
Le choix de l'heure. Ruser avec la mort ?
L'aide médicale à mourir semble être devenue une convention sociale à laquelle on consent afin d'éviter le plus possible la douleur, le sentiment d'être une charge ou une solitude accrue. Mais que signifie la volonté de devancer "l'heure" dans le contexte social actuel ? Cet essai prend la forme d'un dialogue entre un médecin des soins palliatifs depuis trois décennies et une anthropologue pionnière de l'étude des rapports humains face à la mort. A partir de 40 mots-clés, il offre des facettes souvent inaperçues, voire taboues, des réalités de la maladie, du soin et du lien social présentes lorsque la mort se profile à l'horizon. Il cherche à discerner les besoins psychiques et socioculturels à l'origine de la demande d'une mort devancée, ainsi replacée au sein des transformations contemporaines de notre rapport à la mort. En éclairant tant les mouvements culturels que l'anticipation du deuil des individus, une question traverse ainsi ce livre : le souhait d'accélérer le tempo vers la mort serait-il aussi une de nos manières actuelles de ruser avec le destin ?
| Nombre de pages | 295 |
|---|---|
| Date de parution | 25/09/2020 |
| Poids | 370g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782897940744 |
|---|---|
| Auteur | Des Aulniers Luce ; Lapointe Bernard J. |
| Editeur | SOMME TOUTE |
| Largeur | 140 |
| Date de parution | 20200925 |
| Nombre de pages | 295,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Itinérances de la maladie grave. Le temps des nomades
Des Aulniers LuceSur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER55,00 € -

Le Temps des mortels. Espaces rituels et deuil
Des Aulniers LuceRésumé : Bien des gens ne savent pas trop à quoi s'en tenir lorsque, devant la mort, le terme rite est énoncé. Cet essai, qui repose sur plus de quarante ans de recherches en socioanthropologie de la mort, invite nos contemporains à comprendre pourquoi et veut les aider à choisir de façon quelque peu éclairée les manières de disposer des restes humains, de saluer la mort de leurs proches et d'aménager les traces matérielles du souvenir. Bref, de se refabriquer, soi, et avec les autres, à travers le passage de la mort et de nos morts. Il tient dès lors le pari de répondre à ces questions que maints concitoyens se posent : d'où vient ce besoin de ritualiser, et encore plus, lors de la mort d'un membre du groupe ? Comment s'explique dans les mentalités la montée de la crémation ? Dans la palette des choix de disposition qui s'offrent, comment laisser place à la volonté des premiers concernés, soit, mais aussi aux personnes qui leur survivent ? Que penser des formes de communications relatives à la mort sur les réseaux sociaux et des sites commémoratifs en ligne ? Quelles sont les conséquences de ces pratiques sur les moments du rituel, sur le sort des restes humains, sur les lieux du souvenir ? Et sur l'expérience du deuil ? Pour cela, Le Temps des mortels entraîne les lecteurs à tisser une série de liens entre les significations des pratiques récentes et celles issues de cultures millénaires. Ils pourront y trouver des clés pour les guider dans la diversité parfois déroutante des initiatives actuelles émanant d'entreprises et de tendances diverses. Ils auront également le loisir de s'inspirer d'une proposition articulant les facettes d'un rite davantage en concordance avec les désirs contemporains.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER24,00 € -

FASCINATION
DES AULNIERS LRésumé : Epoque de mille et une fascinations! C'est par le biais inusité de la fascination que cet essai envisage les rapports contemporains entre la vie et la mort. Traversant nos paysages quotidiens, l'idée que nous nous faisons de la mort imprègne nos manières de vivre et notre rapport au temps. La fascination y participerait, tant dans nos attitudes que dans nos liens, comme manière de ressentir le présent, d'habiter l'espace du corps et des identités, d'investir la mémoire et la culture, bref, comme un désir de suspendre le temps, d'accomplir secrètement notre fantasme d'éternité. Dès lors,. qu'il s'agisse de quête hédoniste insatiable, de curiosité illimitée pour le spectaculaire, d'émois partagés face aux jeux extrêmes, voire face à l'horreur que suscitent les catastrophes collectives, pourquoi cherchons-nous tant, aimons-nous à ce point être fascinés, et quel en est le prix ? Cette étude socioanthropologique s'adresse à celles et ceux qui, résistant aux poncifs de l'air du temps, veulent dépasser les injonctions et les déplorations obligées entourant le fait de notre finitude. En reliant le thème de la fascination à celui de nos rapports à la vie et à la mort, l'auteure nous amène à débusquer la portée délétère des formes subtiles de déni et à reconsidérer ce qui contribue aussi à faire de nous des humains un peu plus lucides sur leur sort et celui d'une planète.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER29,00 € -

ETHIQUE PROFESSIONNELLE EN ENSEIGNEMENT
DESAULNIERS/FRAEn quoi consiste, ou devrait consister, l'éthique professionnelle en enseignement ? Comment se manifeste-t- elle dans les gestes pédagogiques? Selon quels critères peut-on la juger ? Comment développer l'éthique professionnelle dans le cadre des formations initiale et continue en enseignement ? En tenant compte du contexte social et culturel du Québec, des principes éthiques déjà énoncés par le ministère de l'Education ainsi que des lois, codes et conventions ayant des incidences sur la pratique enseignante, les auteures présentent des éléments à considérer pour la réflexion éthique sur l'agir professionnel. Elles proposent des clarifications conceptuelles et un certain nombre de repères et de balises afin de guider les enseignants et de stimuler la discussion sur l'éthique professionnelle, non seulement dans la classe, mais aussi dans l'école et dans la société.Sur commandeCOMMANDER20,75 €
Du même éditeur
-

Le temps d'une photo. Réflexion sur la photographie à l'ère du numérique
Raymond SébastienLe photographe Sébastien Raymond signe un essai sur les habitudes photographiques des gens. Comment larrivée du numérique a changé les habitudes des professionnels du médium photographique ainsi que celles des amateurs ? Il suffit daller au centre-ville de Montréal pour remarquer la quantité incroyable de photos qui se prend à l'aide de téléphones cellulaires. Mais quarrive-t-il de ces photos ? La plupart dentre elles ne seront jamais regardées. Vivons-nous encore le moment présent ? Choisissons-nous réellement ce que nous voulons prendre en photo ou sommes-nous seulement rendus avides de quantité ? Est-ce que ces photos servent seulement prouver que nous existons, en les partageant sur les réseaux sociaux ? Pourquoi prenons-nous toutes ces photos ? Un petit essai personnel levant voile sur notre désir constant dêtre en représentation, sur notre façon de lire les images et sur les mutations du métier de photographe. Le texte est accompagné de photographies de Sébastien Raymond.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER12,50 € -

Laideronnie
Martel Kareen ; Nolin SafiaRésumé : En Laideronnie, on évite la lumière des néons, comme tout le monde, mais aussi celle du soleil, des lampadaires et du plafonnier dans la chambre à coucher. On tolère à peine les chandelles. On est les ami·es des coins de murs, des recoins sombres, on craint les rassemblements, et on se sent en sécurité quand on est enfin seul·es. Mais n'entre pas en Laideronnie qui veut : on y est poussé par les autres, à force d'insultes, de regards répétés ou accusateurs, de rires étouffés. A la fois récit personnel et réflexion sur la laidophobie ambiante, Laideronnie jette la lumière sur la culture laideronne. Kareen Martel, refusant la honte et la pudeur généralement de mise, souhaite braquer les projecteurs sur une des formes de discrimination les plus ignorées. A son avis, les laiderons se replient en Laideronnie, mais peuvent également s'y déployer, revendiquer leur territoire et leur identité. La lumière peut aussi s'y faire douce , en terres moches, on est souvent en bonne compagnie.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER13,00 € -

Défier le film. Le cinéma d'animation de Robert Breer
Barrès Patrick ; Vimenet PascalRésumé : Cet ouvrage explore les créations cinématographiques de Robert Breer (1926-2011), figure majeure du cinéma d'animation expérimental du XXe siècle. Breer définissait son programme de recherche en ces termes : "Défier le film". Une injonction renvoyant aux lignes de fracture, aux actes engagés et subversifs qui imposent de déjouer les normes, de prendre des risques, d'impulser de nouvelles démarches de création ; cette préconisation inspire et donne du grain à moudre sur le plan du discours. Le cinéaste incite ainsi à défier la réflexion, à faire du discours une quête théorique.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER17,00 € -

Des quartiers sans voitures. De l'audace à la réalité
Boyer Stéphane ; Marchand BrunoRésumé : Saviez-vous que certaines villes possèdent plus de places de parking que de résident. es ? Que vous avez deux fois plus de chance de mourir d'un problème cardio-vasculaire en habitant près d'une artère routière importanteâ? Qu'éliminer les voitures d'un quartier peut réduire de 40% la pollution sonore ? Un quartier sans voitures, c'est plus qu'une question environnementale. C'est d'abord et avant tout une question socioéconomique. Dans cet essai, Stéphane Boyer imagine la ville de demain comme un réseau de quartiers denses et interconnectés à l'intérieur desquels la majorité des déplacements se font à pied ou à vélo, et où les relations humaines redonnent un sens de communauté aux centres urbains. L'auteur met à profit son expérience d'élu municipal et propose des pistes de solution pour freiner l'expansion des grandes villes à l'ère où les villes doivent subvenir à un nombre croissant de besoins et où les changements climatiques nous forcent à repenser nos façons de faire.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER13,00 €
