Divine surprise ! L'enthousiasme suscité par la " Communauté d'agglomération ", nouvelle formule intercommunale issue de la loi Chevènement du 12 juillet 1999, impressionne. La France rompt avec le signe indien du morcellement municipal et avec une coopération intercommunale aux ambitions limitées. En moins de deux ans, 104 agglomérations se sont dotées de cette formule institutionnelle, à laquelle la loi et le jeu politique promettent un riche avenir. Comment un tel retournement de tendance est-il possible ? Les nouveaux pouvoirs du Préfet et l'incitation financière sont-ils la carotte et le bâton aussi décisifs que certains le prétendent ? Pourquoi certaines villes restent-elles à l'écart du mouvement ? L'adoption formelle de la formule signifie-t-elle une convergence quant au contenu de la coopération, aux politiques locales ? Voit-on émerger un nouveau type d'élu local ... Cet ouvrage collectif répond à ces questions par l'épreuve du terrain. Il propose une comparaison de huit configurations différentes : en petite et grande couronne parisienne, à Béziers, Bordeaux, Chambéry, Marseille, Montpellier et Voiron. L'introduction et la synthèse témoignent des logiques et enjeux de cette invention politique de l'agglomération, qui pourrait bien devenir le principal pilier de la politique et de la démocratie locales du XXIe siècle.
Nombre de pages
310
Date de parution
01/11/2003
Poids
436g
Plus d'informations
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EAN
9782747514613
Titre
L'invention politique de l'agglomération
ISBN
2747514617
Auteur
Lambert Denis-Clair
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
436
Date de parution
20031101
Nombre de pages
310,00 €
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Ce livre a été le produit d'une constatation : aucun pays pauvre ne s'est arraché au sous-développement sans que la population ne rejoigne des normes sanitaires proches de celles de l'Occident ; mais il est également le produit d'une conviction : l'amélioration de la santé est une clé essentielle du développement économique. Quel a été le meilleur résultat en termes d'efficacité et d'équité : la Chine ou l'Inde, l'Argentine ou le Chili, la Tunisie ou l'Algérie, la Russie ou la Pologne ? Les bilans sont bien souvent faussés : des succès annoncés masquaient la détérioration de la santé publique, des échecs apparents se révélaient des succès brillants.
Trois formes de protection sociale concurrentes se sont installées dans les pays occidentaux depuis la fin du XIXe siècle. Le modèle de Bismarck apparu en Allemagne (1883) instaure des assurances sociales fondées sur une affiliation professionnelle et financée par des cotisations des salariés et des employeurs. Le modèle de Beveridge, mis en place en Grande-Bretagne (1948), instaure un système universel de santé publique financé par l'Etat. Enfin, les Etats-Unis ont développé un système mixte, sans obligation d'assurance, combinant des assurances privées et des prestations sociales publiques pour les familles défavorisées. A la fin du XXe siècle, néanmoins, l'évolution des systèmes de santé est marquée par le métissage de ces modèles. Pour en tirer les leçons utiles à la construction d'un meilleur système, l'auteur commence par une analyse économique générale des systèmes de santé, avant de procéder à une étude détaillée des fondements, des réalisations et des problèmes associés aux différents modèles nationaux (vingt-trois pays). Un bilan comparatif inédit, susceptible d'éclairer le débat public et indispensable à tous ceux, médecins, assureurs, étudiants, responsables politiques ou syndicaux, qui sont concernés par l'économie de la santé et la définition d'un système de santé optimal.
150+167 L'Union indienne, comme le Pakistan malgré sa modification par l'émancipation en 1971 du Bengale oriental devenu Bengladesh, a fêté ses 60 ans. Sous cette apparente jeunesse, se retrouve un bouillonnement de civilisations, mais aussi de périls pour la stabilité mondiale. L'Asie du Sud s'articule autour de ces deux pays issus de la partition de 1947. Tous deux sont dotés d'armements nucléaires - en dehors des normes prévues par le Traité de non-prolifération de 1968, qu'ils ont l'un et l'autre refusé de signer. Tous deux sont adversaires pour ne pas dire ennemis. En 1949, 1965 et 1971, ils se sont livrés trois guerres, sans compter les escarmouches, comme celle de 1987, mais aussi celles de la période 1999-2002. Sur le pourtour des frontières, trois pays limitrophes déchirés par des guerres civiles, ethniques et religieuses : le Sri Lanka, le Bangladesh et la Birmanie, et un quatrième en proie au délire maoïste, le Népal. Pour compléter le voisinage : l'Iran islamiste et la Chine, encore officiellement communiste. Le premier s'acharne à se procurer un arsenal nucléaire illégal, la seconde consacre le profit de sa croissance économique effrénée à une croissance militaire et nucléaire sans égale. Chine et Inde se sont combattues en 1962 et leurs revendications de parcelles de territoires se poursuivent, mais sont heureusement traitées désormais au niveau diplomatique. L'Inde fut longtemps ignorée par l'Occident qui ne se souciait que de la Chine, partenaire d'une alliance à revers lors de la guerre froide, puis marché et industriel gigantesque de la mondialisation. Pourtant, l'Inde apparaît aujourd'hui comme un pivot essentiel de l'histoire asiatique et mondiale. La comprendre nécessite de plonger dans son histoire, depuis l'origine des nombreuses religions qui s'y mêlent, jusqu'aux péripéties qui ont fait d'elle une nation nucléaire.