En plein hiver 1872, un cimetière israélite est inauguré à 1 000 mètres d'altitude à La Chaux-de-Fonds, dans le massif jurassien (Suisse). Deux sépultures, fraîchement implantées, marquent le début de l'histoire de ce cimetière. C'est le troisième cimetière israélite autorisé en Suisse romande. Le plus ancien existe depuis 1811 à Carouge dans le canton de Genève, suivi de celui de Lausanne en 1868. Comment ce cimetière a-t-il été créé, comment le terrain a-t-il pu être acquis, comment s'est-il développé et agrandi ? Anne-Marie Rychner-Faraggi nous emmène dans la découverte de cette histoire. Dans le judaïsme, la conservation des tombes étant perpétuelle, l'architecture funéraire ainsi que l'évolution stylistique et symbolique peuvent être étudiées sur de longues périodes. Le cimetière israélite de La Chaux-de-Fonds se distingue par la rareté des symboles judaïques et l'importance d'une ornementation profane, semblable à celle des cimetières non-juifs. L'observation attentive des épitaphes donne des renseignements sur les personnes inhumées : l'âge au décès, les patronymes, les origines, les professions, le niveau social, ainsi que le rite funéraire. Ce cimetière révèle une population juive bien intégrée dans le tissu social protestant de la ville de La Chaux-de-Fonds. Si la souche fondatrice est alsacienne, on observe également une hétérogénéité due aux migrations successives. A l'heure actuelle, les membres de cette communauté israélite sont de moins en moins nombreux et les inhumations de plus en plus rares. Mais un tel cimetière, niché dans la montagne, représente un pan de leur histoire et de l'histoire des Montagnes neuchâteloises : il doit être connu et conservé.
Date de parution
19/11/2020
Poids
970g
Largeur
228mm
Plus d'informations
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EAN
9782889303250
Auteur
Rychner-Faraggi Anne-Marie
Editeur
ALPHIL
Largeur
228
Date de parution
20201119
Nombre de pages
0,00 €
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Dans le corpus de la littérature fantastique, les histoires de doubles nous fascinent, non tant par l'horreur qui s'y attache, bien qu'elle puisse être au rendez-vous, ni tant par la complexité et le rythme soutenu de leur intrigue, bien que certaines s'entendent à doser le suspense, mais par ce que l'on pourrait appeler leur étrangeté familière. Il est évidemment étrange de perdre ou de céder son ombre ou son reflet, de voir ses projets contrariés par un alter ego qui nous ressemble comme deux gouttes d'eau. Mais en même temps, cette étrangeté est reliée à des expériences familières : nous projetons une ombre et il nous arrive d'y prêter attention, nous nous regardons quotidiennement dans un miroir à l'heure de la toilette et cette inspection de nous-même peut nous apporter satisfaction ou désespoir. Nous ne songeons guère cependant que nous pouvons perdre ce reflet ou cette ombre. C'est à explorer ce domaine de clair-obscur de la conscience de soi, au moyen des instruments que propose l'herméneutique jungienne, que s'attachent les essais qui constituent cet ouvrage.
La Quête de la princesse captive est composé de quatre essais littéraires reliés entre eux par un thème commun qui donne son titre à l'ouvrage. Parmi tant d'autres chefs d'œuvre qui auraient pu se ranger sous cette même rubrique, la réflexion critique de l'auteur porte sur Tristan et Iseut, qui marque l'émergence de ce thème dans la littérature romane et sur deux textes très connus : une nouvelle de Gérard de Nerval, « Sylvie », tirée des Filles du feu, et un roman du début du XXe siècle, Le Grand Meaulnes d'Alain-Fournier. Enfin, elle s'arrête sur un roman aujourd'hui moins connu, mais qui a fait beaucoup de bruit lors de sa parution. Il s'agit de L'Atlantide de Pierre Benoit. Ces essais ne s'adressent pas à des spécialistes de la critique littéraire, mais à tous ceux qui sont intéressés par la littérature et la psychologie. Les études que Michel Rychner a poursuivies à l'Institut Jung lui ont ouvert des perspectives qui n'ont pu qu'enrichir son approche des textes littéraires, à laquelle l'avaient préparé les grands maîtres de l'École de Genève. C'est aux belles études de Marie-Louise von Franz sur les contes de fées qu'il doit le titre de son ouvrage. Le thème de la quête de la princesse captive est en effet directement issu du folklore universel et il est largement illustré dans les contes de fées. Dans une perspective jungienne, il offre les fondements archétypiques de la relation de l'homme avec sa contrepartie féminine inconsciente, l'Anima, qui détermine également ses relations avec la femme et avec la vie. C'est ce fil rouge que Michel Rychner a suivi en cherchant à mettre en évidence la complexité des rapports de la psyché masculine avec le Féminin, d'où une approche qui est celle de la psychocritique.
Suffit-il de réunir autour d'une même table les plus grands scientifiques et les plus brillants philosophes d'une époque pour garantir au monde une paix durable ? Dans le sillage de la création de la Société des Nations (SDN), installée à Genève a la fin de la Première Guerre mondiale, plusieurs personnalités proposent qu'on la complète d'un organe moins versé dans les questions politiques et économiques : une véritable "Société des Esprits" qui rassemblerait les hommes et femmes des sciences et des arts. C'est à cette fin qu'est fondée, en 1922, la Commission internationale de coopération intellectuelle (CICI), qui réunit des figures académiques de premier plan telles qu'Henri Bergson, Marie Sklodowska-Curie ou Albert Einstein, préfigurant ainsi la naissance de l'UNESCO deux décennies et un nouveau conflit mondial plus tard. S'appuyant sur une analyse minutieuse et innovante des riches archives de la Commission, cet ouvrage retrace l'évolution de cette dynamique tout au long de l'entredeux- guerres. Il révèle qu'au-delà de ses acteurs les plus célèbres, une multitude de "petites mains" de la coopération intellectuelle s'emploient, au quotidien, à tisser un dense réseau de relations scientifiques et culturelles qui s'institutionnalisent progressivement.
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