
Le commerce et la paix
L'association du commerce et de la paix est un lieu commun de la pensée libérale, mais peut-on encore y croire ? Le développement du commerce a peut-être renforcé la paix entre ceux qui pouvaient s'y adonner mais il n'a cessé de maintenir, à la périphérie de l'histoire, des exclus de la croissance qui réclament aujourd'hui leur part. On pourrait avoir le sentiment qu'après le temps de l'espoir et de l'optimisme est venu celui des désillusions. Mais cette lecture serait bien superficielle. L'un des apports importants des contributions de ce volume est de montrer que dès l'origine, chez Montesquieu ou Adam Smith, on observe un certain doute quant aux effets du commerce, qui contribue sans doute à la paix, mais parfois aussi à la guerre, qui élève la civilisation, mais parfois abaisse moralement les individus qui s'y adonnent ou sont victimes de la nouvelle organisation du travail. Cette ambivalence n'a jamais cessé de travailler ce couple finalement assez mal assorti, les arrière-pensées, les calculs mercantilistes n'étant jamais très éloignés des espoirs libre-échangistes.
| Nombre de pages | 210 |
|---|---|
| Date de parution | 05/09/2017 |
| Poids | 400g |
| Largeur | 165mm |
| EAN | 9782868209771 |
|---|---|
| Auteur | Barrera Guillaume ; Ducoulombier Peggy ; Maulin Er |
| Editeur | PU STRASBOURG |
| Largeur | 165 |
| Date de parution | 20170905 |
| Nombre de pages | 210,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La guerre civile. Histoire philosophie politique
Barrera GuillaumeRésumé : Les hommes se sont toujours fait la guerre. Et des armées de penseurs n'ont cessé d'y réfléchir. Or même les plus grands d'entre eux n'ont à peu près rien à dire sur la guerre civile. Ce sont les philosophes surtout qu'elle a hantés, parce qu'elle déchire la vie commune jusqu'à mettre le corps politique en péril de mort. De Platon à Marx, de Cicéron à Machiavel, de Hobbes à Tocqueville, tous ont tenté de comprendre une guerre que chacun a connue. La guerre civile, dont les définitions abondent au point de la rendre insaisissable, se résume le mieux dans sa proposition originelle : c'est la guerre que se font les citoyens. Les classiques de la Grèce et de Rome nous ont appris qu'elle se nourrit de l'inégalité et des dissemblances extrêmes. Mais une rupture se produit depuis le début de l'ère chrétienne, où s'impose l'évidence de l'universel, où les promesses d'un autre monde opposent les hommes. Désormais, la guerre civile prend une autre dimension. Ce livre explore les ondes continues de cet événement. Il cherche dans la guerre civile anglaise la violente matrice du libéralisme. Avec Tocqueville, il croit trouver dans l'égalité la réponse que propose la démocratie pour remédier aux discordes. Il découvre avec Marx, contrepied absolu, une apologie de la seule "guerre juste" , celle des travailleurs contre l'exploitation. Il revisite ces deux tragédies nationales, la guerre de Sécession, la guerre d'Espagne. Et il interroge "la guerre civile mondiale" dans laquelle, selon certains, nous serions entrés depuis un siècle. Autant dire que les tribulations de l'universel nous poursuivent toujours.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,00 € -

Les lois du monde . Enquête sur le dessein politique de Montesquieu
Barrera GuillaumeMontesquieu est un auteur à la fois familier et lointain. Il nous a enseigné le rejet du despotisme, l'idée moderne de constitution, les bienfaits du commerce, le gouvernement des moeurs et des manières... Mais ce grand legs a tant innervé nos habitudes de pensée qu'il nous dissimule l'étendue universelle d'une oeuvre devenue aujourd'hui passablement désaffectée. L'ambition du présent ouvrage n'est pas de restituer tel pan ou telle leçon d'une pensée étincelante, mais qui souvent se dérobe, elle est de saisir toute l'ampleur d'une philosophie soucieuse d'embrasser la condition humaine dans ses formes les plus riches: le coeur de l'homme, le commerce des deux sexes, les passions politiques, l'esprit des nations, la force et la violence. Dans le triangle que constituent la liberté, la religion et le commerce, l'auteur de l'Esprit ales lois explore les multiples combinaisons qui déterminent, ou qui entravent, l'accès des Etats à la puissance et à la prospérité: tel est, écrit Guillaume Barrera, le vrai dessein de Montesquieu. Ce penseur est d'abord un politique. Il n'est ni le philosophe ni le sociologue qu'on décrit ordinairement; il fait bien autre chose qu'une oeuvre de science: il entend agir par son oeuvre.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER29,50 € -

Les derniers jours du commandant
Barrera Tyszka Alberto ; Amutio RobertRésumé : Dans ce roman, l'auteur explore un sujet tabou : le cancer secret qui ronge le corps d'un personnage historique, ici le président vénézuélien Hugo Chavez (1954-2013). Et la maladie devient celle de toute une nation, le Venezuela contemporain. Loin du pamphlet et de la caricature politique, le livre se construit comme un kaléidoscope d'histoires simultanées et interconnectées : celle de Miguel Sanabria, oncologue à la retraite, dont la femme Beatriz incarne la haine caricaturale d'une catégorie de la population envers Chavez. Celle de deux préadolescents qui se retrouvent pour chatter sur Internet : Le Papillon et Le Vampire. Enfin, celle d'un journaliste au chômage, Freddy Lecuna, qui espère écrire un bestseller sur Chavez et sa maladie.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,00 € -

La maladie
Barrera Tyszka Alberto ; Raynaud VincentRésumé : Voici une belle leçon d'écriture et d'éthique. Alors que d'autres romanciers moins doués n'auraient pu éviter de tomber dans le mélodrame ou dans un pathétisme complaisant, Alberto Barrera Tyszka trouve le ton juste - pudique, profond, émouvant - pour nous raconter une histoire de tous les jours, mais dont on ne parle pourtant pas très souvent. Car, quand la maladie surgit, elle impose le silence et elle trace, immanquablement, et partout où elle se manifeste, des lignes de partage qui isolent et séparent les protagonistes et les témoins de cet événement imprévisible. Au début du roman, Andrés Miranda, médecin dans un hôpital de Caracas, apprend que son père, Javier, est atteint d'un cancer. Bien qu'il ait toujours soutenu qu'il ne faut pas cacher la vérité aux patients, cette fois-ci, il n'ose rien dire au malade. Au lieu de lui transmettre les résultats des examens, et dans l'espoir de trouver le bon moment pour lui parler en toute franchise, il l'invite à faire un voyage sur une île des Caraïbes, Margarita, qu'ils avaient déjà visitée ensemble des années auparavant. Mais le docteur Miranda a un autre souci : se débarrasser d'un ancien patient, Ernesto Duràn, qui se dit très malade, et lui envoie régulièrement des e-mails pour lui demander de le recevoir d'urgence. Agacé, convaincu qu'il s'agit d'un malade imaginaire, Andrés demande à sa secrétaire, Karina, de ne plus lui transmettre les messages d'Ernesto. Il ignore qu'il existe entre eux une relation secrète dont la portée va créer très vite une situation explosive pour le médecin. Avec beaucoup d'habileté et de savoir-faire, Barrera Tyszka développe ces deux trames qui se répondent et finissent par prendre au piège les personnages et le lecteur. Mais en vérité il fait bien plus que cela : il nous invite à rompre le silence sur un sujet tabou et à mieux connaître la réalité de la maladie tout au long d'un roman parfaitement maîtrisé, à la fois d'une force et d'une sérénité admirables.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER20,20 €

