Un point de non-retour. Anthropologie sociale d'une communauté rurale et littorale bretonne
Laligant Sophie
PU RENNES
22,00 €
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EAN :9782753504622
Aucune société ne peut se soustraire à la modernité et à ses conséquences. Cet ouvrage d' anthropologie propose ainsi de nous faire découvrir combien la société paysanne et littorale bretonne de Damgan (Morbihan) s'est heurtée aux transformations .occasionnées par le remembrement. Sophie Laligant montre comment cette société, auparavant enracinée dans son territoire selon un ordre cohérent, a été détruite par "1'individualisme agraire " (expression empruntée a Marc Bloch), introduit dans les années cinquante par la mécanisation et le remembrement. Les relations sociales locales ont été profondément transformées, ainsi que les particularismes locaux de cette société, dans leurs rapports avec le national et l'universel. L'auteur dresse un étonnant portrait de la communauté actuelle et passée de Damgan fondée sur des valeurs à l'opposé de nos conceptions actuelles - bien qu'engagée depuis longtemps dans la modernité - qui valorisent l'individu moral et rationnel. Sophie Laligant dégage ainsi des notions (entraide, biens échangés, relations aux morts...) que l'on croyait presque disparues de notre société individualiste. Le livre analyse los pratiques et les représentations liées aux activités agricoles, aux cycles (baptêmes, mariages, funérailles et aux espaces de vie. En éclairant les relations entretenues par les hommes avec les différentes formes du vivant (plantes, animaux), les éléments naturels (lune, marée...), le territoire et les écosystèmes, l'auteur explique comment l'acteur économique moderne limite dorénavant son espace d'action à la seule durée de sa propre vie.
Nombre de pages
394
Date de parution
31/01/2008
Poids
725g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782753504622
Titre
Un point de non-retour. Anthropologie sociale d'une communauté rurale et littorale bretonne
Auteur
Laligant Sophie
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
725
Date de parution
20080131
Nombre de pages
394,00 €
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
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