Les sciences de l'éducation. Emergence d'un champ de recherche dans l'après-guerre
Laot Françoise F. ; Rogers Rebecca
PU RENNES
19,00 €
Impression à la demande
EAN :9782753540583
L'éducation est au coeur des débats de l'après-Seconde Guerre mondiale. Au plan international l'Unesco et l'OCDE mobilisent les Etats membres autour de l'idée que l'éducation peut contribuer à la construction d'un monde meilleur. En France, comme dans les pays Européens voisins, les savoirs associés à l'éducation s'affichent et circulent dans le paysage universitaire. Ils se dotent d'une dimension scientifique étroitement arrimée à leur visée humaniste avec la création de laboratoires, de revues, d'associations et de réseaux nationaux et internationaux. Des recherches sur l'éducation se développent au sein d'institutions d'Etat (l'Institut pédagogique national, l'Institut national pour la formation des adultes de Nancy...) et se diffusent dans les mouvements d'éducation nouvelle et pour l'avancement de la recherche scientifique (colloque de Caen, 1956, et d'Amiens, 1968) ainsi que dans les mobilisations militantes des années 1960. En 1967, les sciences de l'éducation acquièrent le statut de discipline universitaire avec l'arrêté du 2 février qui crée une maîtrise sous cet intitulé. Des étudiants atypiques s'y inscrivent dans les universités de Bordeaux, Caen et Paris, puis dans d'autres universités. L'Association des enseignants chercheurs en sciences de l'éducation (AECSE) est créée quelques années plus tard. Ce volume retrace l'histoire de ce mouvement encore mal connu et invite à découvrir les conditions intellectuelles, politiques et institutionnelles qui ont permis l'éclosion d'une recherche en éducation dans ces années critiques de l'après-guerre.
Nombre de pages
317
Date de parution
27/08/2015
Poids
401g
Largeur
154mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782753540583
Titre
Les sciences de l'éducation. Emergence d'un champ de recherche dans l'après-guerre
Auteur
Laot Françoise F. ; Rogers Rebecca
Editeur
PU RENNES
Largeur
154
Poids
401
Date de parution
20150827
Nombre de pages
317,00 €
Disponibilité
Impression à la demande
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Si l'image, en tant qu'outil pédagogique ou en tant qu'écriture particulière, le "langage de l'image", a souvent fait l'objet de discussions, son utilisation dans l'histoire de l'éducation a été bien plus rarement étudiée et c'est alors plutôt l'enfant qui est placé au centre des analyses. Quelques travaux, cependant, ont été menés sur des réalisations spécifiques en direction d'adultes, mais il n'existait pas, jusqu'alors, de publication générale sur ce thème. Cet ouvrage présente, à travers dix contributions, une variété de pratiques s'appuyant sur l'image dans la formation des adultes, à différentes périodes de l'histoire: la lanterne magique dans les cours du soir au XIXe siècle, le cinéma éducateur dans l'entre-deux-guerres, le film ou la télévision au service de la promotion sociale dans les années 1960, l'image fixe dans ses diverses formes et utilisations en formation, une bande dessinée géante comme support d'alphabétisation ou, plus récemment, les outils multimédia dans la formation professionnelle. L'image dans l'histoire de la formation des adultes est un ouvrage issu des travaux du Groupe d'étude - Histoire de la formation des adultes (Gehfa), il vient à la suite de Mouvement ouvrier et formation, dirigé par Guy Brucy, Emmanuel de Lescure et Françoise F. Laot, L'Harmattan, 2009.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.