En Jeu N° 6, Décembre 2015 : Du témoignage. Autour de Jean Norton Cru
Lacoste Charlotte ; Védrines Bruno
PU SEPTENTRION
17,00 €
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EAN :9782950987778
La Première Guerre mondiale consacre l'émergence d'un nouveau genre littéraire sur la scène éditoriale européenne : le témoignage. Rares furent ceux qui s'avisèrent, à l'époque, de la valeur inestimable des écrits de combattants stupéfaits par ce qu'ils avaient découvert au front et déterminés à faire connaître aux vivants le vrai visage de la guerre. La clairvoyance de Jean Norton Cru (1879-1949) n'en est que plus remarquable, lui qui passa vingt-huit mois dans les tranchées et quinze ans à s'interroger sur la forme que ses compagnons d'armes avaient choisi de donner à leurs écrits. Dans Témoins (1929), il mène de front un double projet de critique des témoignages et de valorisation du genre - les deux gestes étant indissociables. Toutefois son entreprise, novatrice et radicale, s'est vue contestée dès l'origine, donnant lieu dans l'entre-deux-guerres à une bataille critique qui a encore connu quelques répliques à l'orée du XXIe siècle, et dont on n'a pas fini aujourd'hui de sonder les enjeux idéologiques. En démontrant l'intérêt à la fois documentaire et littéraire de textes passés souvent inaperçus, Jean Norton Cru initia une réflexion qui continue, un siècle plus tard, de nourrir la recherche au sein des diverses disciplines confrontées à la question du témoignage et aux oeuvres nées dans le sillage des crimes de masse.
Nombre de pages
160
Date de parution
11/03/2016
Poids
258g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782950987778
Titre
En Jeu N° 6, Décembre 2015 : Du témoignage. Autour de Jean Norton Cru
Auteur
Lacoste Charlotte ; Védrines Bruno
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
155
Poids
258
Date de parution
20160311
Nombre de pages
160,00 €
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Cet essai attire notre attention sur l'apparition, sur la scène artistique, littéraire et médiatique, de la figure mi-sublime mi-pathétique du bourreau gentilhomme, pris au piège des circonstances, sorte de meurtrier malgré lui. En effet, partant de l'idée que les auteurs de crimes de masse ne sont pas des monstres mais des « hommes ordinaires », nombre d'auteurs travaillent à faire d'eux des victimes (de leur nature humaine, trop humaine), mais aussi des surhommes plus cultivés, plus intelligents, plus moraux que la moyenne. Et ça plaît: par l'intermédiaire de ces oeuvres à succès, lecteurs et spectateurs se prennent à rêver à leur propre potentiel de destruction massive...En se basant sur l'analyse d une quinzaine d'ouvrages récents (romans, essais, pièces de théâtre, films), Charlotte Lacoste enquête sur les formes que revêt cette revalorisation de la figure du meurtrier de masse, et analyse les présupposés idéologiques des oeuvres qui le mettent en scène.
Comment les attentats du 13 novembre 2015 ont-ils résonné dans notre société ? Quelles ont été leurs répercussions sensibles sur une population qui, dans son immense majorité, les a vécus à distance ? Comment le genre a-t-il affecté la mémoire sociale d'un tel événement ? Fondé sur une série d'entretiens menés dans le cadre du Programme de recherche 13-Novembre consacré à la mémoire des attentats, cet ouvrage met au jour des différences importantes dans les récits qu'en font, quelques mois après, les femmes et les hommes interrogés, et explore ce qui, dans leurs discours, relève d'une logique genrée : leur façon de dire la catastrophe et d'y réagir, le contenu de leurs souvenirs, et jusqu'à leur manière d'envisager la mémoire de l'événement et de la porter. Conçue comme une contribution à l'histoire des sensibilités post-attentats, l'analyse que mène Charlotte Lacoste la conduit à faire l'hypothèse d'une "charge mémorielle" spécifique aux femmes qui, face à la catastrophe, prennent en charge à la fois le chagrin des vivants, le souvenir des morts et le travail de reliaison entre les membres du corps social violenté. Où l'on voit que l'éthique du care pourrait trouver, dans le domaine émergent des "mémoires genrées" , une nouvelle matière à penser.
Wojciech Zamecznik is a Polish graphic artist who is considered a pioneer in combining the photographic medium with graphic arts. This volume is released on the occasion of the exhibition at the Musée de l'Elysée in collaboration with the Warsaw-based Archeology of Photography Foundation, home to the artist's archives. Featuring the multidisciplinary and experimental aspect of Zamecznik's photographic oeuvre ? a production that explores a large variety of subjects (portrait, landscape, architecture, still life) and evinces his inclination for documentary, humanist photography, and specifically the aesthetics of the New Vision ?, the publication also displays his more experimental practice with photomontage, photogram, over-exposure, chemical manipulation, and direct intervention on light sensitive material to create abstract and graphic forms. The book includes photographs he took while travelling in Europe and Poland in the 1950s and 1960s or produced in his own Warsaw apartment that also served as his studio. The iconographic selection includes the reproductions of Zamecznik's original prints, negatives, preparatory plates, prints, and contact- sheets, as well as the finalized versions of various objects he designed such as books, posters, album covers, offering an insight into the graphic designer's creative process. An analytical essay about Zamecznik's photographic practice by Anne Lacoste ; a biography, by Karolina Pucha a-Rojec ; a text exploring the Polish art scene contemporary with the artist, by Agnieszka Szewczyk ; and a presentation of the Polish photography context, by Karolina Zi ?bi ?ska-Lewandowska, supplement the publication.
Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.4e de couverture : Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.Notes Biographiques : Benoît Carré est chercheur en histoire moderne, spécialiste de l'Ancien Régime et de la Révolution. Il est docteur de l'Université de Lille depuis 2018. Distribuer l'argent du roi au XVIIIe siècle est son premier livre.