Du colportage à l'édition. BIFUR et les Editions du Carrefour : Pierre Lévy, un éditeur au temps des
Lawton-Lévy Catherine
METROPOLIS
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EAN :9782883401372
En moins de 10 ans (1928-1934 ?), Pierre Gaspard Lévy a créé une maison d'édition et une revue restées mythiques dans l'histoire de la littérature des années trente. Il est parvenu à réunir les noms les plus prestigieux des avant-gardes littéraires, de la philosophie et des beaux-arts, notamment Max Ernst (La femme 100 têtes, Rêve de Carmel), Henri Michaux (Un certain Plume), Franz Kafka, (Le Verdict, pour la première fois traduit en français), Nazim Hikmet, James Joyce, Eisenstein, Man Ray. Après 8 numéros, en 1931, faute de moyens financiers, la revue BIFUR cesse ses activités. Restent les éditions du Carrefour qui publient, en 1933, Le Livre Brun de Willi Münzenberg, personnage charismatique, magnat de la presse allemande, communiste en fuite, qui le premier dénonce les crimes nazis. Lorsque la guerre éclate, Pierre Lévy et sa famille s'installent en 1940 à Saint-Tropez, puis trouvent asile en Suisse, berceau de la famille. Dès la Libération, Pierre se précipite à Paris pour découvrir leur appartement occupé par des nouveaux locataires, ses biens pillés, ses archives aussi. Il meurt peu de temps après, à l'âge de 50 ans. Étrangement, son nom n'est jamais mentionné quand on évoque BIFUR et les éditions du Carrefour. Sa fille, Catherine Lawton-Lévy, a décidé de faire revivre sa mémoire. Elle ne s'est pas limitée à retracer sa trajectoire, elle a cherché à retrouver les origines de cette vieille famille juive, implantée en Alsace depuis des siècles, où les hommes exerçaient souvent le métier de colporteur ; puis à la fin du XIXe siècle, en Suisse, à Bienne, où son grand-père fonda avec deux de ses frères une fabrique d'horlogerie. Ainsi le petit-fils du colporteur - ceux-là mêmes qui faisaient aussi commerce de livres - est devenu, l'espace de quelques brèves années, l'éditeur au carrefour des avant-gardes.
Nombre de pages
382
Date de parution
16/10/2003
Poids
640g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782883401372
Titre
Du colportage à l'édition. BIFUR et les Editions du Carrefour : Pierre Lévy, un éditeur au temps des
ISBN
2883401373
Auteur
Lawton-Lévy Catherine
Editeur
METROPOLIS
Largeur
161
Poids
640
Date de parution
20031016
Nombre de pages
382,00 €
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Les Juifs en Europe, la crise de l'Allemagne, Hitler et le régime nazi, la Nuit de cristal, les ghettos, les escadrons de la mort, les camps de concentration, la Résistance, les "Justes", les survivants ou encore les camps libérés, autant de grands thèmes autour de l'Holocauste abordés ici dans un livre riche en détails, informations, anecdotes historiques et en photographies pour les pré-ados à partir de 12 ans. Avec une analyse du futur (Cela peut-il se reproduire ?), les dates importantes de cette période, un glossaire et un index précis, Clive A. Lawton, écrivain britannique, propose de mieux comprendre ce génocide. --Pierre Valéry
Sujet: Ce livre de format A4, illustré de nombreuses photographies d'époque, raconte l'histoire de la mise au point de la bombe atomique par les Américains, "le projet Manhattan", durant la deuxième guerre mondiale. Il détaille les attaques de Nagasaki et d'Hiroshima ainsi que leurs conséquences sur les habitants et sur l'équilibre du monde jusqu'à aujourd'hui... Commentaire: La première partie de ce livre, extrêmement bien documenté est remarquable de précision, d'intelligence, d'objectivité et parvient à faire revivre, quelques cinquante ans après, "l'ambiance" dans laquelle, la première bombe atomique a été élaborée. Il explique aussi les conditions dans lesquelles, elle fût utilisée pour forcer le Japon à capituler et abréger cette terrible "Guerre du Pacifique" méconnue des Français. La deuxième partie traite des conséquences de ces explosions. Là encore, l'ouvrage est passionnant. Cependant, une chose aurait mérité d'être dite plus clairement: c'est l'ère nucléaire qui a permis de maintenir la paix entre les deux grandes puissances... Le livre se termine sur un résumé chronologique, un glossaire, des biographies simplifiées et quelques notions scientifiques simples. Un ouvrage de référence.
La cuisine de mes souvenirs. Tel est le titre de notre collection, tel pourrait être le titre de cet ouvrage qui multiplie avec légèreté et profondeur les approches de la cuisine : mémoire historique de la petite et de la grande histoire, empreinte ethnologique, sociologique et culturelle singulière... Certaines recettes qui en parsèment les pages sont presque de l'ordre du journal intime, d'autres sont écrites comme des dialogues avec de chers disparus, toutes construisent « une mémoire de parfums, de couleurs, de saveurs, qui surgit parfois spontanément ou se raconte par tendresse pour les moments heureux ou malheureux d'un passé proche ou lointain ». Non, ce n'est pas un livre de cuisine. C'est un livre qui chante la vie, la famille, l'amour, la nostalgie, le désespoir, la magie de l'enfance, la grâce de l'éphémère : « À table, que ce cri résonne pour tous comme un appel au bonheur d'être. »
Alice, mère de l'autrice, est la mémoire vivante de la société des Juifs de Marrakech. Elle raconte. Hélène, l'autrice se souvient. Résonnent alors les youyou aigus pour la naissance d'un garçon, les chuchotements dans les ateliers de couture, la rumeur des rues de Marrakech qui s'animent de souvenirs vivaces et mélangent les peuples, les origines et les langues ? on y croise même des Chinois. Le temps file, s'arrête parfois. Des mariages. Des départs vers l'inconnu. Des amis qui se perdent de vue, des familles éparpillées de par le monde. Certains Juifs choisissent Israël. Personne n'aime les adieux. On se cherche. On se retrouve au hasard d'une promenade sur les Champs-Élysées ou d'une librairie du quartier Saint-Paul. Ceux qui ont vécu au pied du majestueux Atlas, dans cette plaine prospère de Marrakech, assistent à l'explosion sans fracas d'un monde très ancien, dont ces mémoires familiales croisées ravivent la mémoire.
Une villa princière de la Renaissance, quelque part en Toscane. La scène est au bord de la mer. Laissée seule par l'homme qui, onze ans auparavant, l'a prise pour épouse, la Reine redevient Princesse, retrouve la blancheur d'une inaltérable virginité. Elle regarde à l'horizon. Dans ses yeux, le ciel et la mer. Elle attend le fiancé, celui qu'elle s'est promis. Un signe d'elle a été convenu, lorsqu'il apparaîtra, au couchant, sur les flots. Et il gagnera ses rives. Et ce sera l'instant. Toutes ces années, elle s'est gardée pour cet instant. La barque approche, et quelque chose se brise. Ce signe, elle ne le fera pas. Voici un drame affranchi de l'action, qui se noue dans le silence, l'attente et le dialogue intérieur d'en-dessous des paroles échangées comme son unique intrigue. L'immensité du ciel et de la mer inscrit dans les regards les abysses d'impénétrables émotions. Au coeur même du verbe, comme en lignes de fuite, l'indicible innombrable des âmes. En 1900, Rilke, dans son journal, pressentait l'éclosion de ce que deviendrait ce poème dramatique déjà ébauché en 1898. Il le reçoit comme une apparition, à rebours de toute vision : «J'aimerais écrire un drame inscrit dans la nostalgie. Il faudrait l'intituler L'Aveugle. Tout à coup, je sais , je vois la silhouette mince d'une jeune fille dont la sensibilité s'est portée tout entière à la surface de son corps pour y fleurir.» Pièce en un acte écrite en vers, "La Princesse blanche", poème dramatique, en effet, par excellence, qui trouve sa forme définitive en 1904, condense en elle ce coeur indistinct du silence qui préside à l'ensemble de l'oeuvre du poète, comme le lieu de la vérité première, du dépouillement d'aucun artifice, d'une implacable exposition à l'épreuve de l'Ange, où remonter toujours, d'où repartir toujours, pour tout recommencer.