Le déclin de la notion de préjudice en droit de la responsabilité civile extracontractuelle
Laulier Romain ; Masson Florent
MARE MARTIN
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EAN :9782386001802
Quel est le point commun entre la survenance d'une marée noire, l'angoisse ressentie devant l'imminence de sa propre mort ou encore l'esclavage sexuel ? Dans ces différents cas, et dans bien d'autres encore, le droit s'efforce d'identifier un préjudice aux fins d'indemniser la victime. On parle ainsi de préjudice écologique, d'angoisse de mort imminente ou d'avilissement. Mais alors, s'il est sans cesse découvert de nouvelles formes de souffrance, et si les tribunaux les prennent en considération de façon toujours plus libérale, cette course effrénée à l'indemnisation n'engendre-t-elle pas des conséquences majeures sur la notion même de préjudice ? Or, de ce point de vue et au fil du temps, il s'avère que certaines caractéristiques fondamentales de la notion se sont affaiblies, étiolées, alors que, dans le même temps, celle-ci s'est dispersée et a perdu de sa substance, principalement en matière extrapatrimoniale. S'ensuit un déclin de la notion de préjudice dont on peut se demander s'il est un mal nécessaire ou une incitation à redéfinir les contours de celle-ci.
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Nombre de pages
234
Date de parution
04/09/2025
Poids
300g
Largeur
150mm
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EAN
9782386001802
Titre
Le déclin de la notion de préjudice en droit de la responsabilité civile extra contractuelle
Auteur
Laulier Romain ; Masson Florent
Editeur
MARE MARTIN
Largeur
150
Poids
300
Date de parution
20250904
Nombre de pages
234,00 €
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Sous le Premier Empire, l'appareil judiciaire français fait l'objet d'une épuration sous la supervision du Sénat (1807-1808). C'est la première Fois qu'une étude se propose d'examiner cette opération, ses acteurs, ses motifs, ses moyens et ses résultats grâce à un vaste corpus documentaire. Pour les juges, cette circonstance restera dans la mémoire de la justice comme une blessure, un défaut de confiance du Pouvoir envers la magistrature. En définitive, l'opération, achevée en mars 1808, frappe 167 magistrats sur 3800. Ces derniers sont examinés selon la cour d'appel à laquelle ils sont rattachés (il en existe 32). Mais un nombre bien plus important de juges ont été inquiétés par l'opération, qui touche aussi bien les départements français métropolitains, que les territoires annexés par la France (Allemagne, Belgique, Gênes, Piémont, Suisse). Près de 80 portraits illustrent des magistrats de cette époque.
Sous le Premier Empire, l'appareil judiciaire français fait l'objet d'une épuration sous la supervision du Sénat (1807-1808). C'est la première fois qu'une étude exhaustive se propose d'examiner cette opération, ses acteurs, ses motifs, ses moyens et ses résultats grâce à un vaste corpus documentaire. Pour les juges, cette circonstance restera dans la mémoire de la justice comme une blessure, un défaut de confiance du Pouvoir envers la magistrature. En définitive, l'opération, achevée en mars 1808, frappe 167 magistrats sur 3800. Ces derniers sont examinés selon la cour d'appel à laquelle ils sont rattachés (il en existe 32). Ce volume porte sur douze cours d'appel, depuis celle d'Agen jusqu'à celle de Riom, soit environ un tiers de l'ensemble des magistrats français, tant civils que criminels (à l'exclusion des juges de la Cour de cassation et des juges de paix). Sont ainsi dévoilées des informations sur leurs parcours : formation, professions exercées, leurs qualités comme leurs défauts. Le chef de l'Etat, par cette vaste et mal connue opération d'épuration, souhaitait reprendre en main le système judiciaire et éviter qu'apparaisse une sorte de gouvernement des juges.
Sous le Premier Empire, l'appareil judiciaire français fit l'objet d'une épuration sous le contrôle du Sénat (1807-1808). Pour la première fois, une étude exhaustive se propose d'examiner cette opération voulue par l'empereur Napoléon. Grâce à un vaste corpus, l'auteur en dévoile les acteurs, les motifs, les moyens et les résultats, ce volume présente les données biographiques de plus de 700 juges dans le ressort de cinq cours d'appel de territoires annexés par la France lors des guerres de la Révolution et de l'Empire. Ce sont les cours de Bruxelles, Gênes, Liège, Trèves et Turin. L'ouvrage étudie en détail les personnalités visées par cette opération politico-judiciaire ainsi que les sanctions dont elles furent frappées, au moment où la magistrature de ces territoires traversait des difficultés particulières liées à l'application des règles sur la fiscalité, la conscription et la sécularisation du clergé. Pour appuyer la compréhension de cet épisode historique peu connu, l'ouvrage propose de nombreux graphiques et tableaux synoptiques, ainsi qu'une carte du système judiciaire français en 1807-1808 et les résultats de cette opération d'épuration de la magistrature.
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