Comme tous les soirs, dans cette ville-là comme dans toutes les autres villes ? vingt ou trente années ? trente années? ? La Fille jouera sa petite histoire, prendra des mines, habile à prendre des mines, fredonnera chansonnette et esquissera pas de danse. Comme tous les soirs, dans cette ville-là comme dans toutes les autres villes, elle racontera la journée terrible qui s'achève, la journée pénible qui s'achève, récit des diverses humiliations et aléas divers. Comme tous les soirs, les deux boys, épuisés, fatigués, rêvant de s'enfuir, s'enfuyant, les deux boys feront mine, habiles à faire des mines, les deux boys l'accompagneront, tricheront avec elle, feront semblant.
Nombre de pages
60
Date de parution
17/05/2001
Poids
80g
Largeur
126mm
Plus d'informations
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EAN
9782846810005
Titre
Music-hall
Auteur
Lagarce Jean-Luc
Editeur
SOLITAIRES INT
Largeur
126
Poids
80
Date de parution
20010517
Nombre de pages
60,00 €
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Jusqu'à maintenant, on a pu, ici ou là et ici surtout (il rit), on a pu reprocher, j'y arrive, on a pu reprocher à l'État une position passive de spectateur. Je n'ignore pas, en disant cela, combien, vu de loin, les lenteurs extrêmes de l'administration peuvent sembler les actes volontaires d'une absence de politique. Je suis venu aussi vous informer de la volonté du ministère de s'engager dorénavant, et clairement - parce que tout de même - et financièrement aussi, bien sûr, j'allais l'oublier, ce qui n'est pas tout, mais ce qui n'est pas rien, je suis venu aussi affirmer, je suis venu aussi affirmer les engagements de l'État dans votre ville et dans l'action qui nous intéresse, nous réunit, aujourd'hui..." Tous les personnages qui composent la vie d'un centre culturel de province se retrouvent à l'occasion de la nomination d'un nouveau directeur. C'est l'occasion de réorganiser, de mettre en place un "nouveau projet".
C'est l'heure de la vengeance du règlement de comptes c'est l'heure où marchant sur mes pas tu viens me faire payer d'avoir été la plus aimée c'est ça ? et toi celle qui soi-disant n'a pas été désirée ? c'est ça ?
Lorsque le père de Tiago Rodrigues était à l'hôpital, il recevait régulièrement la visite d'une femme appelée Teresa. Elle travaillait comme bénévole à l'hôpital et prenait le temps de parler aux patients pour rompre leur solitude. Plus tard, Tiago Rodrigues a découvert que Teresa était une actrice qu'il connaissait bien.Depuis son lit de malade, son père, réalisant qu'il allait mourir, a commencé à écrire un livre. Selon Teresa, il voulait mélanger ses expériences de patient en phase terminale à l'hôpital avec des souvenirs de sa vie, en particulier des histoires liées à son travail de journaliste. Par exemple, il a pensé à l'histoire d'une autre Teresa, Teresa Torga, une obscure actrice et chanteuse de fado, souffrant de troubles mentaux, qui s'est déshabillée et s'est promenée nue, récitant des poèmes et chantant dans l'une des rues les plus animées de Lisbonne, lors d'une manifestation.Après la mort de son père, Tiago Rodrigues a ouvert le carnet. Il ne contenait que quelques lignes et points, quelques gribouillis, comme les dessins abstraits d'un enfant en bas âge.Dans Pas de yaourt pour les morts (No Yogurt for the Dead), Tiago Rodrigues crée une pièce de théâtre pour imaginer ce que son père aurait pu souhaiter écrire dans les derniers jours de sa vie.