Le port du vêtement, l'homme se l'est imposé; il avait besoin de se distinguer de la nature en démontrant son pouvoir, celui de se changer lui-même. Le besoin de se changer a créé le besoin de perpétuellement changer, c'est-à-dire la mode, suscitant de l'Egypte des pharaons jusqu'à nos jours l'extraordinaire histoire du costume, fait social lié physiologiquement et spirituellement au corps, au comportement, à l'habitude et au rêve. A travers une métamorphose continuelle ont joué aussi bien l'architecture que la religion, l'imagination que le conformisme, la passion de l'absolu et celle du superflu. Tels sont les thèmes que Jacques Laurent aborde avec la liberté et l'éclat qu'on lui connaît. Vagabondant d'un bout à l'autre de l'histoire, il construit un essai qui se lit presque à la manière d'un roman, le roman du corps se couvrant ou se découvrant, inventant pour les délaisser tour à tour les accessoires les plus imprévus, voiles, hennins, porte-jarretelles, drapés, vertugadins, corsets, crinolines, collants, aigrettes, etc. En notre fin de siècle l'homme et la femme inventent même le dévêtu, réussissent à retrouver la nudité ancienne pour en faire le plus moderne des vêtements.
Nombre de pages
192
Date de parution
12/10/1982
Poids
120g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070354689
Titre
Le Nu vêtu et dévêtu
Auteur
Laurent Jacques
Editeur
GALLIMARD
Largeur
108
Poids
120
Date de parution
19821012
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le port du vêtement, l'homme se l'est imposé ; il avait besoin de se distinguer de la nature en démontrant son pouvoir, celui de se changer lui-même. Le besoin de se changer a créé le besoin de perpétuellement changer, c'est-à-dire la mode, suscitant de l'Egypte des pharaons jusqu'à nos jours l'extraordinaire histoire du costume, fait social lié physiologiquement et spirituellement au corps, au comportement, à l'habitude et au rêve. A travers une métamorphose continuelle ont joué aussi bien l'architecture que la religion, l'imagination que le conformisme, la passion de l'absolu et celle du superflu. Tels sont les thèmes que Jacques Laurent aborde avec la liberté et l'éclat qu'on lui connaît. Vagabondant d'un bout à l'autre de l'histoire, il construit un essai qui se lit presque à la manière d'un roman, le roman du corps se couvrant ou se découvrant, inventant pour les délaisser tour à tour les accessoires les plus imprévus, voiles, hennins, porte-jarretelles, drapés, vertugadins, corsets, crinolines, collants, aigrettes, etc. En notre fin de siècle l'homme et la femme inventent même le dévêtu, réussissent à retrouver la nudité ancienne pour en faire le plus moderne des vêtements.
Arrivé à une certain point de sa carrière, tout romancier s'interroge sur la forme littéraire dont il a fait le choix. L'auteur des Corps tranquilles et des Bêtises se consacre à cette recherche dont le point de départ est fixé par quelques souvenirs de son enfance et de son adolescence : à partir d'eux, Jacques Laurent suscite une sorte de très vaste tissu de réflexion couvrant la production romanesque mondiale depuis l'Antiquité. Ainsi retrouvons-nous tout au long de son essai les noms prestigieux de Pétrone, Apulée, Homère, Cervantès, Rabelais, Mme de Lafayette et, plus près de nous, Balzac, Maupassant, Flaubert, Dickens, Joyce, Morand, Nimier, Sarraute. L'ouvrage illustre son titre : il est passionnant comme un roman à suspense intellectuel dont l'action, extraordinairement souple et vivante, révèle au lecteur la foule des "personnages" ayant joué un rôle dominant à travers l'histoire des sociétés, sur la scène de la littérature de fiction.
Un enfant né au lendemain de la Première Guerre, un étudiant du Front populaire et de Munich, un acteur et témoin de la guerre, de l'Occupation, de Vichy, de la Libération. Un des chefs de file des intellectuels des années cinquante. Plusieurs écrivains en un seul homme : le Cecil Saint-Laurent de Caroline chérie, le Jacques Laurent prix Goncourt avec Les Bêtises, d'autres encore. Tel est le personnage multiple, fascinant, contradictoire qui livre ici, pour son plaisir et le nôtre, quelques-uns de ses secrets.
On dit que la vie est un songe. Pour Léon-Léon Faypoul, le héros de Jacques Laurent, elle est plutôt un conte à dormir debout. A-t-il été terroriste en 1937 ? Pendant l'Occupation, a-t-il servi la milice ou la résistance ? Qu'a-t-il aimées ? Huguette, ou Blanche, ou aucune ... Les feuillets qu'il nous laisse avant de disparaître ne font qu'épaissir ces mystères. Dans cette chronique, trompeusement ancrée dans les événements politiques et historiques de notre époque, le véritable héros, c'est l'imaginaire.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.