La guerre des identités. Grammaire de l'émancipation
Laclau Ernesto ; Orsoni Claude
LA DECOUVERTE
16,00 €
Epuisé
EAN :9782707188991
Grand inspirateur des stratégies politiques des gauches latinoaméricaines et aujourd'hui de Podemos en Espagne, Ernesto Laclau analyse dans ce livre les conséquences d'un prodigieux basculement politique initié dans les années 1990. Entre la fin du XVIIIe et la fin du XXe siècle, l'objectif premier de la lutte politique est resté celui de la libération : peuples, classes ou individus, tous les sujets de l'action politique n'aspiraient qu'à s'émanciper. Cette visée de la libération affirmait en même temps le principe de l'égalité de tous les êtres humains, dessinant ainsi la figure de l'universalisme : dans les " jeux de langage " de la politique moderne, l'égalité l'emportait sur les différences. Or, miné par ses contradictions internes, ce discours de l'émancipation s'est décomposé : la guerre des identités ? de genre, d'origine, ou de culture ? a pris le pas sur la lutte pour l'égalité. Partout, c'est la revendication de l'identité culturelle qui s'est affirmée et l'a emporté sur l'idéal d'égalité. Pour comprendre ce qui se joue désormais à l'échelle planétaire, pour définir de nouveaux objectifs politiques prenant le relais de la tradition de la gauche, c'est l'ensemble des catégories centrales du discours politique hérité ? la libération, l'universalisme, le particularisme, le pouvoir, l'idéologie, etc. ? qu'il importe de soumettre à un examen critique. C'est ce à quoi s'emploie, avec une rare rigueur, cet ouvrage qui rassemble les éléments d'une théorie générale du politique organisée à partir du concept central d'hégémonie.
Nombre de pages
141
Date de parution
12/11/2015
Poids
186g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782707188991
Titre
La guerre des identités. Grammaire de l'émancipation
Auteur
Laclau Ernesto ; Orsoni Claude
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
137
Poids
186
Date de parution
20151112
Nombre de pages
141,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ernesto Laclau, né en 1935 à Buenos Aires, est professeur à l'université d'Essex, où il occupe la chaire de Théorie politique, et à l'université d'État de New York à Buffalo. Il est notamment l'auteur de La Guerre des identités. Grammaire de l'émancipation, La Découverte, 2000.
Dès sa première publication en anglais en 1985, ce livre a suscité de nombreuses discussions et controverses, toujours pas apaisées. Penseurs à l'origine du mouvement post-marxiste, Ernesto Laclau et Chantal Mouffe y défendent une vision de l'émancipation conçue comme " radicalisation de la démocratie ". L'émergence de nouvelles luttes sociales et politiques, en lien avec les transformations du capitalisme, a rendu l'approche théorique qu'ils proposent plus pertinente que jamais pour envisager un projet de gauche capable de fédérer les demandes de la classe ouvrière et celles d'autres mouvements sociaux (féministes, antiracistes, écologistes, LGBT...). Au moment où la crise de l'hégémonie néolibérale peut ouvrir la voie à des solutions autoritaires, ce texte fondateur fournit les bases philosophiques permettant de poser les questions politiques essentielles pour concevoir une stratégie populiste de gauche.
Butler Judith ; Laclau Ernesto ; Zizek Slavoj ; Sa
Judith Butler, Ernesto Laclau, Slavoj Zizek : il n'est pas si courant de voir réunies trois figures majeures de la pensée critique contemporaine. Le livre est composé de trois séries d'essais au fil desquels la réflexion progresse sans éviter la confrontation des points de vue. Il donne ainsi à entendre des voix qui ont contribué à renouveler la compréhension que "la gauche" post-marxiste a d'elle-même : quelle identité politique pour la gauche après la fin de "l'essentialisme de classe" diagnostiqué par Laclau, au profit d'une compréhension plurielle des "demandes sociales" et de la construction d'une "hégémonie" sur celles-ci ? Faut-il abandonner le concept de lutte des classes ou, comme le propose Zizek, le retraduire pour mesurer sa pertinence contemporaine ? Comment les luttes autour des questions de "genre", dont Butler a été une figure de proue théorique, ont-elles transformé notre compréhension de l'identité, du soi et de sa fragilité ? Cette confrontation originale tente ainsi de dessiner les voies de possibles "contre-hégémonies" au règne du capitalisme financier et de préciser les contours d'une "démocratie radicale".
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
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