Le mouvement démocratique de la rénovation malgache (1945-1958)
Lahiniriko Denis Alexandre ; Rabearimanana Lucile
L'HARMATTAN
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EAN :9782343240954
Le Mouvement Démocratique de la Rénovation Malgache (MDRM), né en mai 1946 à Paris, est le plus grand parti politique malgache. Sa force et son influence restent inégales dans le paysage politique de Madagascar. Quasi toutes les localités avaient une section quelques mois seulement après son implantation dans le pays. Revendiquant près de 500 000 membres, il est le grand vainqueur des élections organisées en 1946 et 1947 en dépit de forte opposition du régime colonial. Le MDRM a tellement marqué le pays qu'il a pu laisser une empreinte indélébile sur le paysage politique malgache. Presque tous les régimes politiques qui se sont succédés depuis l'indépendance revendiquent son héritage. Son hymne résonne encore lors de toutes les manifestations à caractère national et patriotique. Il est devenu un élément fondamental de la culture politique contemporaine malgache.
Nombre de pages
384
Date de parution
04/11/2021
Poids
587g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343240954
Titre
Le mouvement démocratique de la rénovation malgache (1945-1958)
Auteur
Lahiniriko Denis Alexandre ; Rabearimanana Lucile
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
587
Date de parution
20211104
Nombre de pages
384,00 €
Disponibilité
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À travers l'histoire qui leur est enseignée à l'école, les Malgaches pensent tout connaître sur les péripéties de l'accession de Madagascar à l'indépendance. Ils croient ainsi que l'autodétermination a été « donnée » par la France au profit des structures et des hommes politiques qui lui étaient acquis. Ainsi, les nationalistes historiques auraient été « victimes » d'une man?uvre éhontée de la puissance colonisatrice.Pourtant, cette image d'Épinal est un peu trop simpliste. Une analyse approfondie des jeux politiques dans les années 1940 et 1950 permet en effet de la nuancer fortement. Après la Seconde Guerre mondiale, les militants nationalistes estimaient qu'ils bénéficiaient d'une légitimité naturelle leur permettant d'hériter du pouvoir après le départ des colonisateurs. Cela explique largement leur division. Alors affaiblis, ils ont vu le pouvoir leur échapper durant la Première République.Leurs activités politiques ont été à l'origine de la « culture politique unioniste », qui est aujourd'hui celle de tous les opposants politiques malgaches.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...
Cet ouvrage analyse l'action du gouvernement provincial du Lualaba sous le leadership transformationnel de madame la gouverneure Fifi Masuka Saini, illustrant comment une gouvernance féminine visionnaire peut transformer les institutions, stimuler le développement socioéconomique et renforcer le rayonnement international d'un territoire minier. Fondée sur des enquêtes de terrain, entretiens avec acteurs institutionnels et populations locales, et une revue de littérature en sociologie politique, l'étude détaille les stratégies déployées en éducation, santé, infrastructures, eau, électricité, et attractivité des investissements. Elle examine aussi les attentes sociales envers le leadership provincial : inclusivité, transparence, responsabilité. Sur le plan scientifique, l'ouvrage enrichit les débats sur le leadership transformationnel en Afrique, l'autonomisation politique des femmes et les liens entre gouvernance, développement territorial et diplomatie locale - un outil précieux pour les acteurs miniers et économiques.