Poor white trash. La pauvreté odieuse du Blanc américain
Laurent Sylvie
SUP
18,00 €
Epuisé
EAN :9782840507697
"Être"poor white trash" aux États-Unis, c'est d'abord se faire traiter de "poor white trash!", "sale Blanc!", intérioriser cette dénomination, la vivre, dans la honte, comme un stigmate. Parce que les discours d'une époque sont inscrits au coeur du texte, la littérature nous permet plus que les sciences sociales de découvrir les métamorphoses de ce personnage de pauvre méprisable, enfant bâtard de la classe et de la race. Par l'étude littéraire des oeuvres des écrivains Sherwood Anderson, Erskine Caldwell, Harper Lee et Russell Banks, mais également de leurs arrière-plans historique et culturel, on découvre un personnage plus vraiment blanc, grossier, pouilleux, alcoolique et violent, qui incarne dans un même mouvement les bas-fonds de l'humanité et la bouffonnerie grotesque. Ce livre montre que si la pauvreté obscène et la vilénie morale du "white trash" offrent un spectacle odieux, elles sont surtout les fruits d'un discours qui permet de conjurer l'angoisse du déclin social. Des quartiers noirs de Baltimore où le terme "po" white trash"serait né vers 1830 au Détroit du rappeur Eminem qui revendique aujourd'hui l'épithète infamante, ce livre se propose de suivre les traces laissées dans le grand récit national par le"poor white trash"et de comprendre sa subversion profonde de l'ordre social."
Nombre de pages
308
Date de parution
01/12/2011
Poids
450g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782840507697
Titre
Poor white trash. La pauvreté odieuse du Blanc américain
Auteur
Laurent Sylvie
Editeur
SUP
Largeur
145
Poids
450
Date de parution
20111201
Nombre de pages
308,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Peu de figures universellement célébrées sont aussi méconnues que celle de Martin Luther King : son appel à la fraternité a occulté la force révolutionnaire et radicale de sa pensée, pour laquelle la fin de la ségrégation n'était qu'une étape. Qui se souvient qu'à peine un an après avoir reçu le prix Nobel de la Paix, King déclara que son rêve était devenu un cauchemar à cause de l'enracinement du système d'exploitation capitaliste ? Penseur de la justice sociale, il opéra une extraordinaire synthèse entre christianisme, liturgie noire, non-violence, désobéissance civile et marxisme. Alors que son héritage est aujourd'hui considérablement édulcoré, Sylvie Laurent rend à Martin Luther King sa juste place dans la tradition de dissidence américaine.
L'histoire démythifiée des États-Unis sous le prisme du « capitalisme racial ». 1492 a subjugué le monde. On retient de l'aventure de Christophe Colomb sa « découverte » d'un continent providentiel, une terre sans limites, sans frontières ni entraves. Or cette invention de l'Amérique fut plus qu'un récit : elle consacra un nouveau rapport à la nature et aux hommes qui vit alors capital et race s'unir irrémédiablement, mettant au jour cette créature à deux têtes qui fut décrite et combattue par des marxistes hétérodoxes anticolonialistes, de Rosa Luxemburg à W. E. B. Du Bois, des Antilles aux terres amérindiennes. C'est à un riche voyage de quatre siècles consacré à ce que l'on nomme aujourd'hui le « capitalisme racial » que nous invite l'historienne, pour tenter de mieux comprendre et vaincre cette hydre moderne. Sylvie Laurent Historienne et américaniste, elle est maîtresse de conférences à Sciences-Po. Elle est l'autrice de plusieurs livres, dont Martin Luther King. Une biographie (Points, 2016), Pauvre Petit Blanc. Le mythe de la dépossession raciale (MSH, 2020) et La Contre-Révolution californienne (Seuil, « Libelle », 2025).
A la manière de la Grèce antique, l'Amérique ne cesse de se raconter sa propre histoire. Au cinéma, à la télévision, dans les romans populaires ou les magazines, elle écrit chaque jour sa légende et relit avec passion ses gloires et ses épreuves, ses croyances et ses doutes. Pourtant, sa mémoire est souvent cruelle. L'Amérique se rappelle ainsi, devant les Appalaches meurtries par l'exploitation industrielle, ce que fut autrefois son culte de la nature sauvage et innocente. Dans le souvenir tenace de la guerre de Sécession et les brûlures du Vietnam, elle éprouve son unité et ses idéaux. Confrontée aux espoirs déçus des Africains-Américains et aux plaintes enragées du "pauvre blanc', elle mesure la fragilité de ses promesses d'égalité. Mais ces mythologies d'hier et d'aujourd'hui, véritable culture populaire, sont aussi une source de jouvence à laquelle viennent puiser ceux qui réinventent l'Amérique, des Hispaniques aux Indiens-Américains, des cuisinières médiatiques aux néo-féministes, de John McCain à Barack Obama. Biographie de l'auteur Sylvie Laurent est américaniste. Elle enseigne à Sciences-Po."
Peu de figures universellement célébrées sont aussi mal connues que Martin Luther King Jr. La lutte pour les droits civiques et l'égalité des Noirs dont le pasteur baptiste prit la tête est remémorée comme un appel à la fraternité et à l'unité nationale que l'Amérique sut entendre. Ce récit édifiant a considérablement aseptisé la force révolutionnaire de sa pensée et la brutalité de l'oppression contre laquelle il s'insurgeait. Qui se souvient qu'à peine un an après avoir reçu le prix Nobel de la paix, King déclara que son rêve était devenu un cauchemar en raison de l'enracinement du système d'exploitation capitaliste ? La fin de la ségrégation institutionnelle en 1964 n'était à ses yeux qu'une étape. L'ultime phase de son combat, qui culmina avec la "Campagne des pauvres" et que son assassinat en 1968 laissa inachevée, fut quasiment effacée de la mémoire des Etats-Unis et avec elle le sens profond de son engagement. Penseur de la justice sociale, Martin Luther King opéra une extraordinaire synthèse entre christianisme, liturgie noire, non-violence, désobéissance civile et marxisme. C'est ce militant avant-gardiste et radical à la postérité édulcorée que cet ouvrage entend faire redécouvrir en l'inscrivant dans une tradition de dissidence américaine trop souvent ignorée.
Nous sommes accros aux plastiques.Nous sommes accros aux plastiques. Leur production explose année après année, ils sont présents dans notre vie quotidienne sous de multiples formes. De quoi sont-ils faits ? Comment interagissent- ils avec leur environnement ? avec nous ? comment se transforment-ils, se dégradent-ils en déchets micro puis nano scopiques ? Peut-on les recycler, les « bio-dégrader » ? comment finissent-ilsdans les sols, les rivières et les océans, nos propresorganismes ? Peut-on maîtriser cette submersion plastique ? Quarante chercheurs de Sorbonne Université, du Muséum national d'Histoire naturelle, des diplomates, des élus répondent à ces questionsdans une langue simple et pédagogique. Une lecture éclairante à l'heure où les Nations Unies tentent d'élaborer un traité international pour endiguer la pollution plastique.
Conçu pour les étudiants qui passent les agrégations de lettres modernes et classiques 2015, ce volume valorise les recherches historiques et intertextuelles qui éclairent le sens du Spleen de Paris, écrit par Baudelaire, ainsi que de nouveaux outils méthodologiques et critiques qui permettent de reconsidérer l’approche du poème en prose.L'ouvrage est destiné aux étudiants qui préparent les agrégations de lettres modernes et de lettres classiques en 2015, ainsi qu'aux chercheurs qui s'intéressent à Baudelaire. Longtemps négligé au profit des Fleurs du mal, Le Spleen de Paris suscite aujourd'hui un regain d'intérêt. Les études recueillies dans ce volume valorisent les recherches historiques et intertextuelles qui éclairent le sens de l??uvre, ainsi que de nouveaux outils méthodologiques et critiques qui permettent de reconsidérer l'approche du poème en prose. La « fortune » du Spleen de Paris jusqu'à aujourd'hui n'est pas en reste et fait l'objet d'une attention particulière.