SUR L'ARCHITECTURE THEATRALE (GENEVE, RENNES, BRUXELLES, LASCAUX) - LE RAPPORT LANGHOFF ET AUTRES TE
LANGHOFF MATTHIAS
THEATRALES
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EAN :9782842609733
Matthias Langhoff est, depuis les années 1960, l'un des metteurs en scène les plus importants du théâtre européen. Au gré de spectacles mémorables, de compagnonnages fidèles (notamment avec l'auteur Heiner Müller et le metteur en scène Manfred Karge), il n'a cessé de réinterroger son art, ses possibilités et ses adversités. Il a également développé, en diverses occasions, une réflexion unique sur l'architecture du bâtiment théâtral, ses présupposés idéologiques et ses conséquences pratiques sur les métiers et les outils. Matthias Langhoff rassemble ici trois textes portant sur trois lieux : l'ancien théâtre de la Comédie de Genève (dans le très fameux Rapport Langhoff) ; le Théâtre national de Bretagne, dont il proposa la transformation ; et le nouveau Théâtre national Wallonie-Bruxelles, au moment de son inauguration. Mais sa pensée foisonnante, concrète et utopique, savante et provocante, aux ramifications multiples, nous conduit aussi à Berlin, Venise, Kaboul, en passant par les côtes grecques, les quartiers sombres de Barcelone, les rhumeries martiniquaises et la grotte de Lascaux.
Nombre de pages
156
Date de parution
18/09/2025
Poids
300g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782842609733
Titre
Sur l'architecture théâtrale (Genève, Rennes, Bruxelles, Lascaux). Le rapport Langhoff et autres tex
Auteur
LANGHOFF MATTHIAS
Editeur
THEATRALES
Largeur
140
Poids
300
Date de parution
20250918
Nombre de pages
156,00 €
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Matthias Langhoff le reconnaît: son apprentissageau Berliner Ensemble, ses expériences politiques dans l'Allemagne d'après-guerre et ses rencontresavec Eisler et Müller ont nourri sa pratique théâtrale, aussi complexe et singulière que sa vie. Dans cet entretien avec Odette Aslan, il évoque ce qui, à ses yeux, est déterminant pour ses mises en scène: le rapport au texte et le travail de traduction, l'exploration à laquelle il se livre avec ses comédiens, les scénographies qu'il assure lui-même et qui créent un univers concret, plutôt qu'une "théâtralité" dont il se méfie, son goût pour la musique. Il décrit aussi ce que pourrait être une école de théâtre réellement originale et formatrice, et qui, plutôt que de transmettre un savoir, susciterait la créativité.
Un livre abondamment illustré qui retrace les cinquante ans d'existence de l'un des hauts lieux de la scène théâtrale suisse et européenne. Construit il y a maintenant cinquante ans pour l'Exposition nationale suisse de 1964 - moteur formidable pour le bassin lémanique, la Suisse et l'Europe toute proche - le Théâtre de Vidy-Lausanne était destiné à être détruit dès la fin de l'événement, après seulement six mois d'existence. C'était sans compter sur l'engagement de deux visionnaires de l'époque, Max Bill (l'architecte à l'origine du théâtre) et Charles Apothéloz (alors metteur en scène et directeur du Théâtre de Lausanne), qui feront tout pour sauver ce théâtre éphémère de la destruction. Grâce à eux, le Théâtre Vidy-Lausanne est aujourd'hui un espace de création et de représentation reconnu et ouvert à tous les publics. En cinquante ans, que de spectacles, de défis artistiques et de rencontres ! Que d'histoires, d'anecdotes et d'aventures ! Que de fameux metteurs en scène : le Français Matthias Langhoff, le Polonais Krystian Lupa ou encore les Allemands Thomas Ostermeier et Heiner Goebbels. La renommée du théâtre dépasse en effet largement la Suisse romande : avec près de mille représentations en tournée dans une vingtaine de pays différents, les créations du Théâtre au bord de l'eau confirment chaque année son statut de scène théâtrale européenne prestigieuse. Richement illustré par des photos de représentations, de personnalités ou encore par des images d'archives, ce livre retrace, par le texte et l'image, cinquante années d'une incroyable épopée au bord de l'eau, d'une saga vivante, magnifique illustration de l'éphémère qui dure, entre fantômes du passé et défis d'un avenir toujours à inventer.
Le sujet de ce troisième volume de la collection " Visions ", consacrée aux architectures publiques, ne pouvait échapper à l'événement que constitue l'ouverture du Théâtre national, en plein c?ur de Bruxelles. Après 40 années d'existence dans la Tour Rogier, aujourd'hui détruite, la première scène de la Communauté française de Belgique, entame un nouveau cycle de vie, dont la matérialisation la plus évidente est l'installation dans un bâtiment flambant neuf. Compagnon de route du Théâtre National, le photographe Marie-Françoise Plissart était naturellement désignée pour témoigner de ce moment charnière. Le metteur en scène Matthias Langhoff s'interroge quant à lui sur l'identité d'un nouveau théâtre à l'orée du XXIesiècle tandis que François Thiry et Carole Schmidt analysent la question sous l'angle de la critique architecturale. Les architectes témoignent également de leur engagement dans cette aventure et les directeurs Philippe Van Kessel (1990-2005) et Jean-Louis Colinet (depuis 2004) évoquent les ambitions de la direction artistique du nouveau théâtre.
Strindberg August ; Calame Lucille ; Langhoff Matt
La raison du plus fort, l'emprise du vulgaire sur l'esprit supérieur est un thème cher à Strindberg. À cette proposition récurrente, l'auteur ajoute bien souvent un drame de l'amour. Une passion qui lie deux êtres en tous points différents, l'un animé de nobles valeurs, l'autre dénué de tout scrupule, et qui donnent naissance à une liaison contre-nature. Avec un espoir mêlé de crédulité, Mademoiselle Julie se laisse prendre dans les filets de l'amour. Une fois conquise et sans défense, le piège se referme. Elle s'est donnée à son valet de chambre, Jean, qui, profitant de l'ascendant qu'il exerce désormais sur elle, la pousse à voler son père pour assouvir ses viles ambitions. Un fait divers somme toute banal s'il n'y avait cette noirceur tragique qui s'amplifie et qui opère comme une spirale d'où l'on ne réchappe pas. Reconnue comme l'une des plus grandes pièces de Strindberg, Mademoiselle Julie est un drame où toute la dimension ténébreuse et pessimiste de l'auteur suédois s'exprime magistralement. --Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot
Jérôme Laronze, paysan éleveur, résistant aux injonctions de traçage sanitaire de ses bêtes au nom d'une agriculture humaine, est abattu par un gendarme au neuvième jour de sa cavale. En neuf mouvements comme neuf étapes d'un oratorio imprécatoire, sa soeur prend la parole et, dans un souffle, érige telle Antigone un monument à ce frère dont elle dénonce la mort. Les Deux sont des soeurs, la grande et la petite, coincées dans leur village désindustrialisé, vouées à un destin de victimes par un déterminisme social contre lequel seule la petite semble décidée à se battre. Par de courtes scènes aux dialogues épurés et saillants comme des uppercuts, l'auteur plonge dans cette France périphérique oubliée. Avec ces deux textes très différents, Guillaume Cayet poursuit sa recherche d'un théâtre de résistance. Il offre une partition quasi musicale pour une actrice, mais aussi une large distribution pour des troupes. Un théâtre à lire et à jouer pour rester debout.