Le Bouëdec Gérard ; Nicolas Brigitte ; Haudrère Ph
PU RENNES
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EAN :9782753507241
A partir du XVII siècle, la réussite maritime des compagnies des Indes conduit a un développement massif des échanges commerciaux entre l'Europe et l'Asie et à de profondes évolutions de leurs sociétés respectives. Complétant les épices et les matières premières des cargaisons initiales, une gamme foisonnante et fascinante de textiles et de produits manufacturés ouvre la voie, à une diversification irréversible des marchés. En démultipliant les possibilités de manifestation du paraître, elle offre aux plus riches les moyens et les décors d'une affirmation de soi sans cesse renouvelée par les plaisirs et les libertés de la mode, sans interdire aux plus pauvres d'accéder aux satisfactions du confort. A tous, elle instille l'art et le besoin de consommer qui les font basculer dans la modernité. Cette soif inextinguible stimule l'augmentation des trafics commerciaux bien au delà des grands rouages des monopoles, mettant à contribution la nébuleuse plus ou moins licite des circuits de distribution du quotidien. Loin de les annihiler, elle vivifie les traditionnels réseaux d'échanges, vecteurs des transferts de technologie, et aiguise l'industrialisation et la délocalisation des productions. L'engouement pour la possession ne fait heureusement pas tout. Sur le terrain, de part et d'autre, lies références évoluent au fil d'une découverte et d'une imprégnation mutuelles, jamais innocentes, mais servies par le regard des esprits les plus aventureux et les plus disponibles de leur temps, quels que soient leurs partis pris religieux, militaires ou commerciaux. S'installer chez l'autre, s'y acclimater pour survivre, prospérer ou imposer, ne peut se dispenser d'un approfondissement des relations basé sur des normes et des outils culturels au service des intérêts communs de la production. Apprendre à le connaître, ne serait ce que pour mieux le convertir, conduit, par la montée en puissance des savoirs, à percer les mystères de son originalité. Remonter aux sources de l'exotisme contribue alors à enraciner scientifiquement ce goût de l'Inde, à la découverte duquel cet ouvrage qui public les travaux du colloque de Lorient de juin 2007, est entièrement dédié.
Nombre de pages
175
Date de parution
21/11/2008
Poids
1 145g
Largeur
228mm
Plus d'informations
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EAN
9782753507241
Titre
Le goût de l'Inde
Auteur
Le Bouëdec Gérard ; Nicolas Brigitte ; Haudrère Ph
Editeur
PU RENNES
Largeur
228
Poids
1145
Date de parution
20081121
Nombre de pages
175,00 €
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Au XVIIIe siècle, les navires marchands ont pris possession de la mer. Morutiers et baleiniers se déploient depuis longtemps dans les hautes latitudes. Les grandes routes maritimes, ces voies du profit, ont pour destination l'Amérique ibérique, les Antilles, le continent nord-américain, les établissements de l'océan Indien. Le développement du commerce maritime s'est fait sous la protection des privilèges. Mais les monopoles et l'exclusif du pavillon craquent de toutes parts. Sur la façade atlantique du vieux continent, de la Baltique à la Méditerranée, les lignes du cabotage donnent plus de cohésion à l'Europe océanique et apparaissent, en amont et en aval des grands flux océaniques, comme les traits d'union indispensables à la réussite de l'aventure commerciale. Rapidement, les océans porteurs de ces activités deviennent le théâtre de rivalités et d'affrontements entre les puissances européennes. Le combat de ligne de file qui s'impose comme tactique de combat favorise une certaine homogénéisation des flottes de guerre. Mais quand le commerce est l'enjeu de la guerre et que le commerce fait la guerre au commerce, la guerre change de nature. Le XVIIIe siècle invente la guerre totale. L'aventure maritime, c'est d'abord celle des hommes et ce sont les paroissiens des villes et des villages du littoral, cet espace d'interface entre la mer, " between the devil and the deep blue sea " et la terre, entre la peine et le profit. Sur le pont ou sur les quais, aux mâts ou sur les chantiers navals, à la barre ou sur l'estran, ils sont les acteurs au quotidien du littoral et de la mer. Ils ne sont aussi que la main-d'?uvre d'entreprises dominées par les détenteurs de capitaux, les négociants. Du counting house à la country house, en passant par l'échevinage, le consulat, la loge et la chambre de lecture, tracent-ils la voie à de futurs notables ou à de véritables entrepreneurs ... Organisé en chapitres thématiques, abondamment illustrés par des cartes et des tableaux statistiques, cet ouvrage présente, par une nouvelle approche, une synthèse sur les activités maritimes et les sociétés littorales de l'Europe atlantique au XVIIIe siècle.
L?histoire des compagnies des Indes est et demeure, dans les pays qui en furent dotés, un champ de recherches spécifique qui est souvent resté en marge d?une historiographie des aires culturelles, et en particulier de celle de l?Asie, particulièrement dynamique. Cet ouvrage a une ambition triple. Montrer la réalité de la mondialisation, qui n?est autre qu?une maritimisation du monde, avec "l?histoire des siècles asiatiques" que connut l?Europe entre 1600 et 1800, lorsque celle-ci découvrit et fit commerce de produits asiatiques à grande échelle. Réexaminer le concept de rencontres entre Européens et Asiatiques et prendre conscience que la porte fut parfois seulement entr?ouverte comme en Chine à Canton, voire se referma au Japon quand elle ne fut pas forcée comme en Inde et en Asie du Sud-est. Il n?en demeure pas moins que dans les comptoirs de l?Inde tolérés par les pouvoirs politiques locaux, les petites communautés européennes doivent faire leurs apprentissages de l?Asie et de l?océan Indien pour se mouvoir dans un environnement où les influences culturelles ont marqué leur culture matérielle jusqu?à envisager en ce qui concerne la présence portugaise de parler de communauté luso-indien et de syncrétisme culturel.
Les relations Vannes Lorient n'ont jamais été enthousiastes. De même l'observation de la construction de l'intercommunalité du pays de Lorient fait apparaître toujours des tensions et des frictions. A ces deux échelles, celles-ci expriment sans doute des positions politiques divergentes et les analyses politiques rappellent toujours la dichotomie morbihannaise ouest-est. Mais consciemment ou inconsciemment, elles se nourrissent avant tout de ressentiments et de frustrations, qui remontent à la création du site de Lorient au XVIIe siècle et au développement de cette ville-port mondiale. Surtout ces ressentiments, assourdis dans la première moitié du XIXe siècle, sont à nouveau très forts dans la seconde moitié du XIXe siècle de la part de Vannes avant tout.
Bien que plus récent que la Compagnie des Indes ou l'arsenal, le port de Keroman n'en est pas moins indissociable de l'identité lorientaise. Avec force témoignages, les auteurs font revivre les développements et les crises qui ont jalonné les cent dernières années. Ces tempêtes, que Lorient a su surmonter, ont transformé ce qui n'était qu'un petit port de pêche en une cité du poisson, carrefour international des produits de la mer. Ainsi l'ambition de ce livre n'est pas seulement locale. A travers l'histoire de Keroman, c'est toute l'évolution de la pêche professionnelle au XXe siècle qui est rappelée et étudiée. Celle qui fait de Lorient aujourd'hui l'un des deux premiers ports de pêche français.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.