Islam et politique en ex-URSS (Russie d'Europe et Asie centrale)
Laruelle Marlène ; Peyrouse Sébastien
L'HARMATTAN
32,00 €
Sur commande, 6 à 10 jours
EAN :9782747585583
Le but de ce recueil est de faire le point, près de quinze ans après la chute de l'Union soviétique, sur les évolutions en cours dans cet espace, en mettant l'accent sur la question religieuse et ses liens avec le politique. La libéralisation de la vie politique depuis la perestroïka fut en effet parallèle au "renouveau" ou au sentiment de "renouveau" religieux. Les nouveaux États d'Asie centrale ainsi que les sujets de la Fédération de Russie à majorité musulmane s'emparent donc de leur identité religieuse pour en faire un élément d'affirmation nationale et d'assise sociale du pouvoir politique. Cette imbrication du religieux, du politique et du national n'est ni nouvelle ni spécifique à cet espace. Elle s'inscrit dans des processus plus généraux, au travers desquels les sociétés post-soviétiques ont été jusqu'ici trop rarement analysées. Ces thématiques permettront, on l'espère, d'amorcer une réflexion plus générale concernant les liens paradoxaux qui émergent aujourd'hui entre religion et politique, la première sachant profiter du phénomène de "globalisation" actuelle pour investir de nouveaux espaces publics et se présenter comme l'une des matrices des identités collectives et individuelles. L'islam, en ex-URSS comme ailleurs, n'est pas un isolat culturel, il participe de la mondialisation et des phénomènes de recomposition du religieux que sont l'individualisation de la croyance, sa participation aux identités "néo-ethniques", sa formulation en termes d'anti-mondialisme, etc. Ce recueil n'est pas centré sur des questions d'islamologie mais cherche à étudier sur le mode politiste l'islam post-soviétique, en le mettant au diapason des autres pays musulmans mais également de l'islam européen, particulièrement pertinent pour comprendre le cas russe. Les auteurs de cet ouvrage espèrent prouver la nécessité du maintien d'une réflexion englobant l'ensemble de l'aire post-soviétique: la dissociation étatique des anciennes républiques en 1991 ne signifie pas l'impossibilité de schèmes d'analyse communs ni l'absence d'une certaine unité de développement de ces pays sur une quinzaine d'années.
Nombre de pages
338
Date de parution
01/07/2005
Poids
465g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782747585583
Titre
Islam et politique en ex-URSS (Russie d'Europe et Asie centrale)
ISBN
2747585581
Auteur
Laruelle Marlène ; Peyrouse Sébastien
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
465
Date de parution
20050701
Nombre de pages
338,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'eurasisme est l'une des principales idéologies russes. C'est une pensée totale, englobante, à la fois métaphysique et scientiste, politique et philosophique, qui veut résoudre définitivement les interrogations que les intellectuels russes ont sur leur identité. L'eurasisme cherche à légitimer l'Empire, sa dimension continentale et asiatique, à donner à la Russie une identité irréductible face à l'Europe, à définir une idéologie politique quasi-totalitaire et une pratique scientifique exclusivement "nationale". La dernière décennie n'a fait que révéler la nécessité d'analyser l'interrogation eurasiste concernant la notion d'empire et le rapport de la Russie à ses "marges". Gageons écrit Patrick Sériot dans sa préface, que tous ceux qui s'intéressent à la culture russe, à l'histoire des idées, à l'histoire des sciences sauront trouver dans cet ouvrage une attention à l'analyse des discours qui permettront de comprendre certains types de réaction à l'"Occident" en Russie actuelle, qui resteraient, sinon d'une totale opacité.
Laruelle Marlène ; Pranchère Jean-Yves ; Miranda A
Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
Cet ouvrage analyse l'évolution des récits, thèmes et stratégies idéologiques de la Russie postsoviétique. Il montre comment le pouvoir russe sous Vladimir Poutine oscille entre recherche d'un consensus national organique et imposition d'une idéologie d'Etat par le haut. Depuis trois décennies, le récit national russe est porté par une pluralité d'acteurs incarnant la coexistence - et souvent la concurrence - d'idées variées (nationalisme, modernisme et conservatisme, Eurasie, monde russe et byzantisme, etc.) qui ont fini par former un discours de plus en plus rigide, aujourd'hui proche d'une idéologie d'Etat. Cette évolution répond à la fois à des dynamiques internes (quêtes de stabilité, légitimation du pouvoir, luttes entre factions) et à des défis externes (rapport à l'Occident, intégration dans la mondialisation, invasion de l'Ukraine). La Russie a peu à peu construit un récit sur son exceptionnalité civilisationnelle, projetant d'elle-même la vision d'une puissance eurasiatique qui se présente comme un pôle alternatif au libéralisme, coupé du monde occidental et ouvert sur le Sud global.
Résumé : Guerre d'août 2008 entre la Géorgie et la Russie pour le contrôle sur les républiques sécessionnistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, conflits interethniques entre Kirghizes et Ouzbeks au sud du Kirghizstan en juin 2010, départ des troupes occidentales d'Afghanistan en 2014. : le Caucase, l'Asie centrale et l'Afghanistan ne cessent d'occuper l'actualité internationale et de susciter l'attention inquiète du reste du monde. Les connaissances sur ces " éclats d'empires " se sont considérablement développées au cours des vingt dernières années, avec la chute de l'Union soviétique et un accès facilité à l'Afghanistan post-talibans. Loin des clichés qui tendent à ne faire de cette région qu'un théâtre de conflits, d'enjeux énergétiques et d'une concurrence géopolitique entre grandes puissances, la trentaine de chercheurs qui ont participé à cet ouvrage nous proposent de l'appréhender dans toute sa diversité et toute sa complexité. Ils évoquent les transformations politiques sans précédent qu'elle a connues et les changements sociaux et culturels de grande ampleur qui la traversent, mais aussi l'impératif auquel elle est soumise de s'intégrer dans une économie mondialisée et de développer de nouveaux partenariats stratégiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.