Cela fait plusieurs heures que je marche. La foule est maintenant clairsemée. Il y a de moins en moins de voitures, certaines abandonnées, déjà. La progression est difficile. Je suis abrutie de fatigue, tenaillée par la peur. Mon bras me fait mal à force de soutenir ma fille solidement retenue par le tissu que je porte en écharpe. Elle a huit mois, Clarissa. Mon bébé... Je crois que la nécessité de sa survie, le devoir de la protéger - viscéral... c'est ce qui m'a mise en chemin. Alice et Clarissa doivent échapper à la guerre. Plus qu'une nécessité, c'est un réflexe instinctif qui jette la mère et la fille sur les routes d'un exode où se mêlent la peur de l'inconnu, la crainte de l'ennemi et l'étonnement d'heureuses rencontres qui font oublier, ne serait-ce qu'un temps, la violence des combats. Parce qu'il faut partir. Continuer. Et vivre.
Nombre de pages
240
Date de parution
05/01/2023
Poids
327g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782957942732
Titre
Puisqu'il me faut partir
Auteur
Ladriere Céline
Editeur
PERRET
Largeur
140
Poids
327
Date de parution
20230105
Nombre de pages
240,00 €
Disponibilité
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Les auteurs dont il est principalement question dans cet ouvrage (Durkheim, Weber, Habermas et Bourdieu) poursuivent, quoi qu'on en pense, le même objectif. Chacun est soucieux de la spécificité et de la relative autonomie des sciences humaines et sociales. Chacun emprunte cette nouvelle voie dans l'histoire des sciences en reconnaissant de facto les liens qui continuent exister entre sociologie et philosophie. Lorsqu'il est question de problèmes moraux, ils les situent dans le cadre général de l'action, si bien que leur sociologie de la morale est intimement intégrée à leur théorie propre de l'action. La réticence vis-à-vis des particularismes et vis-à-vis d'un pur relativisme, réputés indépassables, leur est pour l'essentiel commune. Aucun d'eux ne fait basculer la morale dans l'irrationnel et ceci en raison du rapport à leurs yeux indestructible qui existe entre raison et morale. On peut penser que cette proximité saisissante de quatre sociologies par ailleurs divergentes indique une affinité avec la philosophie kantienne et, plus loin, avec l'éthique aristotélicienne. C'est pourquoi la première partie de l'ouvrage débute par une lecture de l'Ethique à Nicomaque et de la Critique de la raison pratique. Ces lectures sont celles d'un sociologue à la recherche des racines de sa propre discipline et d'un parcours possible de la raison pratique. La seconde partie de l'ouvrage procède à une mise au point critique de concepts nécessaires à l'élaboration d'une sociologie de l'éthique : la personne, l'espace public, la responsabilité, le long terme.
Vouvray, 1831. Félix Gaudissart, commis voyageur flamboyant, part à l'assaut de la province, tel un " pyrophore humain ". Symbole d'une époque où les idées deviennent marchandises, cet honorable représentant de commerce parcourt la province sous la monarchie de Juillet pour vendre assurances-vie et journaux plus ou moins engagés. Dans une petite ville de Touraine réputée pour son vin, Vernier, teinturier rusé, tend un piège à l'illustre Gaudissart en l'envoyant chez Margaritis, fou du village. Le dialogue absurde qui s'ensuit est un chef-d'oeuvre de comédie. Une satire jubilatoire où la modernité parisienne se heurte au bon sens tourangeau.
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