
Jean Baudrillard ou la subversion par l'ironie
On ne peut pas dénoncer " la société de consommation " sans se référer aux analyses de Jean Baudrillard (1929-2007). Le démontage de la publicité et la mise en lumière de son omniprésence manipulatrice sont au coeur de son premier grand livre. La décroissance, qui implique de s'extraire de la religion de la croissance et de l'économie, trouve aussi, dans un autre de ses livres majeurs, L'économie politique du signe, les arguments pour déconstruire la prétention de l'économie à dire le réel. Baudrillard résiste pourtant à l'appropriation pure et simple dans une perspective de transformation sociale. Car si sa critique du système touche juste, les conclusions qu'il en tire sont si radicales qu'elles tendent à neutraliser l'action. L'entretien totalement inédit que nous publions à la suite de l'analyse détaillée de Serge Latouche éclaire ainsi la singularité et la dualité de cette figure, dont l'oeuvre toute entière tourne finalement autour du désenchantement mélancolique de la modernité, entre révolte rentrée et subversion ironique.
| Nombre de pages | 96 |
|---|---|
| Date de parution | 16/02/2016 |
| Poids | 100g |
| Largeur | 110mm |
| EAN | 9782369350422 |
|---|---|
| Titre | Jean Baudrillard ou la subversion par l'ironie |
| Auteur | Latouche Serge |
| Editeur | CLANDESTIN |
| Largeur | 110 |
| Poids | 100 |
| Date de parution | 20160216 |
| Nombre de pages | 96,00 € |
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La décroissance
Latouche SergeLa décroissance implique, non seulement, de revoir le régime systématique de croissance de la production, de la consommation et de la pollution, mais aussi de sortir de l'économie. Ce projet est celui d'un changement sociétal, voire civilisationnel, pour la reconstruction d'un monde commun, et doit se confronter à tous les problèmes du vivre ensemble. Il se situe dans le champ de ce que l'on peut appeler aujourd'hui la métapolitique, englobant un spectre large des préoccupations de la société civile, et ne peut être cantonné à la politique politicienne, ses programmes et ses promesses électorales. En revanche, fortement impactée par le politique au sens le plus large de l'organisation de la cité, la société civile, pour y parvenir, doit mettre en oeuvre un rapport de force dans le champ sociétal et pousser le pouvoir en place à prendre les décisions qui respectent ses volontés. La décolonisation de l'imaginaire qu'implique le projet décroissant, doit appréhender nombre de questions concrètes et pas seulement celle de l'impérialisme de l'économie. Les croyances, les valeurs et les pratiques de la (dé)civilisation occidentale moderne sont remises en cause et, plus particulièrement, la question de la démocratie, du bien commun et des biens communs, de l'économie sociale et solidaire et de la laïcité que cet essai se propose d'aborder. Questions spécifiques à la France et, pour partie, à l'Europe, qui ne sont pas nécessairement celles que se poseraient des militants postcroissance de sociétés de culture islamique, africaine, ou amérindienne - toute société s'inscrivant dans une histoire et un héritage -mais elles ont un impact sur eux car l'effondrement de la société mondialisée de croissance ferait resurgir la diversité culturelle en réaction à l'uniformisation planétaire. C'est à partir des héritages complexes et divers qu'il échoira à chaque société de se reconstruire dans un dialogue interculturel. Ce combat métapolitique devient, aujourd'hui, une lutte titanesque car les bases plus ou moins traditionnelles du vivre ensemble (le territoire, la langue, les valeurs communes) fondant une identité héritée ou choisie, sont sapées systématiquement par les pires venins de la contrerévolution néolibérale victorieuse, aggravant les crises provoquées par la déterritorialisation engendrée par la mondialisation de l'économie et les migrations suscitées par la misère, les guerres et le changement climatique. Face au rouleau compresseur d'une méga-machine du mensonge à la main des entrepreneurs du chaos et des grands prédateurs, ce projet peut sembler dérisoire et le combat pour la vérité perdu d'avance. A ceci près que les faits sont têtus et que l'histoire nous donne de nombreux exemples de l'échec des entreprises monstrueuses fondées sur l'hubris et la démesure qui finissent par se fracasser contre le mur du réel. Cet essai vise à contribuer à la construction d'un grand récit de la décroissance à opposer à celui de la croissance et du progrès. Il doit avoir son mot à dire sur à peu près tous les aspects de la réalité, en laissant néanmoins ouvertes de nombreuses questions destinées à trouver des solutions circonstanciées et provisoires, inventées par les acteurs eux-mêmes de ces nouveaux mondes.PRÉCOMMANDEPRÉCOMMANDER19,90 € -

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