Lapierre Francis ; Lemaître Gonzague ; Guillaume P
L'HARMATTAN
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EAN :9782343158235
Ce texte s'inscrit dans la démarche initiée par un premier livre, L'évangile de Jérusalem, consacré à la redécouverte dans le texte selon saint Marc d'un premier évangile araméen de 265 versets dont on peut estimer la rédaction autour de l'année 40. Si nous avons découvert ce mode d'écriture dans l'Evangile de Marc, c'est que le texte doit peu à Marc, le dernier compilateur rédacteur. Ainsi, quatre-vingt-deux séquences sémitiques/grecques sous forme de doublets ont été mises en évidence, ne laissant au seul Marc rédacteur qu'une petite centaine de versets. Il devenait crucial de poursuivre la recherche avec l'Evangile de Matthieu où l'Eglise situe la source des évangiles, afin de savoir si ce mode d'écriture était de Marc l'évangéliste, ou témoignait d'une manière de rédiger reçue par héritage. Effectivement, les textes communs à Matthieu et à Marc renferment bien une cinquantaine de doublets sémitiques/grecs, ce qui veut dire que Marc l'évangéliste a respecté le document dont il a hérité, et qu'il l'a enrichi dans la même veine, en construisant ses propres doublets. La découverte du canevas araméen des Evangiles oblige à ré-ouvrir un autre dossier : celui des textes fondateurs de l'Eglise assyro-chaldéenne d'Orient, c'est-à-dire les textes syriaques (araméens) du Nouveau Testament dits Peshittâ. Jusqu'à aujourd'hui, la Peshittâ du Nouveau Testament a toujours été considérée comme ayant été traduite d'un texte originel grec, ce que nous confirmons bien ici. Mais si Thomas et Thaddée ont quitté Jérusalem avec le texte araméen de l'Evangile, peu après l'année 50, ils ont vingt ans devant eux (Thomas décède en 72) pour évangéliser par l'oral et par l'écrit en araméen la Perse et l'Inde. Il apparait ainsi que les Eglises d'Orient ont été enseignées en araméen en même temps que saint Paul écrivait en grec aux Eglises d'Occident.
Nombre de pages
192
Date de parution
02/11/2018
Poids
317g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343158235
Titre
Recherches sur l'évangile araméen de Matthieu
Auteur
Lapierre Francis ; Lemaître Gonzague ; Guillaume P
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
317
Date de parution
20181102
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
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Depuis deux siècles, la critique littéraire fait état d'épisodes ou de versets répétés dans le récit de Marc, l'évangéliste. Ce phénomène porte même un nom : les doublets de Marc. - les doublets (plus de 80 au total ! ) que l'on pensait limités autour des deux multiplications des pains, concernent en fait tout le texte. - Une disposition sur deux colonnes, livre un double message s'adressant à deux communautés successives : l'une issue du judaïsme, (autour de Jacques à Jérusalem ? ), l'autre, convertie du paganisme. Ces remarques se limiteraient à la linguistique, si les deux communautés avaient célébré selon le même rite eucharistique... Il n'en est rien, comme le montre l'étude des scènes où Jésus multiplie les pains pour nourrir la foule. La communauté juive — celle de l'Evangile araméen de Matthieu le Publicain (autour de 40) — ne connaît que la bénédiction rabbinique sur le pain. Le pain et les poissons conjoints désignant la partie solide du repas. La communauté de Marc (autour de 65) pratique deux actions de grâce, l'une sur le pain, l'autre sur les poissons distribués séparément... Entre les deux, Paul, dans sa 1re Lettre aux Corinthiens (55/56), réunit la bénédiction sur le pain au cours du repas, au faire mémoire grec — le levé de coupe — à la fin du repas, permettant ainsi aux deux communautés fondatrices de l'Eglise de retrouver un rite eucharistique commun.
L'auteur s'intéresse aux doublets de Marc (épisodes ou versets répétés dans le récit de Marc) et met en évidence le fait que ces doublets (70 au total), loin de concerner uniquement la multiplication des pains, concernent en fait tout le texte et qu'une disposition en deux colonnes livre un double message s'adressant à deux communautés successives, l'une judaïsante, l'autre convertie du paganisme. L'évangile de Jérusalem propose une passionnante reconstitution du premier évangile, écrit bien antérieurement aux lettres de Paul.