La Fédération unitaire de l'enseignement (1919-1935). Aux origines du syndicalisme enseignant
Le Bars Loïc
SYLLEPSE
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EAN :9782847970975
La Fédération unitaire de l'enseignement a joué un rôle déterminant dans la genèse du syndicalisme enseignant contemporain. Née de l'ouverture de la Fédération des syndicats d'instituteurs à tous les enseignants, cette organisation de la CGTU expérimenta un fonctionnement fondé sur l'existence de tendances organisées statutairement reconnues que la Fédération de l'éducation nationale adoptera par la suite. La survivance de plusieurs tendances se réclamant du syndicalisme révolutionnaire est une autre spécificité du syndicalisme enseignant qui fait aussi partie de l'héritage de la Fédération unitaire. Mais son histoire ne se résume pas aux affrontements inhérents à ce mode de fonctionnement. Ses militants ont aussi été confrontés aux questions fondamentales qui n'ont cessé de se poser au syndicalisme enseignant. Il en est ainsi de la place qu'il fallait accorder dans leur lutte à la pédagogie. Partisans des méthodes de l'"Éducation nouvelle", ils ont volontiers mis en avant les réalisations de la Fédération dans ce domaine. Mais la méfiance puis la véritable hostilité avec lesquelles ses dirigeants ont accueilli l'émergence du mouvement initié par l'un des leurs, Célestin Freinet, amène à s'interroger sur la réalité de cette image d'un syndicalisme à la pointe de l'innovation pédagogique. Ils ont surtout été confrontés à un problème qui remettait en cause l'existence même de la Fédération: comment et pourquoi maintenir une organisation "avant-gardiste" et donc nécessairement minoritaire face au puissant Syndicat national des instituteurs héritier des amicales du début du 20, siècle? Si la Fédération a pu survivre jusqu'à la réunification syndicale de 1935, elle le doit à un groupe de militants désireux de démontrer qu'il était possible de réunir les diverses catégories d'enseignants au sein de syndicats départementaux regroupés dans une "fédération d'industrie" et d'éviter ainsi toute dérive "corporatiste". Ils se sont aussi évertués à empêcher la bureaucratisation de leur organisation en limitant par exemple à deux ans le mandat de ses dirigeants. Mais l'histoire de la Fédération unitaire de l'enseignement démontre que de telles mesures ne suffisent pas à elles seules à garantir un fonctionnement réellement démocratique. Autant de problèmes qui n'ont pas fini de susciter des débats au sein du mouvement syndical contemporain!
Nombre de pages
556
Date de parution
01/03/2005
Poids
875g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782847970975
Titre
La Fédération unitaire de l'enseignement (1919-1935). Aux origines du syndicalisme enseignant
Auteur
Le Bars Loïc
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
165
Poids
875
Date de parution
20050301
Nombre de pages
556,00 €
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Très peu parmi les très nombreux ouvrages publiés à l'occasion du centenaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale ont abordé la question du pacifisme, particulièrement mal vu en une période où le nationalisme belliqueux, parfois revanchard, et l'aspiration à l'Union sacrée étaient dominants, y compris à gauche. La majorité des instituteurs mobilisés n'y échappaient pas. Généralement sous-officiers et officiers subalternes, ils ont payé un lourd tribut à la guerre. Ce sont eux en effet qui, à la tête de leurs compagnies, montaient à l'assaut, en fait à la boucherie. Seule une minorité dans laquelle figuraient beaucoup d'institutrices a refusé de se rallier à l'Union sacrée et occupé une place importante dans le mouvement pacifiste. Cette minorité était aussi celle qui était syndiquée à la CGT, à une époque où les fonctionnaires n'avaient pas encore légalement le droit de le faire. Comme l'écrira Pierre Monatte, un dirigeant de la CGT alors, ces enseignants animaient " la seule fédération restée fidèle durant la guerre à l'internationalisme ouvrier, prouvant ainsi la vigueur de son esprit révolutionnaire " . Ce livre retrace la façon dont ces institutrices et instituteurs ont vécu la guerre, notamment à travers les lettres qu'ils ont envoyées à celles et ceux qui partageaient leur engagement.
Erick découvre un corps sur le perron de la demeure de son voisin, un monsieur âgé qui vit seul depuis le placement de sa femme en maison de retraite. Il suppose que le corps est celui d'une femme car il lui semble apercevoir des escarpins et une mèche de cheveux mi-longs. Un cartable gît dans une mare rouge. Erick n'a jamais vu autant de sang. L'ancienne ferme aujourd'hui à l'abandon est silencieuse. Bien que la porte d'entrée soit ouverte, aucun son n'émane de la maison. Seule la cheminée qui fume en ce jour glacial de printemps témoigne qu'une présence humaine a occupé les lieux récemment. Même le petit chien du propriétaire, d'ordinaire si sociable, ne jappe pas dans la cour à l'approche du berger australien du promeneur. Le jeune homme, en appelant la Gendarmerie, ignore que ce jour de mai restera à tout jamais gravé dans sa mémoire et dans celle du village. Un village de l'extrême nord-est de la France, situé aux confins de la diagonale du vide.
La machine-école : qui se soucie vraiment, dans les débats sur l'école, de la réalité de l'Education nationale, de cette machine qui avance, mais broie, fabrique, mais rejette, relève de réglages délicats entre les politiques, les enseignants, les parents, voire les élèves ? L'ouvrage de Philippe Meirieu - qui répond aux questions de Stéphanie Le Bars, journaliste au Monde - n'est pas un livre de plus sur l'école, mais une coupe anatomique du système de l'Education nationale. Il n'est pas question ici de la seule réaffirmation de grands principes, mais de leur application de plus en plus difficile dans le cambouis quotidien d'une machine prisonnière des corporatismes enseignants, du consumérisme des parents, de la volonté, sans lendemain ni suivi, des ministres de laisser leur nom à des réformes dont ils ne verront pas les suites ni n'assumeront les échecs éventuels. Philippe Meirieu, longtemps tenu par la presse pour le conseiller occulte de Claude Allègre, est aujourd'hui chargé par Jack Lang de réfléchir à la réforme des Instituts universitaires de formation des maîtres ; il fut la cible de virulentes campagnes de presse ad hominem de la part de publicistes ou d'intellectuels brandissant haut les principes de la République. Il explique ici comment ne pas laisser, sous couvert des grands principes, les inégalités - sociales, économiques, culturelle - créer une école à deux vitesses.
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
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