Standish D. Lawder, dans Le Cinéma Cubiste, met en corrélation l'histoire du cinéma avec son impact sur l'art moderne et examine en profondeur les relations entre le mouvement cubiste en peinture et ses tentatives au cinéma. L'auteur répond aux questions suivantes : quelle est la nature des premières expériences cinématographiques et en quoi celles-ci ont-elles influencé l'art au début du siècle ? Comment les artistes ont-ils perçu les tout premiers films ? De quelle manière le cinéma a-t-il influencé l'art moderne ? Quels sont les films qui ont apporté une contribution à l'art au début du siècle, et plus particulièrement au cubisme ... Le Cinéma Cubiste montre, d'une part, la fascination qu'a exercée le cinéma sur des artistes majeurs comme Picasso, Survage, Kandinsky et Schönberg et analyse, d'autre part, le mouvement naissant du cinéma abstrait à travers les films de Hans Richter, Viking Eggeling et Walter Ruttmann. Standish Lawder apporte des éléments fondamentaux à l'analyse des films les plus importants du mouvement du cinéma d'avant-garde des années vingt comme La Roue d'Abel Gance ou L'Inhumaine de Marcel L'Herbier. Le célèbre Ballet mécanique (1924) de Léger est étudié en détail à travers ses sources, sa place et sa spécificité dans l'œuvre de Léger. Le Cinéma Cubiste s'impose comme une référence absolue dans l'analyse et la compréhension des tout premiers liens entre le cinéma et l'art moderne.
Nombre de pages
225
Date de parution
01/09/1992
Poids
526g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782950063540
Titre
Le cinéma cubiste
Auteur
Lawder Standish
Editeur
PARIS EXPERIMEN
Largeur
160
Poids
526
Date de parution
19920901
Nombre de pages
225,00 €
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Du siècle au XVe siècle, l'Occident a d'abord vécu un long repli sur soi, consécutif aux invasions barbares puis à celles des Arabes, des Hongrois, des Vikings. L'héritage de l'esprit scientifique grec était perdu, remplacé par une vision théologique et symbolique du monde: aux mesures d'Aristarque de Samos (IIIe siècle av. J.-C.) sur la rotation de la terre et sa distance au soleil; à celles de la rotondité terrestre, par Ératosthène (IIIe siècle av. J.-C.); aux Géographies de Strabon (Ie siècle) et de Ptolémée (IIe siècle) inspirant la science arabe mais ignorées de l'Occident, se substitua une représentation de la terre en forme de disque plat, symbole du Tabernacle, les trois parties du monde attribuées par la Bible aux trois fils de Noé étant divisées "en TO", avec Jérusalem pour centre et le Paradis à l'Orient extrême. Jusqu'au XIVe siècle, des cartes attribuaient à l'Europe la forme d'une femme, à l'Afrique celle d'un homme (Opicinus, Avignon, 1338) ou inscrivaient le monde dans une mandorle christique (Hidgen, 1350). Les récits fabuleux des Voyages de John Mandeville (1357) - 250 manuscrits, en toutes langues, puis 90 éditions imprimées, de 1480 à 1600!-renchérissaient sur ceux du Roman d'Alexandre ou sur la Lettre apocryphe du prêtre Jean (1165), mythique souverain d'un royaume situé en Abyssinie ou dans l'Inde évangélisée par saint Thomas, ajoutant à ces deux légendes celle du Vieillard de la Montagne, des tribus de Gog et Magog, et d'innombrables créatures monstrueuses. Pourtant, la curiosité de l'Occident, dès le XIIe siècle, ne va cesser de croître, au point de faire éclater, à l'aube de la Renaissance, les limites du monde clos. Mandeville lui-même donne de précises descriptions géographiques et vulgarise les théories savantes, énoncées un siècle plus tôt par l'Anglais John Holywood sur la rotondité de la terre. Christophe Colomb, qui connaissait les récits de Mandeville et de Marco Polo, en tirera argument pour explorer la fameuse route atlantique, déjà évoquée par Aristote et Strabon et dont Roger Bacon et Albert le Grand, au XIIe siècle, avaient repris la théorie