Huangdi, l'Empereur jaune, est monté prendre le frais sur la Terrasse des Esprits. De là, il contemple la Terre et observe la conduite des hommes. De là, avec l'assistance du Maître céleste, qui se tient à ses côtés, il lance à tout ce qui vit sous le Ciel des avertissements et rappelle les règles de l'existence authentique : " Connaissez les 7 âges de la femme et les 8 de l'homme, celui qui transgresse les nombres du Ciel meurt prématurément. N'ayez de vie que concrète, épousez la durée. Respectez les changements du Ciel et les transformations qui les manifestent. Le vide, les pervers et les vents voleurs on les évite, en tenant compte de la saison. Remettez aux Esprits qui sont en vous les rênes de vos vies. " Voici que je boucle quarante ans d'observation de l'Asie. De ce temps, j'ai fait deux parts : vingt années de voyages et de longs séjours en Chine, au japon, au Vietnam et ailleurs, puis vingt années encore abandonnées à la traduction de classiques chinois. Des nations que j'ai rencontrées, je dirai volontiers avec le Tao Te King : Leurs paroles ont un ancêtre, Leurs pratiques ont un seigneur. Il existe bien, je l'ai vérifié, des logiciels compatibles de la pensée et de la pratique chinoise. Une informatique souple et vivante est là. Ne comprendront jamais rien à la Médecine chinoise, ni ses détracteurs, ni ses défenseurs, ni les propagandistes qui la détournent à leurs divers profits, s'ils ne prennent pas le temps de décoder l'écrit antique, sur quoi elle repose. Relevons la tête, posons un regard ferme sur des horizons qui vont jusqu'au Ciel. Méfions-nous du simple utilitaire et du mécaniciste. Approfondissons l'enracinement du vivant jusqu'aux abîmes. Dans le champ que nous aurons ainsi dégagé, nous ferrons paître côte a côte les chevaux harnachés de savoir de l'écurie occidentale et les chevaux dételés par la main de la sagesse traditionnelle des Chinois. Le ciel paraît sombre, mais la réconcialisation de deux médecines, qui ont leurs titres de noblesse l'une comme l'autre, est déjà en vue. Aujourd'hui, ce n'est pas possible ; demain, ce serait un peu tôt. Mais après-demain, c'est fait !
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Nombre de pages
159
Date de parution
11/09/1990
Poids
203g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782220026718
Titre
LA VOIE DU CIEL
Auteur
Larre Claude
Editeur
DDB
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140
Poids
203
Date de parution
19900911
Nombre de pages
159,00 €
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Ce livre est le précieux témoignage d'un homme de foi, d'érudition et de c?ur, qui a tenté, sa vie durant, de jeter un pont entre notre culture et la culture chinoise.
Larre Claude ; Schatz Jean ; Rochat de La Vallée E
Ce livre, devenu un classique, présente avec la clarté d'un manuel la médecine chinoise traditionnelle, sans l'isoler de la compréhension du monde qui en constitue la toile de fond. "Le rapprochement de la médecine chinoise traditionnelle, particulièrement l'acupuncture, et de la médecine dite occidentale, écrivent les auteurs, est un des grands événements médicaux du XXe siècle. Un ouvrage sur l'acupuncture, écrit en France, doit s'efforcer de respecter autant qu'il se peut cette vision de l'homme dans le monde qui fonde l'originalité de l'acupuncture chinoise".
Quatrième de couverture Ce chapitre du Zhuangrzi, le troisième, envisage le pur médian, l'Homme royal médiateur entre Ciel et Terre et noeud contemporain de souffles. Comment maintenir ce noeud de souffles qui me fait être, qui me constitue ? Comment éviter un dénouement prématuré ? Comment vivre pour que ce centre, responsable du noeud de souffles que je suis, opère ce retour et, après déliement, se retrouve intégré plus essentiellement encore dans le courant de la vie universelle, et s'y maintienne. A la question cruciale répond moins une philosophie qu'un art de vivre. Les principes de l'Art de Vivre sont toute la philosophie chinoise et les recettes de la vie, l'éthique personnelle ou sociale des Chinois. La vie se maintient d'autant mieux que l'on ne cherche pas à la retenir grossièrement à tout prix, mais qu'on sait la garder, subtilement et révérencieusement.
Résumé : En Chine, plus que partout ailleurs, le Christ survient comme Etranger. Les vicissitudes de l'histoire ont compliqué encore les conditions du dialogue entre Jésus de Nazareth manifesté par Dieu au monde et l'antique culture chinoise. C'est justement depuis cette position d'altérité, d'humilité que l'appel du Christ peut résonner. Ses dires et sa personne interpellent la culture chinoise et l'éveillent autrement à elle-même. Et quand le défi est accepté, la réponse renvoyée questionne l'interlocuteur avec une acuité semblable. Mise au défi, la sagesse propre au monde chinois soulève à son tour des interrogations radicales tant sur les racines de la foi chrétienne que sur ses expressions culturelles. Comment donc la Chine à son tour nous révèle-t-elle un christ Etranger ? Le " Christ chinois " est bien Celui dont la petitesse interroge la grandeur d'une culture multi-millénaire et qui, une fois reçu dans cette culture, découvert et affirmé par une communauté croyante, redit autrement au reste du monde les merveilles du mystère de Dieu. En recevant le Christ, en le communiquant, en l'espérant avec constance, la Chine réinterprète son aventure spirituelle et partage son trésor avec tous ceux pour qui Dieu se redonne toujours sous un visage nouveau.
Liens transgénérationnels, secrets de famille, syndrome d'anniversaire, transmissions des traumatismes et pratique du génosociogramme.Anne Ancelin Schützenberger livre dans cet ouvrage, à travers son analyse clinique et sa pratique professionnelle de près d'une vingtaine d'années, une «thérapie transgénérationnelle psychogénéalogique contextuelle».En langage courant, ceci signifie que nous sommes un maillon dans la chaîne des générations et que nous avons parfois, curieusement, à «payer les dettes» du passé de nos aïeux. C'est une sorte de «loyauté invisible» qui nous pousse à répéter, que nous le voulions ou non, que nous le sachions ou pas, des situations agréables ou des événements douloureux. Nous sommes moins libres que nous le croyons, mais nous avons la possibilité de reconquérir notre liberté et de sortir du destin répétitif de notre histoire, en comprenant les liens complexes qui se sont tissés dans notre famille.Ce livre passionnant et truffé d'exemples s'inscrit parmi les toutes récentes recherches en psychothérapie intégrative. Il met particulièrement en évidence les liens transgénérationnels, le syndrome d'anniversaire, le non-dit-secret et sa transformation en un «impensé dévastateur».Anne Ancelin Schützenberger, psychothérapeute, groupe-analyste et psychodramatiste de renommée internationale, est professeur émérite des Universités et a été directeur pendant une vingtaine d'années du Laboratoire de psychologie sociale et clinique de l'Université de Nice. Elle a publié Le Psychodrame, Psychogénéalogie, Le plaisir de vivre, Sortir du deuil, chez Payot, et Vouloir guérir chez Desclée de Brouwer.
Tirée des Frères Karamazov, la Légende du Grand Inquisiteur - précédée ici de la Révolte d'Ivan - constitue l'un des passages majeurs de l'oeuvre romanesque de Dostoïevski. A travers une mise en scène saisissante, elle oppose la douce figure du Christ de l'Evangile à celle de l'Inquisiteur médiéval, symbole d'un pouvoir absolu sur les corps et les âmes que l'écrivain russe ne cesse de dénoncer. En notre siècle marqué par les guerres, les totalitarismes et les intégrismes, cette parabole n'a pas fini de hanter la conscience moderne par sa force et son actualité. Comme le souligne Michel del Castillo dans sa présentation, elle "ne montre rien d'autre qu'un pari désespéré, proprement insensé, contre l'absurdité du monde, contre le Mal, contre le réalisme froid des Eglises, contre la tiédeur et le conformisme".
38 % de climato-sceptiques, à peine 9 % de citoyens qui placent l'environnement au premier rang de leurs priorités : selon l'Agence de la transition écologique, l'action écologique reste impopulaire en France. Comment expliquer une telle inertie face à l'urgence ? Pourquoi responsables politiques, acteurs économiques et citoyens agissent-ils si peu, ou si timidement ? Et surtout, comment faire de la transition écologique non plus une contrainte, mais un projet désirable et partagé ? Jean-Marc Jancovici et Olric de Gélis échangent autour de cette question essentielle avec réalisme et exigence. Ils examinent ce qui freine encore l'action écologique : un discours souvent perçu comme moralisateur, la crainte d'un renoncement à nos libertés, et cette tension persistante entre la fin du mois et la fin du monde, mise en lumière par le mouvement des Gilets jaunes. Certes, le changement climatique et la transition écologique remettent en question l'ordre établi, demandent des adaptations, obligent à repenser nos modèles. Mais sans en nier les difficultés ni céder à l'utopie, il s'agit de rappeler qu'imaginer un avenir plus durable pour tous demeure essentiel. L'enjeu n'est pas seulement de comprendre, mais d'agir pour continuer à envisager un futur possible avec optimisme et, peut-être, une certaine espérance. Olric de Gélis est prêtre, docteur en théologie et directeur du Pôle de recherche du Collège des Bernardins, où il est également co-directeur du département Humanités environnementales. Il est spécialiste de la pensée du pape François sur l'écologie. Jean-Marc Jancovici est ingénieur et conférencier, expert dans les domaines de l'énergie et du climat. Il est le cofondateur du cabinet de conseil Carbone 4, spécialisé dans l'accompagnement des entreprises vers une transition énergétique durable. Il a également fondé "The Shift Project" , un think-tank qui travaille sur l'émancipation de notre économie des combustibles fossiles.
Arthur Rimbaud reçoit une éducation chrétienne, et son parcours et son univers poétique en garderont la trace. Mais, très vite, la révolte et l'aspiration à la liberté font voler en éclats ce que le futur poète perçoit comme un lieu de contrainte et de soumission. La médiocrité des cérémonies religieuses, l'hypocrisie des bien-pensants nourrissent son anticléricalisme et l'incitent au blasphème. Cependant, les préoccupations d'ordre spirituel ne le quittent pas, il rêve même une religion plus humaine et plus universelle. Celui qui est prêt à toutes les transgressions désire s'affranchir du sceau de son baptême : le "voyant" ne craint rien, toutes les fournaises, toutes les soifs, mais dans cette traversée infernale, Dieu, le salut, la rédemption gardent une place essentielle. Et même si Rimbaud reste sensible à la figure du Christ et aux motifs chrétiens, il serait réducteur de voir en lui un homme travaillé par un retour à la foi de l'enfance. Une légende s'est pourtant forgée : celle du prodigue revenu au bercail. C'est plutôt celle du "mystique à l'état sauvage" qui semble la plus juste, celle d'un révolté que rien n'apaise, d'un quêteur d'absolu cherchant l'harmonie et l'unité, d'un homme hanté par l'éternité, d'un mystique intermittent, réfractaire à toute doctrine, pèlerin aux semelles de vent sur les routes du monde.