Seule édition critique de la Vie de Pythagore, précédée d'une très importante introduction, spécialement consacrée à l'étude de la tradition manuscrite. Sous le texte et l'apparat critique, Armand Delatte a recueilli tous les textes des auteurs anciens qui traitent le même sujet que Diogène, formant ainsi un répertoire bibliographique indispensable. L'édition est suivie d'un commentaire réunissant, pour chaque point, les matériaux biographiques ou doxographiques permettant de remonter à l'origine des traditions, pour suivre ensuite leurs développements et leurs variations. Ce procédé permet d'étudier de près les méthodes de travail de Diogène et de situer, dans l'ensemble de la littérature biographique, la tradition qu'il a adoptée ou la variante qu'il a créée.
Date de parution
01/01/2002
Poids
535g
Plus d'informations
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EAN
9782051017398
Titre
LA VIE DE PYTHAGORE.
ISBN
2051017395
Auteur
LAERCE DIOGENE
Editeur
SLATKIN REPRINT
Largeur
0
Poids
535
Date de parution
20020101
Nombre de pages
0,00 €
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Peu d'ouvrages de philosophie ont été autant lus que les Vies des philosophes de Diogène Laërce, depuis leur redécouverte à la Renaissance. Et pour cause, car Diogène Laërce, biographe de la fin du IIème siècle de notre ère, offre de façon véritablement exceptionnelle, tout au long des dix livres de ses Vies, rien moins qu'une histoire de la philosophie ancienne, envisagée à partir des vies des philosophes.La fascination exercée par l'ouvrage sur des générations de lecteurs ne s'est jamais tarie, depuis Montaigne, dont les Essais abondent en réminiscences de Diogène Laërce, à Nietzsche, dont la philosophie s'est notamment enrichie au contact de ce texte absolument singulier, et au-delà.
Composée de dix livres, cette encyclopédie regroupe les vies et les enseignements des philosophes grecs les plus éminents, depuis les premiers présocratiques jusqu'aux figures majeures de l'Académie et du Lycée. Diogène Laërce nous offre une plongée profonde dans l'univers intellectuel de la Grèce antique. Il commence par une introduction générale sur les différentes écoles philosophiques et leurs doctrines, mettant en lumière les divergences et les points communs entre les philosophes. Chaque livre est ensuite consacré à une ou plusieurs figures emblématiques, telles que Thalès, Pythagore, Socrate, Platon, Aristote, et Epicure, pour n'en nommer que quelques-uns.
Le septième livre des Vies et doctrines des philosophes illustres de Diogène Laërce est la plus importante source antique sur l'histoire de la Stoa et ses trois premiers scholarques (Zénon de Citium, Cléanthe d'Assos et Chrysippe), la partie consacrée à leurs successeurs jusqu'au premier siècle de notre ère étant malheureusement perdue. Il offre également la présentation la plus développée et la mieux documentée de la doctrine stoïcienne en ses trois parties constitutives: logique, éthique et physique. Grâce à ses informations biographiques, ses anecdotes, les bons mots qu'il rapporte, les listes d'ouvrages perdus qu'il a conservées, Diogène donne à la pensée stoïcienne une dimension historique et institutionnelle qui permet de l'insérer dans le cadre de la civilisation antique.
Il y a des auteurs qui prétendent que la philosophie a pris naissance chez les étrangers : Aristote, dans son Traité du Magicien, et Sotion, livre XXIII de la Succession des Philosophes, rapportent que les inventeurs de cette science ont été les mages chez les Perses, les Chaldéens chez les Babyloniens ou les Assyriens, les gymnosophistes chez les Indiens, et les druides, ou ceux qu'on appelait semnothées, chez les Celtes et les Gaulois. Ils ajoutent qu'Ochus était de Phénicie, Zamolxis de Thrace, et Atlas de la Libye. D'un autre côté, les Égyptiens avancent que Vulcain, qu'ils font fils de Nilus, traita le premier la philosophie, dont ils appelaient les maîtres du nom de prêtres et de prophètes : ils veulent que, depuis lui jusqu'à Alexandre roi de Macédoine, il se soit écoulé quarante-huit mille huit cent soixante-trois ans, pendant lesquels il y eut trois cent soixante-treize éclipses de soleil et huit cent trente-deux de lune. Pareillement, pour ce qui est des mages, qu'on fait commencer à Zoroastre Persan, Hermodore platonicien, dans son livre des Disciplines, compte cinq mille ans depuis eux jusqu'à la ruine de Troie."