Michelle Bourgoin, dont les parents vivent séparés et qui a été élevée par sa mère, reparaît un jour chez son père qui s'est retiré à la campagne et qu'elle n'a pas revu depuis plusieurs années. Elle a vingt ans. Avertie de la vie, mais éprise d'idéal, elle rêve de réconcilier ses parents et veut profiter d'un séjour que sa mère et elle font dans le voisinage. Tout d'abord, François Bourgoin, qui n'a pas pardonné, se cabre et refuse. D'ailleurs il a d'autres attachements. Mais Michelle réussit à introduire sa mère chez lui. Et François subit de nouveau la séduction d'Adeline. Michelle ne se doute pas que le destin qu'elle a voulu forcer la forcera à son tour. Elle rencontre là, en effet, un jeune associé de son père, Jean Vernosc, qui lui dit son amour. Il lui plaît. Qu'importe qu'il soit marié et père de famille ! Elle devient sa maîtresse. Et aussitôt elle se dresse contre l'épouse légitime qui gêne son projet. Alors qu'elle était arrivée avec l'unique ambition de réunir ses parents, elle va tenter maintenant, avec la même fougue passionnée, d'arracher l'homme qu'elle aime à sa femme et à ses enfants. On le voit, c'est un double drame que Jacques de Lacretelle a représenté dans Une visite en été, car l'aventure de François et d'Adeline continue tout au long de la pièce. Il a voulu montrer aussi, avec le personnage de Michelle, les différentes métamorphoses d'une nature romanesque. Une visite en été, dont le dialogue, aussi simple que celui de Tchekhov, ne vise nullement à la tragédie, expose pourtant un sujet de tragédie : celui d'une créature jeune et ardente qui veut agir sur les autres et qui est prise elle-même.
Nombre de pages
204
Date de parution
18/03/1953
Poids
205g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782070236664
Titre
VISITE EN ETE
Auteur
Lacretelle Jacques de
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
205
Date de parution
19530318
Nombre de pages
204,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'inoubliable portrait d'une femme «pas comme les autres». Dans une petite ville de province, et dans un autre temps, sa singularité condamne la Bonifas à être solitaire, moquée, haïe, persécutée. Mais voici la guerre de 1914, l'invasion. La Bonifas y trouve l'occasion de sublimer ses qualités viriles. Devenue une héroïne, elle termine dans les honneurs une existence faite d'élans inapaisés, de frustrations, de regrets inavoués.
Je suis content, bien content, que nous nous soyons rencontrés... je ne pensais pas que nous pourrions être camarades. - Et pourquoi?" demandai-je avec une sincère surprise... Sa main qui continuait d'étreindre la mienne, comme s'il eût voulu s'attacher à moi, trembla un peu. Ce ton et ce frémissement me bouleversèrent. J'entrevis chez cet être si différent des autres une détresse intime, persistante, inguérissable, analogue à celle d'un orphelin ou d'un infirme. Je balbutiai avec un sourire, affectant de n'avoir pas compris: "Mais c'est absurde... pour quelle raison supposais-tu... - Parce que je suis juif", interrompit-il nettement et avec un accent si particulier que je ne pus distinguer si l'aveu lui coûtait ou s'il en était fier.
L'inoubliable portrait d'une femme " pas comme les autres ". Dans une petite ville de province, et dans un autre temps, sa singularité condamne la Bonifas à être solitaire, moquée, haïe, persécutée. Mais voici la guerre de 1914, l'invasion. La Bonifas y trouve l'occasion de sublimer ses qualités viriles. Devenue une héroïne, elle termine dans les honneurs une existence faite d'élans inapaisés, de frustrations, de regrets inavoués.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.