Les loisirs en espace agricole. L'expérience d'un espace partagé
Le Caro Yvon
PU RENNES
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EAN :9782753504981
L'espace agricole c'est d'abord des agriculteurs, mais il est aussi utilisé par les habitants locaux, par les visiteurs (en particulier des villes voisines) et par les touristes, pour exercer des loisirs tels que les promenades pédestres, équestres ou en VTT, la chasse, la pêche ou la cueillette. En un même lieu, l'agriculteur habite et travaille, le promeneur ou le chasseur circulent et se récréent. A l'échelle des territoires comme à l'échelle des parcelles, cela illustre et questionne la multifonctionnalité de l'espace agricole. Pour les individus, cela entraîne des contacts directs, et ces rencontres entre agriculteurs et usagers peuvent mettre leur tolérance à l'épreuve. Plus généralement, la fonction récréative de l'espace agricole concourt-elle à l'utilité sociale des agriculteurs ? Joue-t-elle un rôle significatif dans la qualité de vie des citoyens?. L'ouvrage, qui porte à la connaissance du public les résultats d'une décennie de recherches, balaie quelques idées reçues. Non, ce ne sont ni les touristes, ni les citadins qui fréquentent le plus l'espace agricole français, mais ce sont d'abord les habitants du coin ! Non, la fonction récréative n'est pas l'apanage des espaces agricoles montagnards, c'est au premier chef une fonction sociale essentielle des régions agricoles intensives du grand Nord-Ouest et des périphéries urbaines! Non, le droit de propriété n'est pas suffisant pour comprendre les règles d'usage, car il est mâtiné de tolérance et de jeu... Contrairement au tourisme à la ferme, les loisirs en espace agricole concernent quasiment toutes les exploitations, et les deux tiers de la population. Ils permettent aux agriculteurs et aux usagers, autour de valeurs comme le travail, la nature, la propriété, de construire une expérience de l'altérité dans un espace agricole effectivement partagé, hybridé d'espace privé et d'espace public. S'appuyant sur une connaissance précise du terrain et un faisceau d'enquêtes en Ille-et-Vilaine, l'auteur illustre de cartes originales la cohabitation entre loisirs et agriculture à l'échelle du parcellaire, et montre que les agriculteurs, en régulant les usages, construisent un assolement récréatif de leur exploitation. Il explique pourquoi les nombreuses gênes ressenties par les uns ou les autres se résolvent généralement en accords informels, et rarement en conflits ouverts. Avec une ouverture pluridisciplinaire, il développe les fondements géographiques de ces interactions sociales. L'ouvrage s'adresse aux médiateurs territoriaux et animateurs de territoires, aux chercheurs, enseignants, aménageurs et étudiants qu'intéresse une réflexion de fond sur la multifonctionnalité et le partage de l'espace (bien au-delà du seul espace agricole), mais aussi aux usagers des loisirs et aux agriculteurs qui souhaitent mieux maîtriser la dimension territoriale de leurs pratiques. . . Yvon Le Caro, agronome de formation, a été conseiller puis enseignant en économie agricole.. Depuis 1992, cherchant à élargir sa compréhension du monde rural, il mène des recherches en. géographie sociale au sein de l'UMR CNRS 6590 ESO Espaces et sociétés . Depuis 2005, il est enseignant-chercheur à l'université Rennes 2. Il signe ici son premier ouvrage. Avec Philippe Madeline et Geneviève Pierre, il a dirigé Agriculteurs et territoires, entre productivismes et exigences territoriales , publié aux PUR dans la collection Espace et territoires .
Nombre de pages
431
Date de parution
18/10/2007
Poids
705g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782753504981
Titre
Les loisirs en espace agricole. L'expérience d'un espace partagé
Auteur
Le Caro Yvon
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
705
Date de parution
20071018
Nombre de pages
431,00 €
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Le Caro Yvon ; Madeline Philippe ; Pierre Genevièv
Après avoir longuement scrute les transformations de l'agriculture et ses conséquences sur les espaces ruraux, les chercheurs en sciences humaines et sociales s'interrogent désormais sur les ressorts d'un avenir agricole post-productiviste. Quelle agriculture encourage-t-on à travers la constitution de nouveaux territoires? Peut-on contrecarrer la course à l'agrandissement et à la productivité? L'agriculture et les agriculteurs sont investis d'attentes multiples qui dépassent la fonction productive: qualité des paysages, de l'environnement et de la vie. Or, ces exigences s'ajoutent à des contraintes fortes dans une profession très administrée, même si tous ne connaissent pas le même niveau de dépendance aux politiques publiques. Face aux attentes en perpétuelle évolution, les pratiques des agriculteurs ne s'inscrivent pas dans la même temporalité. En fonction des types d'espaces agricoles, des structures d'exploitation, de l'éventail des productions pratiquées, des politiques publiques et de l'histoire récente vis-à-vis de la logique productiviste, les capacités d'adaptation et d'évolution varient. Si l'étude des porteurs de projets innovants retient notre attention, l'ouvrage s'attache à saisir aussi les tendances de fond qui mobilisent la majorité des agriculteurs. Dans ce contexte, de quelle reconnaissance sociale bénéficient les agriculteurs et pour quel niveau de vie? Comment des demandes sociales multiformes, voire contradictoires et même conflictuelles peuvent-elles être assurées par des agriculteurs de moins en moins nombreux? Quelle place prennent-ils, quelle place leur donne-t-on dans les projets de territoire et dans les instances de décision? A l'évidence, la présence des agriculteurs dans l'espace et la société est porteuse d'enjeux territoriaux majeurs qui débordent largement la seule sphère agricole. Biographie de l'auteur Yvon Le Caro est maître de conférences à l'université Rennes 2 Haute-Bretagne. Au sein du laboratoire RESO (UMR CNRS 6590 ESO), il vient de publier Les loisirs en espace agricole. L'expérience d'un espace partagé, PUR. Il poursuit des recherches sur la médiation spatiale entre agriculteurs et non-agriculteurs. Philippe Madeline est maître de conférences à l'université de Caen. Ses travaux effectués au sein du CRESO (UMR CNRS 6590 ESO) portent sur les politiques publiques agricoles et rurales. Il co-dirige le pôle "Société, environnement et espaces ruraux" à la Maison de la Recherche en Sciences Humaines de l'université de Caen Basse-Normandie. Avec Jean-Marc Monceau, il a publié Acteurs et espaces de l'élevage du XVIIe au XXIe siècle (Bibliothèque d'Histoire rurale). Geneviève Pierre est maître de conférences à l'université d'Angers. Ses recherches effectuées au sein du CARTA (UMR CNRS 6590 ESO) portent sur les politiques agricoles et leurs implications territoriales, l'agriculture et les projets de territoires. En 2004, elle a publié Agriculture dépendante et agriculture durable, la PAC et les plateaux du Sud-Est du Bassin parisien (Publications de la Sorbonne).
Liborio Michaël ; Boulouch Nathalie ; Le Caro Yvon
Revoir en images les mutations des milieux ruraux des années 1970 : voilà l'objet de cet ouvrage. Très illustré de clichés tirés d'albums de famille inédits, ils nous plongent dans cette époque sous tous ses aspects ; faisant naître, selon l'âge du lecteur, nostalgie ou curiosité. On y observe la confrontation entre des pratiques ancestrales, proches de la terre, respectant des traditions établies, et de nouveaux modes de vie : vêtements, divertissements, autonomie, révolution des mentalités? Aucun secteur ne reste intouché : agriculture, artisanat, commerce dans les bourgs, mais aussi travail à l'usine et à la ville toute proche, dont l'extension donne de plus en plus aux campagnes leur nouveau visage « péri-urbain ». Commentées par des spécialistes, ces images-témoignages expliquent aussi les raisons de ces mouvements, plus seulement économiques mais sociologiques. Dans ce désir de progrès à tout prix, porté par la technique et la consommation, déjà des doutes s'élèvent, annonçant des voies alternatives qui font aujourd'hui encore référence.
Costumes sombres, oreillettes discrètes, valises en Kevlar et armes de poing à portée. Préparés au pire, formés comme aucun autre, ce sont eux qui rôdent autour de nos présidents, prêts à donner leur vie pour sauver la leur. Ce groupe, c'est le GSPR ; une soixantaine d'hommes, assujettis au devoir de réserve, perdus dans les "secrets des Dieux" . Alain Le Caro, qui a fondé cette unité, revient ici sur sa première mission : François Mitterrand. Du groupe, il a dessiné les contours, formé secrètement les membres, autour d'une seule et même ligne : préserver la vie du président et celle de ses proches. Une mission qui les a conduits à devenir peu à peu les ombres de François Mitterrand, les confidents de ses enfants, les coursiers des affaires de la République. De révélation en révélation, Alain Le Caro nous entraîne au coeur de la sécurité présidentielle, de l'intimité des gourvernants aux secrets d'Etat. Un récit passionnant dans les coulisses de la "mitterrandie" .
N'accueillez donc point avec tristesse le retour de ces jours de salut, mais réjouissez- vous, et soyez pleins d'allégresse, parce que, selon la parole de l'apôtre, "plus l'homme extérieur est affaibli, plus l'homme intérieur se renouvelle" (II Cor IV, 16). Le jeûne est en effet comme la nourriture de l'âme ; et de même que les mets de nos tables entretiennent la santé du corps, le jeûne communique à l'âme une vigueur nouvelle... Comment dépeindre le repos et le calme, la charité et la joie, la paix et la douceur et tous les biens innombrables que nous promet le retour du Carême ! Que personne donc ne paraisse triste et chagrin, et que tous au contraire, pleins de joie et d'allégresse, célèbrent le Divin Médecin de nos âmes qui nous ouvre cette voie de salut, et accueillent avec exultation l'annonce de ces jours bénis" ! Saint Jean Chrysostome. Pour le nouveau Carême qui s'annonce, les éditions des Syrtes proposent une édition revue et augmentée de ce recueil de textes accompagnant tout chrétien dans sa recherche spirituelle en cette période particulière de recueillement.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.