Nuit d'évasion. Souvenir d'un allemand prisonnier en France (1916-1919)
Langsdorff Alexander ; Lannoy François de
DE TAILLAC
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EAN :9782364450356
Cette nuit-là, je pus à peine dormir, si grande était mon espérance. Je rêvai de la beauté du monde extérieur et de ma fuite que j'avais déjà préparée en pensée depuis si longtemps. " Alexander Langsdorff écrit ces lignes alors qu'il prépare une nouvelle évasion. Soldat allemand de 17 ans, il a été fait prisonnier, le 17 octobre 1916, près de Reims. Dès lors, le jeune homme ne pensera plus qu'à s'évader pour rejoindre les lignes allemandes. Malgré de nombreuses tentatives, il sera toujours repris, passera trois années en captivité dans la région d'Avignon et de Marseille, et échappera de peu à la peine de mort pour avoir volé et porté un uniforme français... Mais la chance finira par lui sourire : en 1919, il réussira à fausser compagnie à ses geôliers et, après une cavale d'une semaine, rejoindra enfin l'Allemagne : " je passai par le dernier contrôle américain via Westerwald. Le train roula dans la nuit vers Limburg. Je me tenais à la fenêtre et regardais en haut les étoiles, plein de reconnaissance. Sauvé, enfin, enfin ! "
De l'Antiquité à la Seconde Guerre mondiale, il y a une chose qui ne change pas à côté de tous les champs de bataille de l'Histoire : ce sont les tentes et les soldats qui s'ennuient à l'intérieur... Orveillon et Pinchon vous invitent à découvrir les discussions surréalistes et désopilantes des militaires dans les coulisses des grandes batailles. Loin des généralissimes brillants ou des combattants invincibles, ils racontent l'histoire, la vraie : celles des anonymes et des râleurs, des déserteurs et des opportunistes, de tous les héros malgré eux... Vous ne verrez plus jamais Waterloo, Camerone ou le Débarquement de la même manière !
Les Américains les regroupent au sein du Silent Service car malgré l'engouement régulier du cinéma, les sous-marins restent très méconnus du grand public et même les amateurs d'histoire militaire et navale se limitent le plus souvent aux loups gris de l'Atlantique. Pourtant les sous-marins n'ont, depuis le premier conflit mondial, jamaiscessé de peser dans les conflits déclarés ou non. Le dioptre, cette séparation entre l'air et l'eau, les dissimule à nos yeux et à nos esprits. Et avec leur navire, sont aussi dissimulés le mode de vie des sous-mariniers, leurs missions, leurs combats. Avec Invisibles et Silencieux, je vous invite à plonger dans les entrailles des sousmarins pour comprendre leur fonctionnement technologique, ce qui fait leurs forces et leurs limites au combat et les objectifs stratégiques qu'ils suivent. Nous rencontrerons aussi des sous-mariniers de toutes les époques et nations afin de tenter de saisir ce qui fait d'eux des combattants exceptionnels. Alors fermez les panneaux et ouvertures de coque, ouvrez les purges de ballasts, on plonge.
La grande guerre a suscité dans le monde entier un flot d'ouvrages et d'articles auxquels il convient d'ajouter des films, des expositions, des musées. Pourtant quatre vingt dix ans après le conflit aucune analyse d'ensemble n'existe. Ce livre fait donc la synthèse des différentes problématiques et voit comment les approches successives de la guerre de 1914 se sont enchaînées. Profondément novateur et original, il retrace l'historiographie d'un siècle, en incorporant des productions autres que celles des historiens français patentés, en prenant en compte l'ensemble du champ historiographique, en se tournant surtout vers la littérature étrangère anglophone mais aussi allemande et italienne. Ouvrage à quatre mains, il dépasse les clivages nationaux des histoires de la guerre et souligne au contraire les dialogues .Il apparaît comme une première pierre d'une histoire européenne de la première guerre mondiale.
Ce livre est le fruit d'une expérience historiographique menée par l'un des plus grands historiens de la Première Guerre mondiale : après avoir tant travaillé sur les combattants des tranchées et leur expérience de la guerre, Stéphane Audoin- Rouzeau a choisi de se tourner vers les siens. Même si elles s'y apparentent parfois, les pages que l'on va lire ne constituent pas un récit de famille. Et quoique l'on puisse sans doute s'y tromper, ces mêmes pages ne sont pas non plus un essai d'ego-histoire. En effet, Stéphane Audoin-Rouzeau n'a pas tenté d'écrire une autobiographie d'historien, mais de raconter le cheminement d'un événement, de retrouver la manière dont la Grande Guerre a traversé l'existence de trois générations, quitte à inscrire ses effets au-delà même de leur propre vie. Quelle histoire est un livre saisissant, sensible et maîtrisé, où l'historien s'efforce au fond de retrouver l'Histoire dans l'homme.
Vauvillier François ; Schwartz Eric ; Lecocq Laure
Lorsque la France entre en guerre en septembre 1939, son effort de réarmement depuis l'adoption des premiers matériels nouveaux modèle 1935 a été considérable : plus de 2 700 engins de combat modernes - chars et automitrailleuses - ont été livrés en quatre ans par les usines françaises. Et 1 800 autres sortiront à cadence accélérée après la mobilisation industrielle, de septembre 1939 jusqu'à l'armistice de juin 1940. Cet effort, à la fois méconnu et totalement occulté par le désastre, n'est pas une génération spontanée. Il plonge ses racines dans la guerre précédentes - en particulier avec l'impressionnant programme de fabrication du char léger Renault FT - sans oublier que c'est en France également qu'étaient nées, à l'aube du XXe siècle, les premières automobiles de combat armées et blindées. Présentés un à un sous une forme encyclopédique, tous ces matériels sont réunis ici en un panorama absolument complet : 100 engins principaux (chars de combat et automitrailleuses) et 284 variantes et matériels dérivés (transports de troupes, poseurs de pont, chars saute-mines, etc.). Un texte concis et d'une synthèse absolue, des tableaux généalogiques d'une extrême précision, toutes les fiches techniques des principaux engins, une illustration à profusion, constituée de rares photographies d'époque et de somptueux profils en couleurs, tous à échelle constante, font de cet ouvrage l'incontournable bible du sujet. 450 photographies d'époque. 190 profiles en couleurs aux échelles 1/35 et 1/72.
Au cours de la Grande Guerre, la France et la Grande-Bretagne envoyèrent les peuples de leurs colonies - spahis, zouaves, sikhs, chinois, etc. - combattre sur les champs de bataille de l'Europe occidentale. Régulièrement, l'un ou l'autre membre du gouvernement belge émettait aussi l'idée d'enrôler des soldats congolais sur le front de l'Yser, mais les débats débouchaient toujours sur la même décision : non, il n'en était pas question, aucun Congolais ne prendrait part à la guerre ! En 1918, à la fin du conflit, il apparut toutefois que 32 soldats congolais avaient revêtu l'uniforme belge et combattu à Namur, Anvers ou Dixmude. Jean Balamba, Antoine Yoka, Pierre Soumbou, Antoine Manglunki... Tous des volontaires de guerre. Du Congo à l'Yser relate l'histoire oubliée de ces hommes et leur donne un visage. Qui étaient-ils ? Comment finirent-ils par être impliqués dans cet atroce conflit ...