Transatlantique. Entre Europe et Amériques latines
Laplantine François
TERAEDRE
21,50 €
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EAN :9782360850051
« Si le thème du miroir, du double et du dédoublement de soi-même traverse les pages de ce livre, une impulsion plus fondamentale les a provoquées. Un véritable tropisme vers l'autre, le différent, l'inconnu, l'étranger, le distinct, ce que Pessoa a appelé les « hétéronymes ». Non plus la recherche du double ou de l'âme soeur, mais au contraire l'aptitude que nous avons tous à être multiple, non seulement différent des autres mais différent de soi-même. Né du refus de se voir désigner une place ou assigner une forme, cet ouvrage est aussi né du désir de pouvoir se déplacer librement entre des espaces, des langues et des langages différents. II s'est constitué à partir de deux motifs. Le premier explore le rapport au double, au différent et au divisé, et pose la question des personnalités multiples. Ce thème, habituellement désigné en anthropologie par la transe ou la possession, est parcouru ici à partir de la littérature, et en particulier du roman. Il nous conduit à nous interroger sur les frontières ? là où s'élabore du mélange, du métissage, de l'impureté ? et à réfléchir sur le passage et le voyage. Le second motif précise et amplifie le premier. Il s'agit d'un parcours à double sens, cette fois entre deux continents : l'Europe et ces Amériques que l'on dit « latines », qui se sont constituées originellement en tant que doubles et répliques des sociétés européennes. L'auteur nous engage à sa suite dans un cheminement nomade qui va se frayer une voie dans les marges des genres établis, aux confins de l'anthropologie et de la littérature. Les récits racontés sont formés d'une confrontation permanente entre des termes dont aucun ne peut être tenu pour la mesure des autres. La pensée méthodique et disciplinée de la science, la pensée tout aussi exigeante du roman. La raison et l'imagination. Les regards qui vont se croiser de ceux qui sont restés sur la rive européenne de l'Atlantique et de ceux qui sont nés ou sont partis pour sa rive américaine. »
Nombre de pages
294
Date de parution
23/10/2010
Poids
485g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782360850051
Titre
Transatlantique. Entre Europe et Amériques latines
Auteur
Laplantine François
Editeur
TERAEDRE
Largeur
140
Poids
485
Date de parution
20101023
Nombre de pages
294,00 €
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Si la composante biologique est une des manifestations les plus évidentes du métissage, elle n'est ni la seule, ni la plus pertinente. Le métissage historique, culturel et linguistique a façonné l'ensemble des sociétés humaines. François Laplantine, anthropologue, et Alexis Nouss, linguiste, apportent une réflexion novatrice sur le phénomène en perpétuel devenir qu'est le métissage et suggèrent que celui-ci peut nous aider à penser les crises du monde contemporain.
La description ethnographique (comme écriture des cultures) est une activité à la fois linguistique et visuelle, une expérience du voir qui tente d'élaborer un savoir (anthropologie) en faisant sans cesse retour au voir. La difficulté vient du fait que l'ethnographie non seulement ne dissocie pas l'étude des cultures (ethnos) et la question de l'écriture (graphè), mais fait précisément de leurs relations sa spécificité. S'appuyant sur diverses expériences de "terrain", cet ouvrage procède à la confrontation de plusieurs modèles descriptifs (les sciences naturelles, le roman, la peinture, la photographie) et propose une réflexion sur ces questions : en quoi consiste la transformation du regard en langage ? Quelles relations y a-t-il entre la réalité sociale que nous observons et la réalité textuelle que nous produisons ...
L'anthropologie de la maladie est, du moins en France, une discipline récente mais promue à un bel avenir. Dans ce champ de recherches, François Laplantine occupe une place très particulière par la richesse et la diversité de ses approches.La novation par excellence dont il fait preuve réside dans le fait qu'il rapproche des matériaux culturels qui n'ont jamais été réunis de la sorte, notamment la bio-médecine et le texte littéraire.La prise en considération de l'histoire de la médecine, des entretiens approfondis avec des médecins généralistes et avec des malades, l'analyse d'une centaine d'ouvrages médicaux destinés au grand public constituent l'infrastructure théorique et empirique qui lui permet de donner un sens aux nombreux films et oeuvres littéraires étudiés.Les confessions dés écrivains, malades en particulier, constituent un moyen privilégié de connaissance de la maladie, ou plutôt de ses représentations.
La prédication par Muhammad d'une nouvelle religion, les conquêtes arabes et la formation d'un puissant Empire islamique sont des faits bien connus et exposés dans de nombreux ouvrages. Mais cette histoire, qui paraît solidement établie, reflète la vision idéalisée d'auteurs musulmans écrivant deux siècles plus tard, soucieux avant tout de légitimer les califes abbassides et l'islam sunnite. Est-il possible d'écrire une histoire scientifique des débuts de l'Islam ? Et selon quelles voies ?
Pour des courants influents de la postmodernité, la personne consiste dans la somme d'informations qui règne sur un archipel d'os et d'organes régit par des fonctions biologiques, elle est le « fantôme dans la machine » (Ryle). Dans le dualisme cartésien dont nous sommes les héritiers, le corps est une sorte de véhicule de la personne, l'enclos matériel de son intériorité. Dans ce contexte où domine l'information, le rendement, l'efficacité, l'utilitarisme, etc. Une vaste littérature technophile, émerveillée par les technologies contemporaines, voit un avenir radieux se dessiner devant nous, fait de prothèses, de puces électroniques. Le corps est aujourd'hui perçu à l'image de la relique indigne d'une humanité dont on prétend qu'elle est dépassée. La maladie, la mort, rançon de la condition corporelle de l'humain sont désormais perçues comme prochainement vaincues par l'avancée des connaissances scientifiques. L'immortalité serait pour demain, la maladie n'aura plus la moindre virulence. La science est aujourd'hui érigée par certains scientifiques en substitut de Dieu, ils promettent le paradis dans les décennies à venir sans bien, par ailleurs, réfléchir au contexte sociologique d'aujourd'hui où règne une inégalité sociale terrifiante entre les individus et les sociétés à travers le monde. Il ne s'agit nullement ici de dénigrer les avancées scientifiques. Le cyborg est déjà dans nos murs, il n'est pas le surhomme de demain, mais il prend la figure d'hommes ou de femmes malades ou handicapées dont l'appareillage technique sauve les vies ou leur octroie une autonomie dont on aurait même pas rêvé il y a trente ans. Mais bien entendu des prothèses à visée thérapeutique, restaurant un organe ou une fonction ne soulèvent guère d'objections, elles s'intègrent dans un long processus de réparation et d'ingéniosité de la médecine. Les visées « mélioristes » (enhancement) sont nettement plus problématiques visant à « améliorer » l'homme, à maximiser ses performances. L' « améliorer » au nom de quelle valeur ? Pourquoi ... La technique devient une religiosité, un techno-prophétisme, une voie de salut pour délivrer l'homme de ses anciennes limites posées désormais comme des pesanteurs. Exigence d'une liberté que plus rien ne borne sinon le désir, et surtout pas la responsabilité. « Augmenter » l'humain prend différente forme, sans relation souvent les unes avec les autres, sinon dans l'imaginaire d'un monde sans maladie, avec une mort repoussée à l'infini, une volonté de maitrise radicale de tous les processus corporels. L'analyse doit se tenir hors des deux tentations, celle de la nostalgie d'un corps ancien, perçu comme une sorte d'ontologie de l'humain, un lieu naturel et irréductible, et celle de la fascination pour une technologie remaniant en profondeur un corps perçu comme obsolète. Tel est l'objet de ce volume qui mêle des chercheurs ayant écrit et réfléchit sur les technologies, et sur le corps. Dans ce contexte où des techno-prophètes énoncent le