Cette série d'essais, malgré leur apparente diversité, ne traite que d'un grand thème : la disparition, au début du XXE siècle, de la vieille Italie classique, pays des réalités concrètes, de la terre, des arbres, des êtres harmonieusement individuels vivant encore selon la loi patriarcale, et l'avènement douloureux d'une Italie nouvelle, transformée au contact du machinisme et de l'égalitarisme. Le vieux monde se désintègre et le nouveau commence à montrer son visage effrayant. Pour évoquer ce grand bouleversement des structures et des valeurs, D. H. Lawrence n'a consulté ni statistiques, ni ouvrages d'érudition. Il s'est promené sur les routes, il a parlé avec les hommes ; il a senti en chacun d'eux les progrès inégaux de cette métamorphose. Prodigieusement doué pour découvrir la vocation la plus secrète de ses interlocuteurs, la source même de leur élan ou de leur mal, il a, en interrogeant des hommes - qui restent pour lui des hommes et non des signes -, ressenti intuitivement l'aventure de leur patrie tout entière. Il a écouté battre le coeur de l'Italie. C'est pourquoi dans sa prose ardente, onduleuse et subtile, Crépuscule sur l'Italie n'a aujourd'hui rien perdu de sa vérité. L'Angleterre salue Lawrence, dont on fête le centenaire de la naissance, comme l'un des écrivains majeurs du XXE siècle.
Nombre de pages
264
Date de parution
14/04/1954
Poids
320g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782070237920
Titre
Crépuscule sur l'Italie
Auteur
Lawrence David Herbert
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
320
Date de parution
19540414
Nombre de pages
264,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce roman presque autobiographique est l'histoire d'un jeune homme, Paul Morel, qui ne peut se détacher de sa mère pour arriver à une indépendance affective. Malgré leur amour pour lui, Miriam puis Clara échouent dans leurs efforts pour vaincre la redoutable influence maternelle. Paul les abandonne et retourne à la mère qui, malgré son apparente humilité, exerce sur lui un profond empire. Lawrence a mis aussi dans ce drame ce qu'il a vécu de l'existence des mineurs du Nottinghamshire, sa tendresse pour l'humanité, son admiration pour la splendeur de la nature.
Ce n'était pas très gai, mais c'était le destin.(...) C'était la vie." Tel est l'amer constat que Constance Reid, alors âgée de 23 ans, porte sur son mariage avec Clifford Chatterley. Ils se sont mariés en 1917 lors d'une permission de Clifford. Il est revenu du front en 1918, gravement estropié et condamné à la chaise roulante. Si leur entente a toujours été plus intellectuelle que physique, l'incapacité de Clifford à satisfaire sa femme et à lui donner un enfant met rapidement un point final à leur mariage. Amant après amant, Constance trouve son plaisir, jusqu'au jour où elle ouvre enfin les yeux sur Mellors, le garde-chasse de son mari. La soudaine "avide adoration" que Constance éprouve pour lui naît principalement de l'intense intimité sexuelle qu'ils partagent alors que tout les sépare dans l'Angleterre puritaine du début du XXe siècle. L'explosion sensuelle et amoureuse de leur liaison ira jusqu'à infléchir la ligne de leur destin respectif. Roman puissamment érotique et sensuel, L'Amant de Lady Chatterley a profondément bouleversé et continue d'ébranler les idées reçues sur le plaisir féminin et la virilité. --Aurélie Scart
Dans L'homme qui était mort, le Sauveur, qui a beaucoup prêché et peu vécu, ressuscite plein de déception. Rempli d'amertume, l'âme éteinte, il part en quête de la vraie vie, de cet élan vital si cher à Lawrence qu'il a ignoré dans son premier séjour sur terre.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.