Aaron Sisson, employé à la mine, dans une petite ville du Derbyshire, quitte brusquement sa famille, avec sa flûte pour seul bagage. Il part à l'aventure, fréquente la bohème londonienne, réussit comme flûtiste mondain, et croit aimer Joséphine. Mais un profond malaise ne le quitte pas : remords d'avoir abandonné sa famille, difficulté de "posséder son âme dans l'isolement", tout en restant "parfaitement uni à quelqu'un d'autre". Aussi tentera-t-il, à l'instar de D. H. Lawrence, de trouver un apaisement dans l'exotisme, ou du moins le dépaysement. Florence le ravit ; mais il y connaît aussi le désenchantement de l'amour de la Marchesa. Au cours d'une manifestation socialiste, sa flûte, instrument et symbole de créativité, est brisée. Il reste seul. Dans ce roman, le lecteur retrouvera les grands thèmes chers à D. H. Lawrence, l'exposition des problèmes qui le tourmentaient : l'art, l'amour, la fausseté de la guerre, la vanité du monde, la misère sociale. Mais il y découvrira surtout le malaise d'un homme, celui de l'homme du XXe siècle. L'Angleterre salue Lawrence, dont on fête le centenaire de la naissance, comme l'un des écrivains majeurs de notre siècle.
Nombre de pages
372
Date de parution
13/07/1935
Poids
345g
Largeur
118mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070237883
Titre
La verge d'Aaron
Auteur
Lawrence David
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
345
Date de parution
19350713
Nombre de pages
372,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Une visite en coup de vent a fourni à D. H. Lawrence la matière de cette relation de voyage. Parti de Catane, le 4 janvier 1921, en compagnie de sa femme, il rentre en Sicile, une dizaine de jours plus tard, via l'ltalie, après avoir hâtivement remonté la Sardaigne du Sud au Nord (Cagliari, Mandas, Sorgono, Nuoro), puis, de là, oblique vers Olbia, sur la côte orientale, où il rembarque à destination de Civita Vecchia. Prodigieusement apte à découvrir sous la surface des apparences le coeur brûlant des êtres et des choses, il a perçu, dès I'abord, dans un éclair d'intuition, l'âme secrète de l'antique Ichnusa, isolée des grands courants de la civilisation, rebelle à toutes les invasions, baignant encore dans la nuit des origines. Un regard, la démarche d'un paysan, l'attitude d'un groupe attablé à un café, une silhouette perdue dans l'immensité le renseignent sur une humanité où l'individu reste encore pour lui-même le centre du monde, où l'antagonisme des sexes conserve sa force, où toutes les différenciations de classes se maintiennent... Beau contraste avec le christianisme hypocrite et la démocratie décadente du monde moderne ! Plus que les "choses vues", ce qui retient ici, c'est le spectacle d'une conscience hypersensible, en transes à tous les signes que les réalités successives du voyage lui proposent, et qui répond aux arbres, aux fleurs, aux fruits, à la terre, à la mer, aux paysages, aux montagnes, saisis dans leur vibrations intimes, avec une véhémence admirablement traduite en un langage tout parcouru de frissons.
Ce roman presque autobiographique est l'histoire d'un jeune homme, Paul Morel, qui ne peut se détacher de sa mère pour arriver à une indépendance affective. Malgré leur amour pour lui, Miriam puis Clara échouent dans leurs efforts pour vaincre la redoutable influence maternelle. Paul les abandonne et retourne à la mère qui, malgré son apparente humilité, exerce sur lui un profond empire. Lawrence a mis aussi dans ce drame ce qu'il a vécu de l'existence des mineurs du Nottinghamshire, sa tendresse pour l'humanité, son admiration pour la splendeur de la nature.
Lawrence David Herbert ; Pigeard de Gurbert Guilla
Dès 1924, D.H. Lawrence faisait un constat sans appel : par sa propre faute, l'homme a été rejeté de la Nature. Son rapport mécanique à ce qui l'entoure détruit non seulement son environnement mais le tue, lui aussi, à petit feu. Pour rompre le maléfice, l'homme doit cesser de vouloir conquérir. Pour vivre à nouveau, il doit laisser le dieu Pan renaître de ses cendres.Au cours de cette mise en garde nerveuse et visionnaire, Lawrence convoque la puissance vitale du mythe. Roche, arbres, feu, étoiles... Conte moderne, méditation lyrique, Pan en Amérique nous transporte dans une nature sauvage et sensuelle dont on sort comme d'un rêve. Revient au lecteur de trancher : ?Nous pouvons encore choisir entre l'univers vivant de Pan et l'univers mécanique conquis de l'humanité moderne....
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.