Comme les autres écoles de la période hellénistique, le stoïcisme est souvent perçu comme proposant, sur les ruines de la cité classique et sur fond de crise politique, une morale du retrait en soi-même et de l'individualisme. Il stigmatise ainsi les cités comme pourvoyeuses de vices que se transmettent les insensés (presque tous les hommes), tandis que la Cité Universelle des sages (aussi rares que le phénix) semble donnée comme idéal. Cet ouvrage propose une approche pour nuancer ce constat et montrer qu'au sein de la morale stoïcienne et dans ses principes mêmes s'élabore une pensée du bien commun et des conditions de vie en communauté et du lien social. En somme Le Portique ne propose pas simplement des pistes pour se réformer soi-même, mais également des outils pour penser, voire réformer, la vie politique: le sage incarné non seulement la morale parfaite mais également la perfection du politique. Il est celui qui sait trouverselon les circonstances les choix les plus adaptés pourgouverner les peuples devenus rétifs à toute raison. En usant au mieux des institutions de la cité, axiologiquement neutres, mais voulues par la nature, il cherche à amener les hommes à progresser vers la justice, inscrite dans le programme de développement de l'être humain (l'oikeiôsis), et vers la vertu, fin ultime d'une vie heureuse. De fait, la morale stoïcienne se présente toujours en même temps comme une politique, qui cherche à articuler Cité Universelle et "petites cités".
Nombre de pages
153
Date de parution
02/11/2005
Poids
126g
Largeur
116mm
Plus d'informations
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EAN
9782130541509
Titre
La politique stoïcienne
Auteur
Laurand Valéry
Editeur
PUF
Largeur
116
Poids
126
Date de parution
20051102
Nombre de pages
153,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A la question "qu'est-ce que le bonheur?", toutes les philosophies antiques ont apporté une réponse. Celle des stoïciens, dont rend compte Sénèque dans ce petit traité, étonne par son originalité et sa force: le bonheur n'a d'autre définition que la vertu, seule, absolue, devant laquelle tout ce qu'on s'accorde habituellement à appeler "bien", santé, richesse, etc., se révèle indifférent. N'est-ce pas là se payer de mots lorsqu'on est, comme Sénèque, l'homme le plus riche de Rome? En répondant aux attaques de ses détracteurs, aux soupçons portés sur la philosophie elle-même, l'auteur nous permet d'approfondir de manière exceptionnelle les finesses d'une pensée quoi, loin de proposer des idéaux inaccessibles, frappe par son souci d'articuler l'exigence morale la plus haute et les nécessités quotidiennes d'une vie dont on ne choisit certes pas tous les aléas, mais qu'il demeure toujours possible de transfigurer.
Musonius problématise la politique stoïcienne de manière originale. Sous la direction du maître, l'individu assimile les principes de la vertu et renoue, dans l'ascèse, avec l'impulsion fondamentale de l'oikeiôsis. Le mariage, modèle de toute relation, fonde la petite comme la grande cité qu'il préfigure.
Musonius problématise la politique stoïcienne de manière originale. Sous la direction du maître, l'individu assimile les principes de la vertu et renoue, dans l'ascèse, avec l'impulsion fondamentale de l'oikeiôsis. Le mariage, modèle de toute relation, fonde la petite comme la grande cité qu'il préfigure.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.