La bande dessinée en Asie orientale : un art en mouvement
Bouvard Julien ; Danysz Norbert ; Laureillard Mari
HEMISPHERES
26,00 €
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EAN :9782377012121
Voici une étude très complète de la bande dessinée est-asiatique, et une exploration originale de ses hybridations et de ses métissages entre différents pays et, plus largement, à l'échelle de l'Asie orientale tout entière.Car s'il est vrai que le Japon, la Corée et la Chine partagent une certaine homogénéité culturelle et linguistique (en témoignent le manga japonais, le manhua chinois et le manhwa coréen) ainsi qu'une cohésion narrative, et que le Japon est mieux connu aujourd'hui que d'autres pays pour sa production foisonnante, d'autres traditions de littérature dessinée ont existé, et existent toujours, dans les mondes chinois et coréen. Ce sont les différentes formes de bande dessinée ayant émergé et évolué en Asie orientale de la fin du XIXe siècle à nos jours que cet ouvrage se propose d'analyser en suivant deux axes, l'un historique, l'autre formel. La première partie de l'ouvrage se consacre à l'histoire de la bande dessinée au Japon, en Corée, en Chine, à Taïwan et à Hong Kong : son émergence et ses évolutions, les points de rencontre entre traditions nationales et les hybridations auxquelles ces rencontres ont donné naissance, ses multiples classifications génériques - pour enfant, d'humour, de propagande, érotique, fantastique... - et leur intrication. On y propose enfin, dans une perspective sociohistorique, une étude de ses acteurs, vaste champ qui englobe les auteurs, dessinateurs, scénaristes, maisons d'éditions, etc., et de son lectorat, évoquant à cette occasion la popularité changeante de la bande dessinée selon les époques ou les catégories de population. Dans une seconde partie sont abordées les caractéristiques formelles de la bande dessinée, notamment sa dimension texte-image, la pluralité de ses supports de publication - presse, album, numérique... -, le processus de patrimonialisation à l'oeuvre avec l'exposition dans des musées de planches ou de dessins devenus oeuvres d'art à part entière, et l'analyse de la place et du rôle de la BD dans les différents champs médiatiques nationaux.
Nombre de pages
243
Date de parution
09/01/2025
Poids
955g
Largeur
157mm
Plus d'informations
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EAN
9782377012121
Titre
La bande dessinée en Asie orientale : un art en mouvement
Auteur
Bouvard Julien ; Danysz Norbert ; Laureillard Mari
Editeur
HEMISPHERES
Largeur
157
Poids
955
Date de parution
20250109
Nombre de pages
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On croyait jouer. On se retrouve à pleurer devant notre écran. Pourquoi Clannad, ce jeu japonais des années 2000, continue-t-il, vingt ans après, à nous émouvoir aux larmes ? Que peut un jeu vidéo si pauvre en moyens et si riche en émotions ? Que nous dit-il de la fiction japonaise contemporaine, de ses réseaux d'attachement, de ses circuits du sensible ? Ce sont les interrogations qui guident Le Clavier et les Larmes. Derrière ses airs de curiosité vidéoludique, ce visual novel s'avère une porte d'entrée inattendue vers les logiques profondes du jeu vidéo, de l'anime ou du manga contemporains? : circulation des personnages d'un média à l'autre, économie du media mix, porosité entre création amateure et production industrielle, nouvelles figures du désir et du genre, puissance du mélodrame. Julien Bouvard et Mathieu Triclot mènent une enquête à la fois théorique et sensible sur cet objet singulier. Ils y interrogent la place du joueur-lecteur, la honte et la tendresse de l'attachement aux figures de fiction, et ce que "?jouer à pleurer?" révèle des transformations du rapport à l'émotion à l'ère du support informatique. Au-delà de l'apparente légèreté d'un visual novel sentimental, ils découvrent une machine à fabriquer du sensible? : un dispositif minimaliste où la pauvreté formelle se renverse en puissance d'émotion. A la croisée de la pornographie et du mélodrame, Clannad promeut une masculinité traversée par la féminité, où le soin et la fragilité deviennent des vertus. Le Clavier et les Larmes est un livre qui permet de comprendre les logiques affectives et esthétiques qui traversent les cultures populaires japonaises contemporaines, souvent incomprises à l'étranger.
N'importe quelle évocation du Japon suscite irrémédiablement un certain nombre d'images. Des images d'Épinal, diront certains, tant les clichés du mont Fuji, des geishas ou des salarymen restent ancrés dans les imaginaires occidentaux. Pourtant, au-delà de ces poncifs, il existe une attirance profonde et ancienne, en France notamment, pour l'esthétique japonaise, depuis le japonisme du XIXe siècle jusqu'au succès récent des mangas.Dans le domaine des études japonaises aussi, la place de l'image est centrale, comme le prouve le nombre conséquent d'auteurs qui se sont penchés sur ce thème dans ces actes du douzième colloque de la Société française des études japonaises, organisé à l'université Jean Moulin - Lyon 3 en décembre?2016. Les différents chapitres thématiques abordent, outre quelques variae, les multiples aspects de l'image, qu'il s'agisse de lieux d'exposition, du rapport aux mots, au religieux, aux écrans, aux territoires, etc. Ils explorent ces aspects de manière transversale en mélangeant les approches ? historique, artistique, technique et théorique ?, offrant ainsi un panorama passionnant sur l'actualité de la recherche en la matière.
L'animation japonaise, depuis son arrivée à la télévision française dans les années 1970, marquée en particulier par l'entrée fracassante de Goldorak en 1978, ne semble pas avoir tout perdu de sa faculté à déranger, à interroger et à attirer le public français. Si le vocabulaire dépréciatif associé aux "japoniaiseries" a progressivement disparu au profit d'une connaissance et d'un intérêt accrus, l'anime reste un objet suscitant passion et détestation, comme s'il fallait choisir son camp entre les studios Ghibli et Disney. Il faut dire que le contexte d'introduction de cette cinématographie, bien différent par beaucoup d'aspects de l'animation telle qu'elle est alors connue en France, est marqué par de nombreuses controverses, en particulier centrées sur la violence et la vulgarité (réelles ou supposées) des programmes choisis par les chaînes de télévision françaises ? il suffit pour s'en convaincre de penser aux houleux débats suivant l'apparition de la série de combats post-apocalyptique Ken le survivant dans l'émission jeune public de TF1 Le Club Dorothée. Cet ouvrage se propose donc de revenir, grâce aux éclairages de chercheurs et journalistes issus d'horizons divers, sur les conditions de la réception, de la diffusion mais également des différentes formes de réappropriations qu'a connues l'animation japonaise suite à son introduction en France. Les textes ainsi rassemblés, originaux et novateurs, constituent l'une des premières explorations académiques sur le sujet.
Quel est le rôle joué par l'État dans la définition et la prise en compte de ce qui est religion et de ce qui ne l'est pas, en autorisant, officialisant, légalisant, mais aussi en régulant les rapports entre les différentes religions ? La ville et ses espaces publics constituent un théâtre majeur, une scène d'expression et de visibilité de ces processus politiques, mais aussi des conflits religieux. Or, la mondialisation agit sur les pratiques religieuses et les religions, qui ne cessent de se reconfigurer. C'est la « gestion » politique et économique de ces expressions contemporaines de religiosité, et les positionnements des États face à elles, notamment dans le cadre de la ville, que se proposent d'étudier les chercheurs ici réunis - non sans faire une place aux travaux consacrés aux croyants, en tant qu'acteurs sociaux, et aux modalités selon lesquelles ceux-ci expriment ou revendiquent leur droit à une égalité de traitement en tant que membre d'une communauté religieuse.
Arabie Heureuse pour les uns, royaume de tous les rigorismes pour les autres, il est au coeur de la Péninsule Arabique un territoire de sable, grand comme quatre fois la France, qui nourrit abondamment nos fantasmes. Cet ouvrage a pour ambition de redonner place à la raison, de dessiner une image plus précise, moins passionnelle, d'un pays excessivement méconnu. Pour nous y aider, voici un précieux vade-mecum d'analyses historiques, religieuses, sociologiques et politiques, fruit d'une décennie de travail, de réflexions et d'enquêtes de terrain, indispensables pour distinguer les « djihadistes » des « salafistes », les tribus bédouines des princes saoudiens, les fortunes et ambitions des uns et des autres et mieux comprendre les moeurs locales. Cette nouvelle édition est actualisée et enrichie des toutes les données économiques, sociales, politiques et culturelles disponibles en cette fin d'année 2019.''
Explicitant la philosophie et les critères de son approche, Zafrani écrit lui-même à ce sujet : "Nous nous sommes proposés, tout au long de nos études et de nos recherches, de réaliser à la fois une analyse raisonnée des situations et une synthèse équilibrée des phénomènes afin de servir la science et la conscience historique, la mémoire collective et un patrimoine culturel qui nous est cher, à mille égards. Cela, nous l'avons fait avec le projet d'une quête des lieux de dialogue, de rencontres des hommes et des idées, d'espaces de convergences entre cultures et civilisations qui sont autant d'espaces de fidélités, de liberté et d'universalisme." Haïm Zafrani, auteur notamment de Deux mille ans de vie juive au Maroc, Juifs du Maroc. Vie sociale, économique et religieuse. Etudes de taqanot et responsa, et de Juifs d'Andalousie et du Maghreb, a consacré toute son existence à ses recherches et à l'enseignement, en étant toujours soucieux de transmettre son savoir. Son engagement, en la matière, qui était une forme de militantisme, ne peut qu'inciter à la réflexion tous ceux qui se soucient aujourd'hui d'histoire, de culture, de patrimoine, de diversité, de paix et de fraternité en ces premières décennies du XXIe siècle. Une urgence d'autant plus vitale pour l'humanité que l'enracinement culturel est devenu un enjeu capital dans le monde ultra-connecté. L'on ne peut que saluer et se réjouir de l'initiative prise par Mustapha Saha de consacrer un ouvrage à ce "penseur de la diversité", et de présenter, avec sa belle plume et le sens de la formule qui le distingue, l'homme dont il était familier depuis fort longtemps, et une oeuvre féconde dont il a une connaissance intime et qu'il rappelle avec une remarquable précision. Mohammed Kenbib.
« Vais-je tenter de faire oeuvre d'historien ? Non ni moi, ni mes parents, ni mes grands-parents n'avons la moindre prétention à entrer dans l'Histoire, fut-ce par une petite porte. Et les seuls éléments concrets dont je dispose, c'est dans ma mémoire que je peux les trouver - hormis concernant ma vie professionnelle qu'emporté par mon élan, j'ai commencé à raconter, et pour laquelle je disposais de sources abondantes. C'est donc à partir de quelques connexions neuronales survivant dans un coin de mon cerveau que je peux chercher à faire un récit où apparaîtront mon entourage, mes proches et quelques reflets d'une époque à jamais disparue. Sans trier mes souvenirs, j'ai simplement laissé courir ma plume en espérant que, dans ce désordre, certains lecteurs, dont mes petits-enfants, peut-être, trouveront une petite lucarne éclairant ce passé déjà lointain, qui nous fait ce que nous sommes, qui fait ce que vous êtes! »