Au début des années 1970, le passionné de cultures populaires Francis Lacassin publiait une Contre-histoire du cinéma pour réhabiliter des films, des cinéastes, des acteurs et actrices qui étaient alors pour partie oubliés des histoires du cinéma. Ce livre, devenu mythique, réédité par L'Institut Lumière/Actes Sud en 1994, est une anthologie de ses textes édités dés les années 1960, en rupture avec ce qui pouvait se faire dans le domaine de l'histoire du cinéma en France. A cette édition, Francis Lacassin imaginait des suites. Il avait déjà composé ce deuxième volume, imaginé le troisième. A partir des sommaires qu'il nous a laissés, nous avons pu confectionner le tome 2 de sa contre-histoire du cinéma, qui s'inscrit dans la lignée de ses premiers travaux, mettant en lumière des histoires particulières, des personnalités oubliées des premières années. Et, comme toujours, son approche originale nous conduit dans les coulisses de la création, de la production, et nous dévoile des personnages fantomatiques qui ont façonné le cinéma français. On croisera entre autres le cinéma comique des années 1910 avec Roméo Bosetti, Onésime, les studios d'Epinay-sur-Seine ou de Nice, Louis Feuillade et des femmes (Alice Guy, Jeanne Bruno-Ruby, Germaine Dulac, Marie-Louise Tribe...) qui ont contribué au 7e art.
Nombre de pages
170
Date de parution
21/04/2023
Poids
386g
Largeur
154mm
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EAN
9791097309534
Titre
Pour une contre-histoire du cinéma. Tome 2
Auteur
Lacassin Francis ; Le Roy Eric ; Tixier Nicolas ;
Editeur
ROUGE PROFOND
Largeur
154
Poids
386
Date de parution
20230421
Nombre de pages
170,00 €
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Avec quarante ans d'édition, cinq cents préfaces, vingt ans de collaboration aux prestigieuses collections "10-18" et "Bouquins"; en réhabilitant la bande dessinée et la littérature populaire; en défendant une contre-histoire du cinéma, Francis Lacassin se révèle le plus atypique des éditeurs, côtoyant aussi les contrebandiers de l'or du Golfe persique et explorant les ruines des villes de l'or du Klondike. Il a publié les cinquante-deux volumes des ?uvres de Jack London considéré à l'époque comme un "écrivain pour la jeunesse" et, véritable chien saint-bernard des sinistrés de la littérature, il a réanimé de prodigieux inconnus et a révélé les aspects méconnus de personnages célèbres: Simenon, Lewis Carroll, Casanova, Blaise Cendrars, Albert Londres, Guy Schoeller... Plus que le récit d'une carrière initiée chez Pauvert, lesMémoires de Francis Lacassin montrent un destin d'éditeur qui se poursuivra dans l'au-delà où, croit-il, il aura enfin le temps de lire, quelle que soit leur langue, tous les livres du monde.
En décembre 1976, dans le mythique Filmstudio de Traste-vere à Rome, un jeune homme de vingt-trois ans projetait lui-même son premier long métrage tourné en Super 8. Il s'agissait de Nanni Moretti et le film s'intitulait de manière prémonitoire Je suis un autarcique. Ainsi, dans un cinéma italien marqué par la difficulté à se renouveler, faisait irruption un surdoué égocentrique, un cinéaste passionné qui allait s'imposer très vite comme la figure dominante de sa génération. Metteur en scène exigeant que la conscience de son talent et la rigueur de ses positions morales et politiques rendent souvent incommode, Moretti a d'abord exploré l'introspection autobiographique cristallisant les angoisses existentielles d'un individu plongé dans une société privée de repères éthiques et idéologiques. Sous l'identité de Michele Apicella, il a été membre d'une troupe de théâtre (Je suis un autarcique), étudiant (Ecce Bombo), cinéaste (Sogni d'oro), professeur de lycée (Bianca), prêtre (La messe est finie), homme politique joueur de water-polo (Palombella rossa). Dans Journal intime et Aprile, Michele Apicella cède la place à Nanni Moretti lui-même. Il sera désormais à la fois un homme public intervenant dans le débat politique et un homme privé évoquant le cadre de ses préoccupations intimes (La Chambre du fils, Le Caïman, Habemus Papam, Mia madre). Dans cet ouvrage, l'artiste se confie à Jean A. Gili, éminent spécialiste du cinéma italien, et revient sur toute sa production cinématographique, s'imposant comme un créateur protéiforme, un intellectuel vigilant et un producteur, distributeur, directeur de salle, opérateur culturel omniprésent.
Sorcellerie, horreur, thriller. J'ai passé ma vie à raconter des histoires nourries de ces trois thèmes. Mais toujours parle cinéma, par les images. Plus tard m'est venue l'idée de coucher sur le papier des histoires d'horreur, de thriller, de sorcellerie, et de faire en sorte que les lecteurs puissent créer leurs propres visions en conjuguant lecture et imaginaire. Voici donc ce livre que je dédie à tous ceux qui ont suivi et apprécié mes films, ainsi qu'à un nouveau public, celui des lecteurs de romans et de récits. Bon voyage au plus profond de moi-même". Dans ces six nouvelles, Dario Argento arpente les territoires du thriller, du gothique, de l'ésotérisme, du monstrueux et de l'onirique. Son style est vif, précis et rend les ambiances perturbantes. La plongée dans les noirceurs de l'âme humaine y est vertigineuse ; le macabre règne, l'inattendu surgit, l'au-delà soupire, le mystère insiste, entre visions chocs, violences sourdes ou soudaines et suggestions terrifiantes. Sensations fortes garanties : les mots images du maestro de l'épouvante et du giallo frappent fort, résonnent avec persistance. C'est le Colisée des histoires d'horreur, un monument, un jalon. Dario Argento est un dieu, le mien... (Guillermo del Toro à propos de Horror).
Quelle peut être la part du cinéma, en tant qu'il est une puis- sance agissante et non pas seulement un observateur du présent, concerné, souvent consterné, plus rarement enthousiaste, pas seulement un témoin, donc, et moins encore un miroir ou un reflet du moment (ou de l'époque), quelle part le cinéma peut-il prendre à la reconfiguration d'un peuple et à sa relance ? " Jean-Gabriel Périot le souligne dans la préface de cet ouvrage : Alain Brossat répond aux questions qu'il pose en proposant une traversée inédite de l'histoire du cinéma. Pour lui, il n'y a politique dans un film qu'à la condition que ce film soit lieu de l'inscription d'un peuple. Il ne s'agit pas tant de discerner ce qu'est le peuple, voire un peuple, que de dessiner les nom- breuses figures au fil desquelles se produisent le surgissement ou le délitement, la composition ou l'émiettement, l'apparition ou la disparition d'un peuple. Le cinéma doit tenir une position, ce qui est bien plus qu'adopter un point de vue et, davantage encore, que défendre une opinion. Tenir une position, c'est ce qui permet à un film de réintensifier un événement en associant cette capacité à la présence d'un peuple. Par contraste avec le cinéma du roman national destiné à relancer le peuple de l'Etat, le cinéma du peuple n'enseigne rien, n'exalte ni n'exhorte. Il transmet de l'expérience collective et il le fait à hauteur de l'homme ordinaire ; une expérience qui a certes l'histoire et la vie politique comme milieux, mais aussi les relations sociales, le travail, les épreuves subies en commun, les routines et l'inattendu... L'histoire de ce cinéma du peuple que raconte Alain Brossat n'est pas une histoire achevée. Rejetant la litanie du "c'était mieux avant", il ne voit aucun motif à désespérer du cinéma et de ses capacités agissantes. Comme les peuples se rappelleront toujours au bon souvenir de leurs gouvernants, le cinéma ne sera jamais totalement soumis.