
La non-épuration en France. De 1943 aux années 1950
Dès 1943 et jusque dans les années 1950, les élites impliquées dans la Collaboration ont cherché à se "recycler". Y a-t-il vraiment eu, en France, une politique d'épuration ? L'autrice explore cette question tout au long de son ouvrage dans lequel elle démontre que l'épuration criminalisée ayant suivi la Libération (femmes tondues, cours martiales, exécutions) a cherché à camoufler la non-épuration, aussi bien de la part des ministères de l'Intérieur et de la Justice que de celle des milieux financiers, de la magistrature, des journalistes, des hommes politiques, voire de l'Eglise. De nombreux anciens collaborateurs ont ainsi bénéficié de "grands protecteurs". Le poids des Etats-Unis a également participé de cette non-épuration. Annie Lacroix-Riz, en se fondant sur des archives, prend le contrepied des ouvrages d'histoire de l'épuration parus ces vingt dernières années, selon elle aussi unanimes que fantaisistes, se concentrant exclusivement sur l'épuration (dite) sauvage, systématiquement confondue avec celle de la Résistance armée.
| EAN | 9782100845231 |
|---|---|
| Titre | La non-épuration en France. De 1943 aux années 1950 |
| Auteur | Lacroix-Riz Annie |
| Editeur | DUNOD |
| Largeur | 110 |
| Poids | 407 |
| Date de parution | 20230412 |
| Nombre de pages | 792,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le Vatican, l'Europe et le Reich. De la Première Guerre mondiale à la guerre froide
Lacroix-Riz AnnieLes « silences » prêtés à Pie XII entre 1939 et 1945 ont suscité d'inépuisables polémiques. Le présent ouvrage dépasse le cadre de la Deuxième Guerre mondiale et replace Eugenio Pacelli, nonce en Allemagne en 1917, secrétaire d'État en 1930, pape en 1939, dans le cadre général de la stratégie du Vatican depuis la fin du XIXe siècle. Cette nouvelle édition, revue et augmentée, s'appuie sur l'acquis des travaux précédents, souvent ignorés en France, et puise surtout aux archives inexplorées (françaises, allemandes, anglaises et américaines). Elle apporte un éclairage très neuf à l'histoire du Vatican en tant qu'institution politique, auxiliaire de premier plan de l'Allemagne et des États-Unis, devenus puissance européenne au XXe siècle. Elle souligne la remarquable continuité de la ligne politique, financière et territoriale de la Curie romaine, à l'inverse de la thèse courante de l'antibolchevisme exclusif. Prenant en compte les découvertes majeures des quinze dernières années, elle fait le point sur l'exceptionnelle mobilisation depuis 1942 de l'ensemble de l'appareil de l'Église romaine pour le sauvetage- recyclage de masse des criminels de guerre, allemands et non allemands, à travers l'Europe et les deux Amériques.ÉPUISÉVOIR PRODUIT32,55 € -

Les élites françaises entre 1940 et 1944. De la collaboration avec l'Allemagne à l'alliance américai
Lacroix-Riz AnnieRésumé : Les classes dirigeantes françaises, confrontées à un peuple jugé trop rétif, ont pris au 19e siècle l'habitude de s'appuyer sur des homologues étrangères, plus puissantes et plus sûres d'elles. Au siècle suivant, elles ont opté tour à tour ou conjointement pour leurs partenaires d'Allemagne et des Etats-Unis.A l'été 1940, au terme d'une décennie de crise, triompha avec Vichy le tutorat allemand qu'elles avaient mûrement préparé. C'est leur "Collaboration" politico-policière avec le Reich vainqueur, règlement de comptes contre une partie importante de la population, qui est étudiée ici : cette alliance, toujours mortifère, ne se bornait pas à ceux qui occupent en général le devant de la scène, les spécialistes étatiques de la répression, les hommes de main ou les collaborationnistes de plume toujours associés aux crimes. L'attachement durable des classes dirigeantes françaises au tuteur allemand et au tandem Laval-Pétain, qu'elles avaient choisi dès 1934, se prolongea souvent jusqu'à la libération de Paris. Il n'affecta cependant ni l'excellence de leur information ni leur extrême sensibilité au rapport de forces militaires, qui balaya dès l'été 1941, avec la mort du Blitzkrieg à l'Est, leur certitude initiale d'une victoire allemande durable sur le continent européen. Cette réalité dicta leur ralliement à la Pax Americana, du grand capital financier aux chefs militaires et au haut clergé, ralliement aussi spectaculaire qu'ignoré des foules : endosser "les habits neufs de la collaboration" permettrait de maintenir intact le statu quo. L'objectif semblait à portée de main quand les Américains promurent, en débarquant en Afrique du Nord en novembre 1942, leurs protégés Darlan et Giraud. D'ordinaire simple formalité pour le capital financier, la question du pouvoir politique pour l'après- Libération se transforma pourtant en brûlot. De Gaulle n'aimait pas la tutelle américaine plus que l'allemande et n'était pas disposé à céder l'Empire : élites françaises et Américains le détestèrent en choeur bien qu'il n'eût jamais été un modèle de subversion et fût entouré dès l'origine de "gens très bien". Comme il était soutenu par le peuple français, très au-delà de sa mouvance, décideurs français et américains durent, à contrecoeur, s'en accommoder.ÉPUISÉVOIR PRODUIT34,55 € -

De Munich à Vichy. L'assassinat de la Troisième République (1938-1940)
Lacroix-Riz AnnieC'est un élément de réflexion très intéressant par rapport à la situation actuelle." --La voix du nord, 1er février 2009Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER44,90 € -

Le choix de la défaite. Les élites françaises dans les années 1930, 2e édition revue et augmentée
Lacroix-Riz AnnieQuelles sont les causes de la Défaite de 1940? Le grand historien Marc Bloch écrivait en avril 1944: "Le jour viendra [...] et peut-être bientôt où il sera possible de faire la lumière sur les intrigues menées chez nous de 1933 à 1939 en faveur de l'Axe Rome-Berlin pour lui livrer la domination de l'Europe en détruisant de nos propres mains tout l'édifice de nos alliances et de nos amitiés." Annie Lacroix-Riz analyse l'histoire des années 1930 pour éclairer les causes de la défaite de 1940. Selon elle, les Français n'ont pas été simplement vaincus en cinq jours par une Wehrmacht invincible; le haut patronat les a sacrifiés à son plan de "réforme de l'État" copié sur les voisins fascistes et à son obsession d'accord avec le Reich. Cette affirmation incroyable paraît moins audacieuse à la lecture des archives, françaises et étrangères, relatives à une décennie d'actions des élites: militaires; politiciens; journalistes; hommes d'affaires surtout, qui régnaient sur tous les autres, avec à leur tête la Banque de France et le Comité des Forges. L'autonomie des politiciens ou des journalistes relève ainsi du mythe, celle des militaires aussi. C'est bien la France des grands intérêts économiques et financiers qui dicta le choix de l'Allemagne comme partenaire privilégié dès les années 1920 et sabota l'alliance russe de revers qui avait évité la défaite en 1914. Aujourd'hui, l'accès aux archives éclaire les causes intérieures et extérieures de la Défaite et permet "l'instruction du procès de la vaste entreprise de trahison" que réclamait Marc Bloch.ÉPUISÉVOIR PRODUIT48,15 €
Du même éditeur
-

L'homme sans fièvre
Marin ClaireSommes-nous tous malades ? La médecine, ses approches de l'humain, son vocabulaire ont pénétré dans notre univers quotidien. Une telle médicalisation de notre existence n'est pas sans effet. Les problèmes du corps et de l'âme se voient systématiquement redéfinis en pathologies et les différentes phases de la vie accompagnées de l'aide technique médicale. Celle-ci esquisse la figure d'un homme amélioré par les biotechnologies, débarrassé des aléas des passions, maîtrisant ses colères et ses pulsions : un homme sans fièvre. Ainsi paradoxalement, à mesure que la médecine identifie toujours plus de maladies, les hommes rêvent de parfaite guérison et en font à la fois une exigence personnelle et un idéal social. Guérir la société de ses blessures, nous défaire de notre vulnérabilité ; telle est la manière dont est interprétée trop rapidement l'idée d'une société du soin proposée par de nouvelles philosophies. Pourtant, soigner n'est pas un geste anodin, guérir ne se fait pas sans souffrance et généraliser le modèle médical, c'est aussi prendre le risque de banaliser sa violence spécifique.EN STOCKCOMMANDER9,95 € -

L'enfant et la communication. Comment gestes, attitudes, vocalisations deviennent des messages
Montagner HubertProfesseur des universités (psychophysiologie et neurosciences) a été directeur de recherches à l'Inserm. Auteur de plusieurs ouvrages (O. Jacob, Bayard, Stock) il est considéré comme une personnalité de référence dans le champ de la psychologie du développement des apprentissages et de la pédagogie. Ses ouvrages portent essentiellement sur les rythmes scolaires, l'attachement, les apprentissages scolaires, les interactions enfant animal.EN STOCKCOMMANDER33,66 € -

Infinix. De l'infini cosmique à l'infini quantique en BD
Schafer LaurentRésumé : Après le succès de Quantix qui a levé le voile sur la réalité cachée de notre monde, nous suivons les nouvelles aventures d'une famille ordinaire pour découvrir les mystères de l'infiniment grand et de l'infiniment petit. L'infiniment grand tout d'abord, où espace et temps sont intimement liés. Tandis que 500 ans s'écoulent ici, seules 5 petites secondes s'égrènent ailleurs. Le temps ne semble d'ailleurs pas vraiment "s'écouler" . L'infiniment petit ensuite, royaume des champs quantiques dans lesquels nous baignons tous et qui recèle bien des mystères. Et que dire du vide qui n'est en réalité... jamais vide : nous sommes ses créatures ! Préface de Michel Mayor, Prix Nobel de Physique 2019EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Les maladies ne tombent peut-être pas du ciel. Comment les événements négatifs ont un impact sur not
Tarquinio Cyril ; Cyrulnik BorisExiste-t-il un lien réel entre nos traumatismes d'enfant et les maladies que va déclencher notre corps ? Sans aucun doute. Douleurs chroniques, migraines, crampes au ventre, maux de dos, troubles cardio-vasculaires, cancers... Ces maladies ne sont pas seulement le signe physique d'un dérèglement de notre organisme, elles sont aussi un signal fort que quelque chose ne va pas dans notre mental. Grâce à la psychologie, la médecine ou encore les neurosciences, Cyril Tarquinio nous invite à mettre en perspective l'impact de notre histoire de vie sur notre (dé)construction, mais aussi sur celle de nos enfants. Cette balade à la fois humaniste, introspective et ludique devrait permettre à chacun d'entre nous de s'interroger sur son parcours personnel et son héritage éducatif, et de comprendre pourquoi il est l'individu qu'il est devenu. Préface de Boris CyrulnikEN STOCKCOMMANDER8,95 €
De la même catégorie
-

Vichy. Histoire d' une dictature, 1940-1944
Joly Laurent (dir.)Plus de quatre-vingts ans après sa disparition, le régime de Vichy continue de hanter notre mémoire collective. En quelques jours, en juillet 1940, la République s'est effondrée. Derrière le maréchal Pétain, héros national devenu chef de l'Etat français, et le politicien sans scrupules Pierre Laval, des opportunistes jouant la carte allemande et des doctrinaires d'extrême droite prennent le pouvoir. La dictature s'installe, pour le pire. Optant pour la collaboration politique en 1940, choisissant la voie du crime antisémite en 1942, le gouvernement finit par dresser quasiment toute la population contre lui. Cette page sombre est ici racontée comme jamais auparavant, à partir d'archives inédites, des derniers témoignages exhumés et d'approches historiques renouvelées, attentives aux ressorts psychologiques, à la complexité des parcours et aux marges de manoeuvre des acteurs. Au fil de la lecture, apparaît ainsi un tableau pénétrant et contrasté. L'ouvrage montre à la fois la fuite en avant et l'aveuglement égotiste des principaux dirigeants du régime pétainiste, la mise en oeuvre de politiques criminelles parfois tempérée par des fonctionnaires formant une véritable zone grise au coeur de l'Etat, et une opinion publique longtemps attentiste mais inclinant en faveur des Alliés. Une réflexion puissante sur les conséquences funestes de l'amoralité en politique et des conclusions historiques qui interrogent notre présent.EN STOCKCOMMANDER26,50 € -

Le Procès Pétain. Vichy face à ses juges
Jackson JulianLe procès Pétain Le 20 octobre 1940, en pleine Occupation, la photographie du maréchal Pétain - héros de la Première Guerre mondiale - serrant la main de Hitler choque la population française. Pétain déclare alors au peuple français qu'il "s'engage dans la voie de la collaboration" . Cinq ans plus tard, en juillet 1945, vient l'heure du jugement. Pétain est traduit devant une Haute Cour spécialement créée pour répondre de sa conduite entre la signature de l'armistice en juin 1940 et la Libération de la France en août 1944. Analysées au jour le jour, ces trois semaines du procès de Pétain révèlent l'une des crises les plus dramatiques de l'histoire de France au XXe siècle, dont le souvenir a hanté la conscience collective des Français jusqu'à nos jours. Julian Jackson Spécialiste de l'histoire de la France au XXe siècle, il est professeur d'Histoire à Queen Mary, University of London. Sa biographie de De Gaulle. Une certaine idée de la France (disponible en "Points") et Le Procès Pétain ont été couronnés du très prestigieux Duff Cooper Prize . Traduit de l'anglais par Marie-Anne de BéruEN STOCKCOMMANDER14,90 € -

La photo. Pétain-Mitterrand : l'histoire secrète du document [...]
Duhamel PatriceEN STOCKCOMMANDER8,40 € -

Ma drôle de vie. Mémoires
Luchaire CorinneA la veille de Seconde Guerre mondiale, Corinne Luchaire est une star montante du septième art promise à un brillant avenir d'actrice. Mais c'est aussi la fille de Jean Luchaire, figure de la Collaboration avec l'Allemagne nazie après la débâcle imposé par son ami Otto Abetz à la tête des organisations professionnelles de presse des années noires : la Corporation nationale de la presse française. Jean Luchaire prônera ouvertement la Collaboration - bien qu'ayant protégé des juifs, notamment Simone Kaminker, la future actrice Simone Signoret. En 1944, à Sigmaringen, son père lancera encore un quotidien destiné aux français du STO et sera nommé commissaire à l'information de la Commission gouvernementale créée par Fernand de Brinon. Réfugiée en Italie, la famille Luchaire est finalement arrêtée. Jean Luchaire est condamné à mort et exécuté le 22 février 1946. A travers le regard sincère et souvent ingénu de Corinne Luchaire, ses confidences et ses souvenirs, notamment ses rencontres ou ses amitiés dans le monde de la politique (Otto Abetz, Curzio Malaparte, le ministre de Mussolini Pavolini, les Français de Sigmaringen, etc.) et du spectacle (Danielle Darrieux, Michel Simon, Charles Trénet, Ray Ventura), tous les événements dramatiques, mais aussi bouleversants et fascinants d'une époque qui ne cesse encore aujourd'hui de nous hanter. Présenté par François Broche, historien spécialiste de la Seconde Guerre mondiale et de l'Occupation, et Philippe Durant, écrivain et journaliste de cinéma.EN STOCKCOMMANDER8,95 €
