Les conversions du Moi. Essai de psychologie sociale
Laurens Stéphane
DDB
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EAN :9782220050720
Une psychologie individualiste et moraliste assimile souvent l'homme social à un individu indivisible et identique à lui-même en toute situation. Pourtant, comme le prouvent nombre de phénomènes, cette unification imaginaire de l'homme est une illusion. Il y a tout d'abord ces faits étranges qui montrent les changements de personnalité. Les conversions religieuses sont l'occasion d'observer l'apparition, le jaillissement d'une nouvelle personnalité qui, jusque-là, restait cachée, inconsciente et qui, subitement, remplace l'ancienne : le cours de l'existence du converti est bouleversé et, parfois, il ne se reconnaît plus lui-même ! Bien d'autres phénomènes insolites dévoilent des faces ou personnalités cachées : les faits divers nous rapportent des cas d'hommes menant une double vie, répartissant leur temps entre deux familles qui s'ignorent mutuellement. L'actualité nous a récemment montré comment de jeunes étudiants, réussissant fort bien leurs études, menaient en même temps une vie qu'ils achèveraient en kamikazes. Ces événements détournent l'attention du phénomène normal qu'ils masquent. Des obligations sociales souvent contradictoires pèsent sur nous et il en résulte un véritable morcellement de la personnalité. Les différents Moi, ou différents personnages que nous jouons en fonction du contexte ou de notre interlocuteur sont à la base de notre développement et de notre adaptation sociale. Dans cette perspective, les conversions religieuses ou les doubles vies sont simplement les formes exagérées mais normales des métamorphoses fréquentes et naturelles de la vie quotidienne. C'est ce principe de la modularité ou de la dissociation qui est exploré par Stéphane Laurens à travers l'analyse des phénomènes de conversion.
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Nombre de pages
310
Date de parution
15/02/2002
Poids
360g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782220050720
Titre
Les conversions du Moi. Essai de psychologie sociale
Auteur
Laurens Stéphane
Editeur
DDB
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130
Poids
360
Date de parution
20020215
Nombre de pages
310,00 €
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Clerck Dima de ; Malsagne Stéphane ; Laurens Henry
Résumé : Guerre civile ? Prolongement du conflit israélo-arabe ? Conflit périphérique de la guerre froide ? La guerre du Liban, qui a ravagé le pays et causé près de 100 000 victimes entre 1975 et 1990, ne se réduit pas aux catégories dans lesquelles les commentateurs l'ont souvent enfermée. C'est pourquoi Dima de Clerck et Stéphane Malsagne l'explorent dans toutes ses dimensions : politique, militaire, sociale, territoriale, familiale... En tenant compte des dynamiques régionales, notamment celle qui résulte du voisinage d'Israël et de la Syrie, ils proposent une élucidation historique des faits, doublée d'une étude au ras du sol, au niveau où tombaient les bombes et d'où tiraient les snipers. Ainsi est brossé le tableau d'une société composite qui a vécu pendant seize ans au rythme des affrontements : soldats et miliciens, victimes et survivants, populations déplacées, réfugiés palestiniens... Tableau d'où sourd la résilience d'un peuple qui, tout en éprouvant dans sa chair les traumatismes de la guerre, s'est organisé pour maintenir une économie de subsistance et assurer une éducation à ses enfants.
Le concept de manipulation exprime la crainte que, par des techniques d'influence puissantes, des manipulateurs lointains et invisibles orientent nos pensées, désirs et actions, et ceci sans notre consentement et sans que nous en ayons conscience. Stéphane Laurens montre que ces craintes sont irrationnelles, car si des influences efficientes s'exercent sur nous, elles viennent avant tout de proches et servent à notre insertion sociale. Analysant les croyances sur lesquelles reposent ces craintes, revisitant des formes archaïques d'influence et décryptant des expériences emblématiques, il montre que le dualisme manipulateur/manipulé est une illusion qui masque le déterminant fondamental du lien social : un système de significations partagées qui définit les entités en présence, les rôles de chacun, les symboles, les gestes pertinents et les effets.
L'étude de la mémoire a longtemps été centrale en psychologie. De même que la perception, la sensation, le raisonnement... la mémoire fut considérée comme une faculté fondamentale de l'individu. Dans cette perspective, le souvenir des événements passés, des gens rencontrés, des lieux visités... constituait pour l'individu une base de connaissance personnelle sur laquelle se fondait son expérience, s'étayaient ses jugements et se formait sa personnalité. Pourtant les travaux de Maurice Halbwachs et de Frederick C. Bartlett vont bouleverser cette conception de la mémoire en montrant qu'elle est un processus dynamique pétri par des contraintes sociales le souvenir n'est pas le rappel d'une image emmagasinée, mais une élaboration dans le présent, une construction soumise aux intérêts et aux contraintes sociales du moment. Grâce à la diversité des objets et des situations dans lesquels la mémoire sociale est appréhendée (mémoire des lieux, des groupes, mémoire générationnelle, conflit de mémoires...), les études, réunies ici, illustrent le fonctionnement de cette mémoire sociale dans ses rapports avec deux autres concepts centraux de la psychologie sociale : l'identité et les représentations sociales.
Liens transgénérationnels, secrets de famille, syndrome d'anniversaire, transmissions des traumatismes et pratique du génosociogramme.Anne Ancelin Schützenberger livre dans cet ouvrage, à travers son analyse clinique et sa pratique professionnelle de près d'une vingtaine d'années, une «thérapie transgénérationnelle psychogénéalogique contextuelle».En langage courant, ceci signifie que nous sommes un maillon dans la chaîne des générations et que nous avons parfois, curieusement, à «payer les dettes» du passé de nos aïeux. C'est une sorte de «loyauté invisible» qui nous pousse à répéter, que nous le voulions ou non, que nous le sachions ou pas, des situations agréables ou des événements douloureux. Nous sommes moins libres que nous le croyons, mais nous avons la possibilité de reconquérir notre liberté et de sortir du destin répétitif de notre histoire, en comprenant les liens complexes qui se sont tissés dans notre famille.Ce livre passionnant et truffé d'exemples s'inscrit parmi les toutes récentes recherches en psychothérapie intégrative. Il met particulièrement en évidence les liens transgénérationnels, le syndrome d'anniversaire, le non-dit-secret et sa transformation en un «impensé dévastateur».Anne Ancelin Schützenberger, psychothérapeute, groupe-analyste et psychodramatiste de renommée internationale, est professeur émérite des Universités et a été directeur pendant une vingtaine d'années du Laboratoire de psychologie sociale et clinique de l'Université de Nice. Elle a publié Le Psychodrame, Psychogénéalogie, Le plaisir de vivre, Sortir du deuil, chez Payot, et Vouloir guérir chez Desclée de Brouwer.
Tirée des Frères Karamazov, la Légende du Grand Inquisiteur - précédée ici de la Révolte d'Ivan - constitue l'un des passages majeurs de l'oeuvre romanesque de Dostoïevski. A travers une mise en scène saisissante, elle oppose la douce figure du Christ de l'Evangile à celle de l'Inquisiteur médiéval, symbole d'un pouvoir absolu sur les corps et les âmes que l'écrivain russe ne cesse de dénoncer. En notre siècle marqué par les guerres, les totalitarismes et les intégrismes, cette parabole n'a pas fini de hanter la conscience moderne par sa force et son actualité. Comme le souligne Michel del Castillo dans sa présentation, elle "ne montre rien d'autre qu'un pari désespéré, proprement insensé, contre l'absurdité du monde, contre le Mal, contre le réalisme froid des Eglises, contre la tiédeur et le conformisme".
38 % de climato-sceptiques, à peine 9 % de citoyens qui placent l'environnement au premier rang de leurs priorités : selon l'Agence de la transition écologique, l'action écologique reste impopulaire en France. Comment expliquer une telle inertie face à l'urgence ? Pourquoi responsables politiques, acteurs économiques et citoyens agissent-ils si peu, ou si timidement ? Et surtout, comment faire de la transition écologique non plus une contrainte, mais un projet désirable et partagé ? Jean-Marc Jancovici et Olric de Gélis échangent autour de cette question essentielle avec réalisme et exigence. Ils examinent ce qui freine encore l'action écologique : un discours souvent perçu comme moralisateur, la crainte d'un renoncement à nos libertés, et cette tension persistante entre la fin du mois et la fin du monde, mise en lumière par le mouvement des Gilets jaunes. Certes, le changement climatique et la transition écologique remettent en question l'ordre établi, demandent des adaptations, obligent à repenser nos modèles. Mais sans en nier les difficultés ni céder à l'utopie, il s'agit de rappeler qu'imaginer un avenir plus durable pour tous demeure essentiel. L'enjeu n'est pas seulement de comprendre, mais d'agir pour continuer à envisager un futur possible avec optimisme et, peut-être, une certaine espérance. Olric de Gélis est prêtre, docteur en théologie et directeur du Pôle de recherche du Collège des Bernardins, où il est également co-directeur du département Humanités environnementales. Il est spécialiste de la pensée du pape François sur l'écologie. Jean-Marc Jancovici est ingénieur et conférencier, expert dans les domaines de l'énergie et du climat. Il est le cofondateur du cabinet de conseil Carbone 4, spécialisé dans l'accompagnement des entreprises vers une transition énergétique durable. Il a également fondé "The Shift Project" , un think-tank qui travaille sur l'émancipation de notre économie des combustibles fossiles.
Arthur Rimbaud reçoit une éducation chrétienne, et son parcours et son univers poétique en garderont la trace. Mais, très vite, la révolte et l'aspiration à la liberté font voler en éclats ce que le futur poète perçoit comme un lieu de contrainte et de soumission. La médiocrité des cérémonies religieuses, l'hypocrisie des bien-pensants nourrissent son anticléricalisme et l'incitent au blasphème. Cependant, les préoccupations d'ordre spirituel ne le quittent pas, il rêve même une religion plus humaine et plus universelle. Celui qui est prêt à toutes les transgressions désire s'affranchir du sceau de son baptême : le "voyant" ne craint rien, toutes les fournaises, toutes les soifs, mais dans cette traversée infernale, Dieu, le salut, la rédemption gardent une place essentielle. Et même si Rimbaud reste sensible à la figure du Christ et aux motifs chrétiens, il serait réducteur de voir en lui un homme travaillé par un retour à la foi de l'enfance. Une légende s'est pourtant forgée : celle du prodigue revenu au bercail. C'est plutôt celle du "mystique à l'état sauvage" qui semble la plus juste, celle d'un révolté que rien n'apaise, d'un quêteur d'absolu cherchant l'harmonie et l'unité, d'un homme hanté par l'éternité, d'un mystique intermittent, réfractaire à toute doctrine, pèlerin aux semelles de vent sur les routes du monde.