Le monstre dans l'art occidental. Un problème esthétique
Lascault Gilbert
KLINCKSIECK
47,50 €
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EAN :9782252034262
Les centaures, les cyclopes, les sirènes, les dragons, les griffons, les sphinges, des êtres hybrides, les diables disparates, des formes fluides et molles, des nains, des géants, des plantes animalisées errent en peinture et en sculpture. Ils s'agitent, agressent, parfois se calment. Chez Bosch, chez Breughel, chez Goya, dans les églises romanes et gothiques, dans les jardins de Versailles, dans les bandes dessinées et les caricatures, des monstres multiples se transforment. Ils se déplacent d'une époque à l'autre, d'un pays à l'autre. On les trouve déjà sur les parois des grottes préhistoriques et sur les tee-shirts d'aujourd'hui. Parfois, ils hurlent et, parfois, ils murmurent et se déguisent. L'humanité ne cesse jamais d'aimer les monstres et elle les trouve en des lieux différents, souvent imprévisibles. La fabrication du monstre constitue d'abord un jeu savant, une pratique combinatoire qui compose et mélange des membres d'animaux divers. Les monstres sont parfois ornementaux et décoratifs. Parfois, ils provoquent des interprétations éthiques, religieuses, alchimiques, philosophiques, politiques. Simultanément, ils fascinent ceux qui les regardent; ils séduisent; ils angoissent. Le monstrueux est un écart par rapport à la nature. Il se nourrit de fantasmes; et, en retour, il nourrit d'autres fantasmes nouveaux. Biographie de l'auteur Gilbert Lascault est né en 1934. Professeur émérite de philosophie de l'art à l'université Panthéon-Sorbonne (Paris 1), il est écrivain et critique d'art. Il publie des ouvrages d'esthétique, des monographies (Max Ernst, Botero, Christian Jaccard, Malaval...), des récits de fiction. Un livre collectif est consacré à ses écrits: François Coblence et coll., Les Fables du visible et l'esthétique fictionnelle de Gilbert Lascault (Bruxelles, La Lettre volée, 2003).
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Nombre de pages
466
Date de parution
08/06/2004
Poids
720g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782252034262
Titre
Le monstre dans l'art occidental. Un problème esthétique
Auteur
Lascault Gilbert
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
135
Poids
720
Date de parution
20040608
Nombre de pages
466,00 €
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Résumé : Le narrateur se met lui-même en scène sous la forme d'un "ethnologue anonyme" et tient la chronique de Sore-les-Sept-Jardins. Ce village inventé, mais qui pourrait bien se situer quelque part dans le Sud-Ouest, aurait pu intéresser Giono ou Pagnol. C'est sur le mode de la fantaisie que Gilbert Lascault rapporte les faits et gestes de cette population à laquelle va toute sa tendresse. Une sorte de petit dieu malin et facétieux, équipé d'un matériel sophistiqué lui permettant d'observer chaque habitant dans son intimité, étudie cette population dont les passions quotidiennes oscillent entre la quête du divin et celle du sexe. Foisonnantes et souvent jubilatoires, ces histoires dont les niveaux de lecture sont multiples ont la vitalité des contes et des légendes.
... Grau-Garriga choisit sa palette de différences, d'antinomies, d'oppositions, de paradoxes. Il tisse l'intime et l'éclatant, le sensible et le réfléchi, la tendresse et l'intensité, le grave et l'humour, l'histoire du monde (celle, en particulier, de la Catalogne) et les souvenirs de son enfance, la rigueur et les passions, la jubilation et l'inquiétude, l'amour de la vie et le tragique, le monumental et le poétique. Intuitif, imaginatif, subtil, il avance par des associations arborescentes. Sa pensée trouve des tours et des détours, des méandres, des zigzags. Il explore toujours de nouvelles voies. Il refuse le " déjà vu ", le " déjà fait ", les stéréotypes, le figé, le conventionnel, le répétitif, le redondant. Il préfère la surprise, l'inattendu, l'imprévu. Dans le monde des formes et des techniques, il devient un chercheur décidé, un aventurier vigilant, un explorateur appliqué, un découvreur diligent. Les jeux graves de son art, une stratégie joyeuse, le ludique entrecroisent des élans mystiques, l'éros, une liberté désirée, le refus de toute entrave, la haine de toute oppression. Ces jeux sont contestataires et inventifs... " Gilbert Lascault
Soin des enfants et des personnes âgées, nettoyage, travail pénible, boulot sale et sale boulot, ces activités ont en commun d'être à la fois nécessaires et invisibles, essentielles et pourtant dévalorisées, difficiles et donc déléguées à d'autres. Elles sont souvent oubliées par les philosophies du travail comme elles le sont dans la réalité sociale. C'est paradoxalement chez Hannah Arendt, pourtant accusée d'avoir une conception réductrice du travail, que l'on trouve une catégorie permettant de les appréhender dans leur unité : celle de labeur. Modifiant la traduction usuelle de sa distinction entre travail (labor) et oeuvre (work), qui renforce l'impression d'une dépréciation du travail par rapport à l'oeuvre, nous proposons de la rendre plus littéralement par le couple du labeur (labor) et du travail (work). Apparaît dès lors chez Arendt une véritable philosophie de l'activité posant le labeur comme condition du travail, lui-même condition de l'action. A l'aide de cette catégorie, elle pointe un ensemble d'activités vouées à la reproduction de la vie qui n'ont pas "droit de cité" , mais aussi le redoublement de cet effacement avec l'avènement du social dans la modernité. Malgré l'emprise théorique qu'exerce la logique du labeur, on ne cesse de refuser de le voir, d'en dénier la nécessité comme la dureté, en le confondant avec le travail. Une convergence aussi frappante qu'inattendue peut être mise en évidence entre cette catégorie de labeur et toute une constellation de concepts issus des théories féministes : le travail domestique, reproductif, travail de care ou encore de subsistance. Ces théories ne se sont pas réclamées d'Arendt, qui elle-même ne s'est jamais revendiquée du féminisme. Mais on peut mobiliser ces concepts pour préciser le sens de la catégorie de labeur, répondre aux problèmes qu'elle soulève quant à sa teneur critique, et en esquisser un usage possible dans le cadre d'une philosophie sociale du travail renouvelée.
Acquis par la National Gallery de Londres en 1842, le Portrait des Arnolfini de Jan van Eyck reste depuis cette date une énigme pour les historiens de l'art. Le sujet du tableau a en effet suscité de nombreuses hypothèses : s'agit-il d'une scène de mariage, de fiançailles, ou de la simple représentation d'un couple de riches bourgeois ? L'homme est-il bien Giovanni Arnolfini, un marchand de Lucques très connu dans les Flandres au XVe siècle, comme semblent l'indiquer certaines archives ? Ou quelque autre membre de sa famille ? L'oeuvre ne serait-elle pas plutôt un portrait de l'artiste, qui se serait représenté avec son épouse Marguerite ? Et si la jeune femme n'était pas enceinte, en dépit de ce que suggère son ventre proéminent ? Quant à la signature en latin du peintre, bien en vue au centre du tableau, quel sens donner à sa formulation, restée unique dans l'histoire de la peinture ? Anne-Marie Lecoq fait dans cet ouvrage inédit une passionnante recension des interprétations qui se sont succédé au cours des décennies, suscitées par tous les détails du tableau et leur symbolique supposée, pour livrer enfin - au risque de surprendre - sa propre hypothèse sur les intentions de Jan van Eyck.
Vinclair Pierre ; Min Byung-Hun ; Domissy-Lee Jeon
Ce livre est né d'un paradoxe fécond : comment écrire sur les oiseaux sans rien savoir d'eux, ou presque ? Du jour au lendemain, Pierre Vinclair se met à enquêter au fil de poèmes-minute sur ce que les oiseaux nous font, sur la manière dont ils déplacent nos idées en nuées, frôlent nos matins, habitent un monde où leur présence s'efface. Guidé par une curiosité impressionniste, Pierre Vinclair ne s'approche jamais trop près, s'émerveille que l'on entende d'abord leur chant avant de les voir ou de vouloir les nommer. Les photographies de l'artiste coréen Byung-Hun Min, dans la contemplation desquelles s'est élaboré cet essai qui est d'abord une rêverie, viennent scander le texte comme des pointillés noir et blanc.