Comment était représenté Joseph, l'époux de Marie, au Moyen Age ? Comment était-il perçu ? Tel est le sujet de cette recherche sur ce personnage essentiel dans l'histoire du Christ, et cependant mal connu. L'influence des textes canoniques et apocryphes s'est avérée déterminante dans la création des premières images le concernant. Par la suite, l'abbé Suger n'hésita pas à le spolier de sa généalogie en instituant le motif de l'Arbre de Jessé où Marie figure à sa place dans la descendance de David et Salomon. Un siècle plus tard, les Franciscains, très inspirés par Bernard de Clairvaux, ont propagé à travers l'Europe une représentation de Joseph imprégnée de l'idéal franciscain. Des motifs tels que l'Adoration de l'Enfant ou la Sainte Famille apparurent ainsi. De son côté, l'Eglise n'eut pas de scrupules à utiliser son image en fonction de ses desseins, notamment pour valoriser le sacrement du mariage, ou à le marginaliser dans l'ombre de son épouse dont le culte occupa très tôt une place considérable dans la foi des fidèles et dans la vie de l'institution. Par la suite, les innovations iconographiques se concentrèrent dans l'Europe du Nord. Des images pittoresques le montrèrent occupé à préparer les repas de l'Enfant ou à réchauffer ses langes, provoquant parfois une vision et une interprétation réductrices du personnage.
Nombre de pages
368
Date de parution
07/03/2013
Poids
1 032g
Largeur
175mm
Plus d'informations
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EAN
9782753521957
Titre
L'image de Joseph au Moyen Age
Auteur
Lavaure Annik ; Joubert Fabienne
Editeur
PU RENNES
Largeur
175
Poids
1032
Date de parution
20130307
Nombre de pages
368,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Et si « Le diable s'habille en Prada » découvrait finalement l'empathie... Alicia de Marguerite est la grande prêtresse de la mode. Journaliste brillante, stylée, influente, elle évolue dans l'univers des défilés, des créateurs. Son talent : sublimer les apparences. Son prochain objectif : la Fashion Week de Milan. Mais son rédacteur en chef, Charlie, en a décidé autrement, le développement personnel est devenu son nouveau crédo. Le magazine Flower Power est au bord du gouffre et il est persuadé que le changement de la ligne éditoriale évitera la faillite et une OPA. La voilà expédiée au fin fond de la banlieue parisienne, plongée dans un atelier de Communication NonViolente, entourée de personnes qui parlent de ressentis, de besoins et d'écoute, alors qu'elle maîtrise surtout l'art du jugement bien habillé. De rendez-vous improbables en rencontres émouvantes, ses certitudes se fissurent. Avec sa fantaisie touchante et ses 14 cm de talon, elle découvre ses Super-Pouvoirs relationnels. Cette ?fashion addict? sort alors de son mode de communication automatique pour vivre la coopération, plutôt que la compétition. Et si, au-delà des paillettes, se cachait un véritable art de vivre la paix, la joie et l'amour ? Entre dialogues savoureux, situations délicieusement ubuesques et humour rafraichissant, ce roman pétillant et profond mêle satire du monde de l'image et découverte sensible de l'empathie. Au-delà des paillettes est né de la question des spectateurs à la sortie de la pièce de théâtre Et si l'empathie était une clé ? : « On l'achète où, le roman ? »
Badel Laurence ; Badalassi Nicolas ; Gijs Anne-Sop
A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.