur les relations internationales : Suzanne Berger, Jean-Claude Casanova, Annie Daubenton, Jean-Pierre Derriennic, Jean-Luc Domenach, Carlos Gaspar, François Fejtö, Francis Fukuyama, Timothy Garton Ash, Anna Maria Gentili, Pierre Grémion, Stanley Hoffmann, Joëlle Kuntz, Pascale Laborier, Anne-Marie Le Gloannec, Jacques Lévesque, Pierre Manent, Marie Mendras, Dominique Moïsi, Olivier Mongin, Edward L Morse, Uwe Nerlich, Diana Pinto, Philippe Raynaud, Pierre Rosanvallon, Jacques Rupnik, Jean-Jacques Salomon, Dominique Schnapper, Aleksander Smolar, Marie-Claude Smouts, Nathan Tarcov, Paul Thibaud, Danny Trom, Ole Waever, Barat Wariavwalla, Samuel F Wells, Jan Zielonka. Les thèmes abordés dans l'ouvrage - violence, guerre et paix, nationalisme, démocratie, quête de l'identité et de l'universel, place de l'individu dans les relations internationales - proposent au lecteur une clé de lecture pour comprendre le XXIe siècle, et une clé de relecture du XXe siècle, à l'appui des grands philosophes, de Machiavel à Kant.
Ce numéro a pour thème la fabrique du besoin éducatif qui accompagne le développement de politiques éducatives visant l'accessibilisation des systèmes scolaires. Il associe l'institutionnalisation de cette notion à la redéfinition du rôle de l'élève et de l'enseignant liée à des politiques éducatives promouvant l'efficacité du l'institution scolaire. Il porte par ailleurs le regard sur le rôle joué par la généralisation de dispositifs de soutien ciblant les élèves à risque d'échec scolaire. Il s'intéresse enfin aux conventions développées par les acteurs de l'école pour mettre en sens et en scène les principes revendiqués par l'école inclusive tels que la différentiation pédagogique ou les pratiques collaboratives.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.