Comment était représenté Joseph, l'époux de Marie, au Moyen Age ? Comment était-il perçu ? Tel est le sujet de cette recherche sur ce personnage essentiel dans l'histoire du Christ, et cependant mal connu. L'influence des textes canoniques et apocryphes s'est avérée déterminante dans la création des premières images le concernant. Par la suite, l'abbé Suger n'hésita pas à le spolier de sa généalogie en instituant le motif de l'Arbre de Jessé où Marie figure à sa place dans la descendance de David et Salomon. Un siècle plus tard, les Franciscains, très inspirés par Bernard de Clairvaux, ont propagé à travers l'Europe une représentation de Joseph imprégnée de l'idéal franciscain. Des motifs tels que l'Adoration de l'Enfant ou la Sainte Famille apparurent ainsi. De son côté, l'Eglise n'eut pas de scrupules à utiliser son image en fonction de ses desseins, notamment pour valoriser le sacrement du mariage, ou à le marginaliser dans l'ombre de son épouse dont le culte occupa très tôt une place considérable dans la foi des fidèles et dans la vie de l'institution. Par la suite, les innovations iconographiques se concentrèrent dans l'Europe du Nord. Des images pittoresques le montrèrent occupé à préparer les repas de l'Enfant ou à réchauffer ses langes, provoquant parfois une vision et une interprétation réductrices du personnage.
Nombre de pages
368
Date de parution
07/03/2013
Poids
1 032g
Largeur
175mm
Plus d'informations
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EAN
9782753521957
Titre
L'image de Joseph au Moyen Age
Auteur
Lavaure Annik ; Joubert Fabienne
Editeur
PU RENNES
Largeur
175
Poids
1032
Date de parution
20130307
Nombre de pages
368,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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