Deux baby-boomers aux goûts similaires ont vu leur enfance illuminée par la lecture du livre singulier que fut Les styles de Philippe Jullian. Petite encyclopédie, écrite et dessinée, de la décoration, fixant autant d'instantanés du décor - reflet de l'histoire et des moeurs -, cette satire, aussi érudite que pleine d'humour, offrait un raccourci saisissant sur les aléas du goût et les variations des styles depuis la Renaissance, s'attardant avec une tendresse caustique sur les vertiges des contemporains. Essayant de retrouver l'esprit, à défaut de la lettre, de Jullian, les auteurs reprennent ici le fil où la force des choses, et de la publication (1961), l'avait arrêté, offrant en hommage à leur émotion de jeunesse une chronique acide et attendrie des différentes vogues et tocades en matière de décor qui se sont succédé, à un rythme toujours plus rapide, ces trente dernières années et qui auront fait, sans que nous en ayons clairement conscience, le tissu de notre ordinaire.
Nombre de pages
84
Date de parution
13/10/1995
Poids
397g
Largeur
215mm
Plus d'informations
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EAN
9782070742783
Titre
Styles d'aujourd'hui
Auteur
Lacroix Maurice
Editeur
GALLIMARD
Largeur
215
Poids
397
Date de parution
19951013
Nombre de pages
84,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Aucune causalité n'a pu être établie avec certitude entre la consommation des programmes violents et les pratiques violentes de notre société. Il s'agit d'envisager comment les sociétés réagissent pour endiguer la violence télévisuelle.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.